McLaughlin occupe la septième place du championnat IndyCar 2026 avec deux podiums et cinq top 10 après neuf manches.

Un Parcours Semé D’Opportunités Manquées
McLaughlin évalue sa saison à mi-parcours d’un B moins, notant que Detroit et l’Indianapolis Motor Speedway road course ont coûté des points décisifs. À Detroit, une collision tardive avec Will Power a ruiné un podium potentiel. Sur le road course d’Indianapolis, il a terminé 16e. Ces deux résultats illustrent l’écart entre la vitesse affichée et les résultats finaux.
Le pilote néo-zélandais n’a plus gagné depuis Milwaukee fin 2024, soit 27 courses plus tôt. Il reconnaît avoir disposé de la vitesse nécessaire mais souligne que la série est devenue extrêmement compétitive. Les occasions de victoire existent, mais l’exécution reste perfectible.
McLaughlin a mené la course à Road America lors de ses deux dernières visites, sans que la stratégie ne lui permette de convertir cet avantage en résultat. Sur les cinq participations précédentes au circuit de 4,014 miles, il compte un podium et trois top 10. Ces statistiques masquent une réelle affinité avec la piste.
Le tracé de 14 virages exige une gestion stratégique fine, surtout en cas de drapeau jaune. McLaughlin a déclaré apprécier particulièrement ce circuit depuis son arrivée en IndyCar et se sentir capable d’y performer.
L’Adaptation Au Nouveau Stand Penske
L’arrivée de l’ingénieur Raul Prados et de Tim Cindric à la radio a perturbé les premiers rendez-vous de la saison. Les « teething problems » ont été gérés, mais le groupe n’a vraiment fonctionné qu’à partir de Long Beach, un mois après le début de saison. St. Petersburg et Phoenix ont servi de période d’ajustement.
McLaughlin a dû recalibrer le volume et le contenu des interventions de Cindric. Celui-ci s’est montré réceptif aux retours. La présence de Dave Faustino, directeur technique, complète le trio et compense le manque de collaboration directe antérieure avec McLaughlin.
Le pilote compare ce changement à son passage des Supercars à l’IndyCar fin 2020. Il s’agit du plus grand bouleversement depuis cette transition. Malgré la durée d’adaptation plus longue que prévue, il reste confiant dans le potentiel du groupe.
Perspectives Pour Road America
Le week-end qui s’ouvre marque le début de la seconde moitié de saison. McLaughlin arrive avec la conviction que la cohésion retrouvée du stand peut transformer les occasions manquées en résultats concrets. La piste de Road America, où il a déjà mené, offre un cadre idéal pour valider cette progression.
Le défi reste de convertir la vitesse en victoire dans une série où chaque opportunité est âprement disputée. McLaughlin estime disposer de la vitesse et de la constance nécessaires ; il ne manque plus que l’exécution finale.
Si le stand maintient le niveau atteint depuis Long Beach, les statistiques de McLaughlin à Road America pourraient enfin refléter sa réelle compétitivité sur ce tracé.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.