Le Grand Prix du Canada 2026 s’annonçait déjà compliqué pour Red Bull. Max Verstappen a finalement décroché la sixième place sur la grille de départ, mais le parcours jusqu’à ce résultat a été semé d’embûches. Le quadruple champion du monde a exprimé sa frustration face à des choix techniques qui ne correspondaient pas à ses attentes.
Tout au long des qualifications, le Néerlandais a signalé des problèmes de température des pneus et un manque de vitesse de pointe. « Beaucoup de choses lors de cette session de qualifications sont très difficiles à comprendre. Par exemple, je n’ai aucune idée d’où est venue cette dernière boucle », a-t-il confié aux médias néerlandais. Il a ajouté qu’il manquait de vitesse et de grip pendant toute la séance.
Un setup imposé par l’équipe
Verstappen a précisé que Red Bull avait opté pour une direction de setup qu’il n’approuvait pas. « Nous avons fait quelque chose de différent avec ma voiture, c’est ce que l’équipe voulait. Clairement, cela ne fonctionne pas comme il le devrait. Mais parfois il faut aussi laisser l’équipe faire ce qu’elle veut et leur montrer que ça ne marche pas. J’ai dit : allez-y, si vous pensez que ça va marcher, faites-le. Et clairement, ça ne marche pas. »
Normalement, le pilote a un poids important dans les décisions techniques, surtout après quatre titres mondiaux. Cette fois-ci, l’équipe était convaincue que son approche porterait ses fruits. « Bien sûr qu’ils m’écoutent très souvent, mais pas cette fois, parce qu’ils étaient persuadés que ça allait marcher », a expliqué Verstappen.
La différence de setup entre les deux Red Bull a également été notable. Isack Hadjar, le coéquipier, n’a pas reçu la même configuration. « C’est parce qu’ils voulaient l’essayer avec moi, c’est le cas depuis des années. Un pilote peut aussi dire “laissez comme c’est parce que ça va déjà raisonnablement bien”, mais pour moi ça n’allait pas avant et ça ne va toujours pas. Je ne suis pas facilement satisfait d’une voiture. Je veux me battre pour la victoire, pas pour la septième place. »
Des problèmes persistants pendant les qualifications
Verstappen a aussi mentionné des difficultés à comprendre pourquoi il a dû dégrader plus tôt que la plupart de ses rivaux, sans explication claire de l’équipe. « Je ne sais pas. Je n’ai pas eu d’information de l’équipe non plus, donc il était clair que nous ne pouvions pas résoudre ça pendant la session. »
Après la séance, il est apparu évident pour tout le monde chez Red Bull que la direction choisie à Montréal n’était pas la bonne. « C’est évident, non ? Toute la session de qualifications ne menait nulle part. Je reste toujours assez calme à ce sujet, mais j’espère qu’ils savent maintenant que ça ne fonctionne pas. »
Perspectives pour la course et la saison
Malgré ces difficultés, Verstappen reste concentré sur la suite du week-end. L’équipe doit maintenant analyser les données pour ajuster la voiture avant la course. La pole position a été remportée par George Russell, qui a devancé Kimi Antonelli et Lando Norris dans un final palpitant.
Ce genre de désaccord technique rappelle que même chez les équipes les plus performantes, la communication entre pilote et ingénieurs reste essentielle. Verstappen a conclu en affirmant que la leçon était claire et qu’il veillerait à ce que cela ne se reproduise pas lors des prochains Grands Prix.
L’incident met en lumière les défis auxquels Red Bull est confronté en 2026, alors que la concurrence s’intensifie. La capacité de l’équipe à intégrer rapidement les retours du pilote sera déterminante pour la poursuite du championnat.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.