Shane van Gisbergen a terminé huitième aux classements de vitesse mais a dominé les moyennes sur cinq tours lors des essais du vendredi au Qualcomm Street Circuit de San Diego.

Les comparaisons avec d’autres circuits
Shane van Gisbergen a comparé le nouveau tracé de 3,4 miles à plusieurs circuits qu’il a connus auparavant. Le virage 2 rappelle exactement le virage 9 de Homebush avec ses bosses et changements de surface. Il a également cité Hamilton et placé Sebring parmi les cinq pires circuits de sa carrière, notant des similitudes avec le tracé de San Diego.
Le pilote de Trackhouse Racing a observé que le circuit présente des éléments de différents types de pistes tout en restant unique, notamment le passage des voies ferrées effectué latéralement. Les travaux réalisés pendant la nuit pourraient améliorer cette section après les difficultés constatées lors de la reconnaissance à pied.
Kevin Magnussen, coéquipier de week-end, a qualifié le circuit d’un des plus extrêmes qu’il ait jamais roulés. Van Gisbergen tempère toutefois cette appréciation en rappelant qu’il a roulé sur des pistes bien pires par le passé.
Les points critiques identifiés
Van Gisbergen a indiqué que chaque virage parmi les 16 du circuit pose un problème potentiel et qu’aucun tour parfait n’est envisageable. La sortie du virage 16 s’est révélée particulièrement délicate lors des essais du vendredi, avec plusieurs pilotes en difficulté.
L’entrée de la voie des stands, proche de la trajectoire de course, inquiète le pilote pour les arrêts sous drapeau vert. Il a suggéré un ajustement du mur menant à cette entrée pour éviter les incidents en course.
Les qualifications du samedi s’annoncent complexes car les trois premiers virages n’auront pas été explorés le jour même. Les drapeaux rouges observés lors des essais confirment déjà la difficulté d’obtenir un tour clair.
Le réalisme face au statut de favori
Lors de la conférence de presse du vendredi, Shane van Gisbergen a refusé le rôle de favori incontesté, estimant que cela manque de respect envers ses adversaires. Il estime qu’une dizaine de pilotes possèdent le rythme pur pour gagner et que les stratégies et les stages multiplient encore les chances.
Le pilote néo-zélandais a passé du temps à relativiser ses performances récentes, conscient des aléas de la NASCAR sur un circuit aussi imprévisible. Il a glissé à la sortie du dernier chicane lors des essais mais est resté parmi les plus constants sur la distance.
Le circuit bumpy avec ses changements d’altitude et sa section où les voitures deviennent aériennes entre les virages 1 et 2 ajoute une couche supplémentaire d’incertitude pour la course du week-end.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.