JC France a pris la tête au dernier tour après qu’Andrew Jordan abandonne sur la ligne droite des Hunaudières avec sa Toyota Camry 2013.

Les leaders dominent jusqu’à la défaillance finale
Andrew Jordan menait la course au volant de la No. 15 PEAK Toyota Camry de 2013 devant Dave Roberts sur la No. 2 Miller Lite Dodge Charger de 2012 et Kurt Busch sur la No. 1 Monster Energy Chevrolet Camaro de 2020. Ces trois voitures occupaient les trois premières positions dans les dix derniers tours de l’épreuve de 35 minutes. Les défaillances mécaniques ont frappé simultanément les trois prétendants dans les derniers instants.
Jordan a stoppé sa monoplace sur le bas-côté de la Mulsanne droite lors du dernier tour, ce qui a ouvert la porte à JC France. Roberts et Busch ont également subi des problèmes techniques qui les ont relégués derrière. France pilotait une Chevrolet Camaro 2014 enveloppée aux couleurs de l’entrée Garage 56.
La Camaro de France, conduite par le petit-fils du fondateur de NASCAR Bill France Sr., a profité de ces incidents pour franchir la ligne en tête. Nigel Armstrong a terminé deuxième au volant de la No. 44 Menards Toyota Camry de 2007. Ryan Gemmell a complété le podium sur la No. 55 Perrier Chevrolet Monte Carlo de 2002.
Incidents et contacts tout au long de l’épreuve
Plusieurs tête-à-queue et pannes mécaniques ont émaillé la course de 35 minutes. Le contact le plus spectaculaire est survenu à l’entrée des derniers virages lorsque Gary Moore sur la No. 12 Ford Thunderbird de 1994 a heurté la No. 71 Oldsmobile Cutlass de 1964 pilotée par Robin Haas. La Thunderbird de Moore a décollé brièvement avant de tourner sur elle-même.
Ces incidents ont réduit le peloton et favorisé les positions des voitures encore en course. France a dû contenir la poussée d’Armstrong dans les derniers kilomètres pour conserver la victoire. Gemmell a maintenu sa troisième place malgré la pression des poursuivants.
La course a réuni des modèles NASCAR de plusieurs décennies, des Thunderbird des années 1990 aux Camaro récentes. La livrée Garage 56 sur la voiture victorieuse a renforcé le lien symbolique avec l’histoire de la discipline.
Le rôle décisif des arrêts et des problèmes mécaniques
Les abandons de Jordan, Roberts et Busch ont redistribué les cartes dans les deux derniers tours. France, qui roulait en quatrième position avant ces incidents, a hérité de la tête sans avoir à doubler sur piste. Armstrong a profité du même scénario pour passer en deuxième position.
Le format de l’épreuve, limité à 35 minutes, a accentué l’impact des problèmes mécaniques sur le résultat final. Aucune stratégie d’arrêt n’a pu compenser les défaillances survenues dans les derniers instants. Le podium final reflète donc davantage la fiabilité résiduelle que la performance pure sur l’ensemble de la course.
Le HSR NASCAR Classic présenté par Goodyear a prévu deux courses supplémentaires le dimanche 5 juillet au Mans Classic.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.