Marcus Armstrong menait avec 2,7 secondes d’avance sur Christian Lundgaard quand son moteur Honda s’est éteint brutalement à trois tours de l’arrivée.

Le déroulement des 55 tours
Armstrong a pris la tête au départ après qu’Alex Palou ait mené les 13 premiers tours depuis la pole position. Le Néo-Zélandais a ensuite dominé 14 tours supplémentaires, permettant à Honda de contrôler 45 des 55 tours au total entre Palou, Armstrong et Felix Rosenqvist. Cette domination a placé trois Honda dans le top six des qualifications. À cinq tours de l’arrivée Armstrong conservait encore une marge de 2,7 secondes sur Lundgaard.
La panne est survenue à la sortie du virage 6 : le moteur a d’abord hoqueté comme en panne d’essence puis s’est complètement arrêté. Armstrong a rétrogradé à la 24e place après avoir complété seulement 52 tours. La voiture en difficulté a déclenché le drapeau jaune, offrant à Lundgaard une victoire sur un seul tour de course relancée.
Will Power a terminé troisième, meilleur résultat Honda du jour, tandis que Rosenqvist a terminé 18e. Les deux arrêts au stand d’Armstrong avaient été réalisés sans incident avant la défaillance finale.
La réaction officielle de HRC US
Le président de Honda Racing Corporation US, David Salters, a présenté des excuses publiques à Armstrong et à Meyer Shank Racing dans le communiqué post-course. Il a qualifié l’incident de « mechanical failure » et a assumé la responsabilité de l’équipe technique. Salters a rappelé que les composants très sollicités exigent une gestion constante des risques lors de la recherche de performance.
L’investigation immédiate a été annoncée afin d’identifier la cause exacte et d’éviter toute récidive. Salters a insisté sur le fait que l’équipe « gagne ensemble et perd ensemble » après avoir vécu à la fois la pole et la déception finale.
Aucune autre Honda n’a subi de problème similaire pendant la course, ce qui isole l’incident au moteur numéro 66.
Les conséquences immédiates pour Meyer Shank Racing
Meyer Shank Racing perd 25 points potentiels de victoire et voit son pilote privé d’un premier succès en IndyCar à 25 ans. L’équipe reste néanmoins en lice pour le championnat constructeurs avec Rosenqvist encore dans les points. Le calendrier 2026 impose une réponse technique rapide avant les prochaines épreuves sur circuits rapides.
L’analyse des données télémétriques a déjà commencé chez HRC US pour comparer les paramètres moteur des derniers tours avec ceux des relais précédents.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.