Russell a terminé sixième à Monaco, quatre dixièmes derrière la pole d’Antonelli après un seul tour décisif en Q3.

Le style de pilotage pénalise Russell sur les circuits à faible énergie
Russell a décroché une victoire lights-to-flag à Melbourne mais a accumulé 43 points de retard après des problèmes de fiabilité et de safety car en Chine, au Japon et au Canada. Sur les circuits à faible énergie comme Miami, Montréal et Monaco, son style fluide empêche une chauffe optimale des pneus tandis qu’Antonelli glisse naturellement les gommes dans la bonne fenêtre.
À Miami, Russell a été battu de quatre dixièmes en qualification sprint et grand prix. Il a attribué ce déficit à l’asphalte lisse de l’Autodrome. À Montréal, il a devancé Antonelli d’une faible marge en admettant avoir été « nulle part jusqu’au dernier tour de Q3 » avant un tour « spécial ».
À Monaco, Antonelli a signé la pole pendant que Russell restait sixième, quatre dixièmes derrière, principalement dans les secteurs 2 et 3 via la Nouvelle Chicane. Le déficit de chauffe pneus a affecté Russell alors qu’Antonelli adaptait sans effort son pilotage.
Russell a déclaré ignorer ce qui se passait et a pointé clairement un problème de pilotage qui ne profite plus à la W17. Les données télémétriques montrent une différence nette de fenêtre de pneus entre les deux coéquipiers.
Mercedes examine désormais les out-laps et des réglages pour atténuer le problème sur les tracés similaires. Le style plus agressif d’Antonelli, déjà visible en 2025, s’avère parfaitement adapté aux nouvelles caractéristiques de la monoplace 2026.
Antonelli répond sans faillir à la pression la plus forte
Antonelli a affronté Verstappen pour la pole sur le circuit de 3,3 km de Monaco, un test maximal de précision avec des murs proches. Il a délivré un tour « magique » et n’a pas cédé sous la tension.
À 19 ans, le pilote italien a absorbé les informations transmises par son ingénieur Peter Bonnington et a progressé rapidement après sa saison rookie 2025. Sa capacité à extraire le maximum sans ajustement majeur contraste avec les difficultés de Russell.
Russell a reconnu une différence de style de pilotage existant déjà l’an dernier mais inversée en 2026. Antonelli obtient un meilleur équilibre sur un tour et une vitesse plus naturelle.
Le prochain Grand Prix de Barcelone-Catalunya, avec ses longues courbes exigeantes, servira de baromètre pour déterminer si le problème est isolé aux circuits à faible énergie ou plus structurel.
Les six Grands Prix européens en huit week-ends livreront rapidement la réponse sur la capacité de Russell à inverser la tendance.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.