Pneus et marbles dictent la pratique à Chicago

Denny Hamlin n’a pu boucler que huit tours avant que ses pneus ne soient usés lors de la séance de pratique de 50 minutes sur le circuit de 3,4 miles.

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Dégradation des gommes en chiffres

Denny Hamlin a limité sa première série à huit tours seulement, constatant une usure totale des arrières. Daniel Suarez a confirmé le même phénomène en six ou sept tours, ses pneus arrière étant alors complètement détruits. Ryan Blaney a mesuré une chute de performance après seulement une lap et demie efficace, rendant un relais de vingt tours en stage extrêmement risqué.

Les pilotes ont opposé la durée limitée des gommes neuves à l’obligation de gérer un stage long imposé par l’allocation de pneus. Hamlin anticipe que les pilotes reconnaîtront la perte totale d’adhérence et rentreront aux stands avant toute défaillance explosive. Cette gestion impose un rythme lent en fin de relais, opposant les équipes capables d’anticiper l’arrêt à celles qui prolongent trop longtemps.

Effet des marbles sur la trajectoire

Carson Hocevar a observé que les marbles se déposent immédiatement hors de la ligne, créant une carte visuelle de la trajectoire optimale sur les zones les plus abrasives. Cette accumulation réduit la largeur utile de la piste, notamment du virage 10 au 16, forçant les pilotes à rester dans une rainure étroite. Brad Keselowski a dû freiner brutalement au virage 2 pour éviter le mur, illustrant les risques hors trajectoire.

Blaney a tenté plusieurs dépassements qui ont échoué dès qu’il a touché les marbles, reproduisant les glissades observées en IndyCar sur circuits urbains usés. Hamlin a qualifié la portion arrière de « très étroite » avec les marbles, notant que les restarts pourraient élargir légèrement la ligne mais pas suffisamment pour permettre des écarts importants. La surface composite du tracé, avec au moins cinq agrégats différents, accélère cette marbrure sur les zones bétonnées.

L’expertise de Van Gisbergen sur la durée

Shane Van Gisbergen a affiché le huitième temps global mais a dominé les moyennes sur cinq tours avec près d’une seconde d’avance sur le reste du peloton. Denny Hamlin identifie deux ou trois sections clés où le pilote néo-zélandais gagne son temps, mais surtout sa capacité à conserver ses pneus sur des relais longs. Van Gisbergen lui-même minimise cet avantage, rappelant que dix pilotes possèdent la vitesse pure et que la stratégie des stages peut modifier l’issue.

Les incidents isolés (tours de Jimmie Johnson, Austin Cindric et Kevin Magnussen) n’ont pas perturbé la séance, confirmant que les meilleurs ont géré seuls le tracé. La séance a révélé un circuit plus fluide que prévu, où la longévité des gommes prime sur la pointe de vitesse.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.