Hamilton obtient son meilleur résultat avec Ferrari au Canada grâce à une préparation sans simulateur

Une course riche en émotions à Montréal

Hamilton a savouré chaque tour de ce week-end sprint. Il a souligné l’importance de l’attitude adoptée dès le début et la sensation positive procurée par la voiture. Le tracé canadien, qu’il affectionne particulièrement, a offert un cadre idéal pour cette deuxième place, sa première avec Ferrari.

Dès le départ, le Britannique a profité d’un bon envol pour passer Oscar Piastri et se hisser en quatrième position. Il a ensuite chassé Verstappen dans les derniers tours, offrant un duel intense avec l’un des plus grands pilotes de sa génération. Cette bataille a été décrite comme « massivement challengeante » par Hamilton lui-même.

Le pilote Ferrari a également devancé Leclerc sur la majeure partie du week-end, même si le Monégasque l’a devancé lors de la course sprint. Ce résultat constitue une nette progression par rapport à son précédent meilleur classement en Grand Prix avec la Scuderia, une troisième place obtenue en Chine l’année précédente.

  • Dépassement de Piastri dès le premier tour
  • Course acharnée contre Verstappen en fin de Grand Prix
  • Première deuxième place avec Ferrari

Ces moments clés illustrent la constance retrouvée de Hamilton sur ce tracé exigeant.

Le choix assumé de se passer du simulateur

Avant le week-end, Hamilton avait décidé de ne pas utiliser le simulateur de Ferrari à Maranello pour préparer le Canada. Il estimait que l’outil manquait de corrélation avec les conditions réelles rencontrées sur les circuits disputés cette saison. Cette approche, déjà testée avec succès en Chine, a été reconduite ici avec des résultats probants.

« Je suis sûr que je l’utiliserai à un moment donné », a-t-il déclaré après la course. Il a insisté sur l’intérêt de réaliser des corrélations pour améliorer l’outil, en s’appuyant sur les sensations ressenties en piste. Seuls les pilotes comme lui et Leclerc peuvent fournir ce retour précieux.

Hamilton a justifié sa décision en évoquant les risques associés à une préparation uniquement virtuelle. « Il y a juste trop de risques. Si vous regardez les deux meilleures courses que j’ai disputées, je n’ai pas utilisé de simulateur. »

Une méthode « old school » qui porte ses fruits

Le pilote de 41 ans se décrit comme « old school » et estime qu’il est « probablement meilleur sans » le simulateur. Il rappelle que la plupart de ses titres mondiaux ont été remportés sans cet outil, à l’exception notable de 2008. Pour lui, le simulateur reste un instrument puissant, mais pas indispensable.

En se plongeant dans les données et en se fiant à son expérience, Hamilton a pu se concentrer sur l’essentiel. Cette philosophie lui a permis d’aborder le week-end avec la bonne attitude et de profiter pleinement de la voiture.

L’équipe Ferrari a salué cet engagement, Hamilton remerciant ses mécaniciens pour leur soutien constant. Cette victoire de préparation renforce l’idée que l’expérience et l’instinct peuvent parfois primer sur la technologie.

Perspectives pour la suite de la saison

Ce résultat à Montréal offre à Hamilton un élan positif après des mois difficiles. La Scuderia pourra s’appuyer sur ces enseignements pour affiner ses réglages et son développement.

Le pilote britannique continuera sans doute à privilégier une approche data-driven pour les prochains rendez-vous. Son message reste clair : le simulateur est utile, mais pas une nécessité absolue pour performer au plus haut niveau.

En fin de compte, cette deuxième place au Canada 2026 illustre la résilience de Hamilton et sa capacité à s’adapter. La saison reste longue, et ce week-end pourrait marquer un tournant pour le champion et son équipe.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.