Comment la stratégie à trois arrêts a permis à Hamilton de dominer à Barcelone

Hamilton a franchi la ligne avec 19,5 secondes d’avance sur Russell après avoir profité de la VSC pour son troisième arrêt au tour 36.

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L’engagement précoce sur trois arrêts

Ferrari a opté pour la stratégie à trois arrêts dès le tour 11 en faisant passer Hamilton des pneus soft aux hard. Mercedes, initialement sur deux arrêts, a dû répondre en avançant son propre changement vers les hard, perdant ainsi le contrôle de la fenêtre. Ce premier undercut a placé Hamilton à seulement deux secondes de Russell avant le deuxième arrêt.

Hamilton a ensuite monté les mediums au tour 27 et a réduit l’écart de 16 secondes à cinq secondes en seulement neuf tours sur le C3. Russell a alors effectué son deuxième arrêt, laissant Hamilton avec 16 secondes d’avance et un dernier relais à gérer.

L’incident Alonso à Turn 9 a déclenché la VSC au moment précis où Hamilton devait encore s’arrêter une fois. Ferrari a utilisé cette neutralisation pour chausser un train frais sans perdre de positions.

Vasseur a déclaré après la course que le rythme de Hamilton sur les mediums aurait suffi à conserver l’avantage même sans cette assistance. Le Français a souligné que l’équipe disposait déjà d’un set neuf à ce stade de la course.

La réponse de Mercedes et le duel interne

Russell a repris 1,5 seconde sur Hamilton pendant les trois tours qui ont suivi son deuxième arrêt et précédé la VSC. Ce gain limité montre que les hards n’offraient pas assez de rythme en air propre pour menacer sérieusement le leader.

Wolff a reconnu que Lewis était le plus rapide des trois après les arrêts et que même une position inversée aurait rendu la défense très difficile. Le patron Mercedes a également noté que le duel prolongé entre Russell et Antonelli avait permis à Hamilton de combler son retard initial.

Le constructeur allemand doit maintenant recalibrer la gestion des consignes entre ses deux pilotes pour éviter de perdre du temps face à un tiers qui s’immisce dans la lutte au championnat.

Le rythme décisif sur le C3

Les données montrent que Hamilton a gagné en moyenne 1,2 seconde au tour sur Russell pendant son relais sur mediums avant la VSC. Cette supériorité a compensé l’éventuelle perte de temps en air sale lors d’un dépassement hypothétique.

Ferrari avait anticipé une forte dégradation et a donc choisi d’attaquer tôt avec le train de durs. Cette décision a forcé Mercedes à abandonner son plan initial à deux arrêts.

La combinaison d’un undercut réussi au premier arrêt et d’un rythme supérieur sur le C3 a placé Hamilton dans une position dominante bien avant l’intervention de la VSC.

Hamilton est resté devant Russell après la neutralisation et a creusé un écart définitif avec ses pneus frais, confirmant la solidité de la stratégie ferrariste.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.