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Marquez exige des changements aux graviers d'Assen après les crashes

Marquez a réclamé des modifications des zones de gravier à Assen après que Bezzecchi ait roulé 50 mètres avant de s’arrêter juste avant les barrières au tour 2.

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Le mécanisme des rebonds amplifié par le gravier

Marquez lui-même a chuté à la courbe 16 lors de la FP1 sans conséquence grave. La différence avec les incidents du week-end tient à la vitesse d’entrée dans le gravier et à la nature de la surface. Aldeguer a subi une fracture de vertèbre lors des essais après une sortie à vitesse modérée qui s’est transformée en série de sauts. Bezzecchi a perdu l’avant de son Aprilia à la courbe 15 et a roulé plusieurs fois avant de stopper. Ces deux cas illustrent que le gravier actuel ne ralentit pas mais propulse les pilotes.

Marini a comparé directement l’incident de Martin à la courbe 12, où l’herbe sèche a permis un arrêt sans rebond, à ceux sur gravier. La vitesse de passage dans les courbes rapides rend toute sortie dangereuse car les motos arrivent toujours très vite sur la zone de sécurité. L’écart entre une chute lente et une projection violente provient uniquement de la surface rencontrée.

Le cas de Bezzecchi montre que même une perte d’adhérence à vitesse élevée peut mener à un roulé qui dure jusqu’aux barrières. Les scans ont confirmé l’absence de fracture mais le pilote a été transporté à l’hôpital. Cette proximité avec les murs met en évidence le manque d’espace disponible après l’asphalte.

Vinales a souligné que la chute d’Aldeguer paraissait bénigne jusqu’au contact avec le gravier. Le pilote Tech3 a observé sur les images que la hauteur des sauts était identique à celle de Bezzecchi malgré une vitesse d’entrée nettement inférieure. Ce constat remet en cause l’efficacité des graviers actuels face aux vitesses atteintes en 2026.

Les positions des barrières et l’appel des pilotes

Martin a échappé à des blessures plus graves à la courbe 12 car la zone après l’asphalte était constituée d’herbe verte plutôt que de gravier. Il a estimé que la présence de gravier aurait provoqué des rotations aériennes dangereuses. Cette observation renforce l’argument de Marquez sur la nécessité d’une surface alternative.

Marini a appelé à une extension de la zone de run-off à la courbe 15 et à un repositionnement du mur. Il a également pointé la courbe 7 comme présentant le même problème de position de barrière. Ces deux endroits ont vu des incidents lors du week-end néerlandais.

Les organisateurs doivent désormais soumettre les propositions à la commission de sécurité avant la fin de la saison. Marquez a répété que des changements étaient nécessaires depuis 2025 sans qu’aucune modification n’ait été appliquée avant le Grand Prix 2026. L’absence de réaction maintient le même niveau de risque pour les 20 pilotes du plateau.

Conséquences sur la suite du calendrier

Aldeguer a été déclaré inapte pour le reste de l’été après sa fracture vertébrale. Bezzecchi a été libéré de l’hôpital mais son absence au Sachsenring est incertaine. Ces deux absences illustrent l’impact direct des surfaces de sécurité sur la disponibilité des pilotes.

Les données du week-end montrent trois incidents majeurs impliquant le gravier : Aldeguer en essais, Martin en essais et Bezzecchi en course. Deux d’entre eux ont nécessité une évacuation médicale. Le troisième a conduit à une discussion collective sur les modifications à apporter.

Si aucune évolution n’intervient avant le prochain rendez-vous allemand, les pilotes confrontés aux mêmes courbes rapides devront composer avec le même risque de projection.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.