Red Bull a réalisé un pas en avant encourageant lors du Grand Prix de Miami 2026, même si l’équipe reste en retrait par rapport aux meilleurs de la Formule 1. Max Verstappen a réagi aux commentaires d’Andrea Stella, le patron de McLaren, qui évoquait quatre équipes en pleine bagarre serrée, en déclarant : « We’re getting there, we’re not the same yet. » Mercedes l’a emporté devant Ferrari, mais Red Bull s’est rapproché de la pole position plus que jamais cette saison.[1][2]
Ce weekend floridien marque un tournant pour l’équipe, avec des qualifications solides et un rythme de course compétitif. Malgré des incidents, les progrès sont indéniables, comme l’a souligné le directeur technique Pierre Waché.

Le calvaire d’Isack Hadjar à Miami
Isack Hadjar a vécu un weekend cauchemardesque au Grand Prix de Miami. Loin du rythme de Verstappen, il a été exclu des qualifications pour des planchers de voiture illégaux, protrudant de 2 mm au-delà des volumes réglementaires sur les côtés gauche et droit. Il a ensuite abandonné en course dès le cinquième tour après un accident.[3][4]
Cette exclusion, due à une erreur de l’équipe Red Bull, l’a relégué en fond de grille. Hadjar avait pourtant montré du potentiel en sprint, mais ces déconvenues ont masqué les avancées globales. L’équipe a présenté des excuses publiques pour cette bourde technique.
Comparé à Melbourne, où Hadjar était à 0,785 s de la pole, Miami révèle des soucis récurrents hors de la fenêtre d’exploitation idéale de la voiture. En Chine et au Japon, Red Bull a été devancé par McLaren, Mercedes, Ferrari et même Pierre Gasly d’Alpine.
Malgré cela, le focus reste sur les gains collectifs. Red Bull et son important package d’upgrades à Miami 2026 détaille comment ces mises à jour ont aidé à atténuer les écarts.
Le bilan pour Hadjar souligne la nécessité de fiabiliser les processus en usine à Milton Keynes. Ces incidents ne doivent pas éclipser le momentum positif.
Les solides performances de Max Verstappen
Max Verstappen a brillé en sprint, qualifié cinquième et terminant à la même place, avant de décrocher la deuxième place sur la grille du grand prix principal. En course, un tête-à-queue au premier tour l’a relégué neuvième, puis seizième après son arrêt au stand sous safety car.[5]
Il a ensuite réalisé une remontée héroïque avec un relais monstre de 51 tours sur pneus durs, effectuant pas moins de 10 dépassements. Son déficit final de 44 secondes ne reflète pas son vrai potentiel, freiné par ces péripéties précoces.
Ce résultat positionne Red Bull comme « meilleur des autres » derrière Mercedes, pour la deuxième fois cette saison. À Miami, l’équipe a réduit l’écart à la pole à moins de deux dixièmes en qualifications samedi, contre six dixièmes vendredi.
Verstappen incarne la résilience, confirmant un rythme de course fort pour viser les 3e à 5e places. Verstappen : les mises à jour de Red Bull à Miami ont « presque divisé par deux » l’écart avec les leaders analyse ces avancées en profondeur.
Ses performances valident les choix stratégiques, malgré les aléas.
L’analyse optimiste de Laurent Mekies
Laurent Mekies, team principal de Red Bull, s’est réjoui : « There is a definitive step forward. » Parti du Japon à 1,2 s de la pole et de la Chine à 1,0 s, l’équipe a comblé une grande partie de l’écart grâce à des solutions internes et un package d’upgrades.[1]
Miami est la première fois qu’une Red Bull se rapproche autant de la pole depuis Melbourne. Mekies insiste sur le rythme de course solide, inédit cette saison, créditant l’usine de Milton Keynes.
Pas d’euphorie excessive : « Don’t get me wrong, we have not cracked everything we wanted to. » Des améliorations supplémentaires, y compris des pièces allégées, sont prévues vers le Grand Prix d’Autriche fin juin.
Ces déclarations montrent une conscience aiguë de la course au développement. Les concurrents n’attendent pas, avec leurs propres updates.
Mekies met l’accent sur l’exploitation maximale du package actuel, tout en anticipant la suite.
Le package d’upgrades décisif
Red Bull a déployé un ensemble complet d’améliorations à Miami : sol mis à jour, cache-moteur, entrée des sidepods, ailes avant et arrière, entre autres. Pierre Waché a confirmé que ces changements ont livré les gains attendus.[6][7]
Ce package a permis un gain de 0,92 s par tour par rapport aux trois premières courses, ajusté pour le circuit. Front wing, brake ducts, floor, sidepods, engine cover, diffuser et rear wing ont tous évolué.
Ces évolutions ont ramené la voiture dans une fenêtre d’exploitation optimale, absente en Chine et Japon. L’interprétation des règles sur le sol a été affinée.
Pour plus de détails, consultez cet article sur les gains de Red Bull à Miami.
Ces mises à jour marquent un reboot pour la saison 2026.
Perspectives et défis à venir
Red Bull vise la limite de poids F1 d’ici l’Autriche, avec d’autres updates en route. La concurrence reste féroce, avec Mercedes leader du championnat, suivie de Ferrari et McLaren.[8]
- Points forts : Qualifications proches, rythme course P3-P5.
- Défis : Fiabiliser (ex. Hadjar), exploiter pleinement le package.
- Prochains objectifs : Réduire l’écart, viser podiums réguliers.
- Calendrier : Imola déjà passé, focus Monaco et au-delà.
La analyse technique des upgrades souligne l’ampleur du projet.
Red Bull reste conscient de la development race.
Ce progrès à Miami redonne espoir à Red Bull dans une saison ultra-compétitive. Avec des updates en vue, l’équipe peut viser le haut du classement, mais la marge reste mince face à Mercedes et compagnie. L’Autriche sera un test crucial pour confirmer cette trajectoire ascendante. Qu’attendre de Verstappen et Hadjar à Monaco ? La F1 2026 promet des surprises.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.