Lundgaard a raté les Fast 12 de 0,1037 s lors des qualifications du Grand Prix XPEL à Road America, terminant septième de son groupe.

Un écart de configuration révélé dès la première session
Lundgaard a terminé avant-dernier de la deuxième séance d’essais libres sur le circuit de 4,014 miles et 14 virages. Ses coéquipiers Siegel et O’Ward ont tous deux changé de moteur avant les qualifications et ont respectivement pris la huitième et la dixième place. L’écart mesuré entre Lundgaard et O’Ward après dix tours en configuration course atteint 0,8 s au tour.
Le pilote danois de 24 ans avait pourtant participé aux tests organisés la semaine précédente sur la même piste d’Elkhart Lake. Les données recueillies lors de ces essais laissaient entrevoir un rythme compétitif identique à celui de 2025, année où il avait terminé dans les cinq premiers. La réalité du week-end a immédiatement contredit ces relevés.
Arrow McLaren a opté pour une cartographie moteur identique sur les trois voitures. Seul Lundgaard a conservé un réglage d’aileron avant plus ouvert de deux degrés, choix qui a provoqué un sous-virage persistant dans les secteurs 2 et 3. Cette décision mécanique explique mécaniquement pourquoi il a été le premier pilote éliminé du groupe 1.
Les conséquences directes sur la stratégie de course
Partir 13e sur une grille de 27 voitures impose une stratégie différente lors des 55 tours prévus. Les arrêts sous drapeau jaune, fréquents à Road America, deviennent plus risqués quand on se trouve hors du top 10. Lundgaard dispose encore d’une séance de warm-up dimanche matin pour ajuster l’aileron et la barre antiroulis.
Ses coéquipiers ont déjà validé une configuration plus ferme qui leur permet d’attaquer les vibreurs sans perte d’adhérence. Lundgaard, lui, doit encore rattraper 0,1037 s rien que pour entrer en Fast 12. Le déficit de rythme constaté en P2 (plus d’une seconde au tour) a été réduit de moitié en qualifications, mais reste insuffisant face aux leaders.
Le champion en titre Alex Palou occupe la première place du classement avec 342 points, soit 96 unités d’avance sur Lundgaard (246 points). Une course sans points dimanche creuserait mécaniquement cet écart au-delà des 110 unités avant la mi-saison.
Les limites du rattrapage possible en 24 heures
Lundgaard a reconnu que l’équipe « jouait à la rattrapage » après avoir amélioré la voiture par rapport à la deuxième séance d’essais. Aucune donnée chiffrée supplémentaire n’a été communiquée sur les réglages testés pendant la nuit. Le manque de corrélation entre le test et les conditions de course du week-end reste le point le plus difficile à expliquer pour l’équipe.
Les 55 tours de course offrent cependant une fenêtre plus large que les 12 tours de qualifications. La gestion des pneumatiques et les éventuels drapeaux jaunes pourraient permettre à Lundgaard de récupérer plusieurs positions sans nécessairement corriger le setup de base. Le risque reste que tout écart non résolu en warm-up se transforme en perte définitive dès le départ.
L’équipe technique d’Arrow McLaren dispose de moins de douze heures pour inverser la tendance avant que la grille ne se forme dimanche à 14 h.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.