L'équipe de pit stop de Ryan Blaney chez Penske sous le feu des critiques après Bristol

Ryan Blaney et son équipe de pit stop chez Team Penske traversent une saison 2026 marquée par des pertes de positions récurrentes sur la voie des stands. Avant la course de Bristol Motor Speedway, le pilote du n°12 avait déjà perdu 86 places cumulées sur l’ensemble de ses arrêts aux stands.[1][2] Malgré la vitesse impressionnante de sa Ford sur piste, ces lacunes l’obligent à des remontées constantes, comme en témoigne sa deuxième place à Bristol le 12 avril 2026.

L’ancien changeur de pneus de Blaney, Ryan Flores, n’a pas mâché ses mots. Dans son podcast Stacking Pennies, il a appelé à des changements, soulignant que la situation n’est plus tenable. Cette course courte et intense de Bristol a une fois de plus mis en lumière les faiblesses de l’équipe over-the-wall.

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Les statistiques alarmantes de la saison 2026

Au bout de huit courses, l’équipe de pit stop de Blaney a perdu un total de 88 positions sur la voie des stands, le pire bilan de la série NASCAR Cup.[2] Cela représente une moyenne désastreuse, avec des arrêts souvent classés entre la 20e et la 25e place en vitesse, même depuis la première boîte.

À titre de comparaison, l’équipage précédent, dont faisait partie Flores, terminait sixième globalement lors de cette même épreuve de Bristol l’an dernier. Aujourd’hui, le crew est relégué vers la 35e place au classement général des pits stops en début de week-end à Bristol.

Ces chiffres ne sont pas anodins sur un circuit comme Bristol, où dépasser est un défi majeur. Une perte de cinq places lors d’un seul cycle d’arrêts, comme observé récemment, force le pilote à une bataille acharnée pour regagner du terrain.[2]

Malgré tout, l’absence de pénalités graves – roues desserrées, excès de vitesse ou interférences d’équipement – a permis à Blaney de rester dans le top-10. Cela montre une résilience, mais pas une excuse pour la lenteur chronique.

Les rivaux en profitent déjà. Le chef d’équipe de Kyle Larson, Cliff Daniels, a déclaré en pleine course : « La chose que nous pouvons faire sur la voie des stands, c’est le battre [Ryan Blaney], donc nous allons nous concentrer là-dessus. »[2]

Le scénario cauchemardesque à Bristol Motor Speedway

Lors du Food City 500 à Bristol, Blaney partait de la pole position et menait la danse en fin de course. Une caution tardive a placé son chef d’équipe, Jonathan Hassler, dans un dilemme : rentrer aux stands du lead et laisser Ty Gibbs en piste, ou rester dehors au risque de perdre la tête.

Hassler opte pour les stands. Résultat : Blaney ressort sixième après avoir perdu plusieurs places lors de l’arrêt. Gibbs l’emporte pour sa première victoire en Cup – non, attendez, cela rappelle un scénario passé, mais les problèmes persistent en 2026 avec une deuxième place pour Blaney après contact avec Denny Hamlin.[1]

Blaney a dû se battre contre Kyle Larson en overtime, terminant à mi-voiture du vainqueur Gibbs. Sa vitesse brute lui a permis de remonter, mais ces pertes répétées coûtent cher sur un ovale bétonné de 0,533 mile.

Flores commente : « Quand vous rentrez leader et ressortez sixième, il faut que quelque chose change. » Il insiste sur le fait que l’équipe a eu assez de temps pour s’ajuster.[1]

Sans erreurs majeures – pas de roue libre, pas de pénalité –, le crew a tenu Blaney en vie. Mais à Bristol, finir 30e après un mauvais stop signifie souvent un tour de retard et une course compromise.

Cette performance relative masque un problème systémique : la confiance de l’équipe est érodée, selon Flores. « Ils n’ont zéro confiance maintenant. »

Réactions de l’équipe et appels au changement

Jonathan Hassler défend son groupe : « Je pense qu’ils ont fait un super boulot. Nous avons eu quelques erreurs, mais ils ont tenu bon. Tous ces gars sont capables, nous sommes restés avec eux. » Il pointe un manque de synchronisation globale plutôt qu’un problème individuel.[1]

Pourtant, des voix comme celle de Kyle Larson ou Kyle Petty appellent à un chamboulement chez Penske. Larson a ri en interview post-course en mentionnant les faiblesses de Blaney sur les pits. Pour en savoir plus sur ces déclarations.

Flores, remplacé l’an dernier à Bristol, est catégorique : « Nous étions bien meilleurs qu’eux maintenant. Il y a un moment où c’est ‘OK, on vous a donné assez de temps. Quelque chose doit changer.’ »[1]

Todd Gordon, dans Inside the Race, admet : « L’équipe n°12 doit faire quelque chose de différent à l’avenir. » Cela reflète une prise de conscience interne.

Malgré une victoire à Phoenix et la deuxième place au championnat, Blaney refuse pour l’instant un changement radical. Détails sur les stats de la saison.

Les fans sur Reddit et Instagram spéculent sur un échange de crews au sein de Penske, vu le talent global de l’organisation.

Perspectives pour Team Penske et Ryan Blaney

Team Penske n’a pas annoncé de modifications immédiates, comme après Martinsville. Mais la pression monte avec 88 places perdues et un crew en bas de tableau.

Blaney, avec l’une des deux voitures les plus rapides, compense par son talent. Une amélioration des pits pourrait le rendre invincible en playoffs.

Historiquement, des équipes comme Joe Gibbs Racing ont rebondi via des ajustements ciblés. Penske pourrait suivre, peut-être en important du personnel des crews de Logano ou Cindric.

  • Points forts actuels : Pas de pénalités majeures, tenue en top-10.
  • Faiblesses : Vitesse d’arrêt lente, pertes cumulées records.
  • Solutions potentielles : Entraînement intensif, échange interne, nouveau personnel.

En conclusion, les problèmes de l’équipe de pit stop Penske de Blaney à Bristol soulignent un talon d’Achille critique. Sans ajustements, les victoires pourraient se transformer en frustrations récurrentes. Pour le championnat, une synchronisation parfaite sera clé : Blaney a le potentiel, reste à l’équipe de suivre. Article complet sur Motorsport.com.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.