KTM a maintenu son opposition catégorique lors du Grand Prix d’Assen, renversant l’accord initial atteint à Balaton Park un mois plus tôt.

Chronologie des négociations au sein de la MSMA
Aprilia a proposé de limiter les équipes à une seule moto pendant les séances d’essais du vendredi et du samedi dès 2026. Ducati a apporté son soutien immédiat à cette mesure présentée comme une réduction des coûts.
Les constructeurs ont quitté la réunion du dimanche matin au Grand Prix de Hongrie à Balaton Park en pensant avoir conclu un accord. Rien n’a été signé avec une valeur juridique contraignante.
KTM a communiqué son revirement définitif aux autres membres de la MSMA lors du Grand Prix d’Assen. Cette volte-face a brisé l’unanimité indispensable pour soumettre le projet à la Grand Prix Commission.
Honda a refusé de prendre position ferme et a déclaré qu’elle suivrait la majorité sans imposer son choix. Les équipes indépendantes ont également rejeté la mesure en l’absence d’avantage concret.
Impact des divisions sur le calendrier 2026
La proposition visait à ralentir le développement technique en restreignant l’accès à une seconde moto pendant les essais. Les opposants y ont vu une tentative des constructeurs italiens de figer leur avantage sur les prototypes 2027.
Sans accord unanime des fabricants, le texte n’a jamais atteint la Commission composée du FIM, de la MSMA, de l’IRTA et de MotoGP SEG. Celle-ci statue à la majorité simple mais ne peut examiner une règle sans consensus préalable des constructeurs.
Gigi Dall’Igna de Ducati et Paolo Pavesio de Yamaha étaient absents lors de la réunion du Sachsenring. Cette absence a empêché toute tentative de médiation avant la pause estivale.
Plusieurs pilotes ont qualifié l’idée d’utiliser une seule moto en pratique de folie pure lors d’échanges privés. Le paddock entier restait en attente d’une clarification.
Perspectives avant la reprise à Silverstone
Les discussions reprendront dans trois semaines à Silverstone pour trancher définitivement. Le délai avant la fin de la saison 2025 rend toute adoption rétroactive impossible pour 2026.
Le projet avait été rebaptisé “limitation de la seconde moto” après avoir été initialement inspiré de la règle WorldSBK. Cette évolution sémantique n’a pas suffi à rallier KTM.
Les constructeurs divergent sur la réalité des économies générées face aux risques de fiabilité accrue avec une seule machine disponible. La MSMA doit retrouver un consensus pour relancer le dossier.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.