Felix Rosenqvist a créé la surprise en remportant la 110e édition de l’Indy 500. Le pilote suédois de 34 ans a signé une victoire spectaculaire pour Meyer Shank Racing, devançant David Malukas d’à peine 0,018 seconde dans ce qui reste le finish le plus serré de l’histoire de l’épreuve.
La course a offert un spectacle intense avec de nombreux changements de leader, des drapeaux jaunes et une stratégie de pneus audacieuse qui a tout changé en fin de course. Rosenqvist a profité d’un arrêt décalé pour prendre l’avantage et résister aux assauts finaux.

Le déroulement de la course
La course a débuté sous un ciel chargé avec Alex Palou en pole position. Dès le premier virage, Alexander Rossi a pris les commandes, inaugurant un duel serré avec le pilote espagnol sur les premiers tours. Les deux hommes se sont relayés en tête pendant près de 17 tours avant le premier incident.
Sur le tour 18, Ryan Hunter-Reay a perdu le contrôle dans le virage 2 et a heurté le mur extérieur. Katherine Legge, en tentant d’éviter la collision, a elle aussi terminé dans le mur. Cette neutralisation a permis à Rinus VeeKay de prendre la tête après les premiers arrêts aux stands.
Les incidents se sont enchaînés avec une collision impliquant Ed Carpenter et Takuma Sato, provoquant la sortie de piste de Carpenter. Grosjean a ensuite dominé brièvement avant que Palou ne reprenne le commandement. La course a connu une interruption rouge sur le tour 105 en raison d’une averse légère qui n’a duré que douze minutes.
La stratégie décisive et le sprint final
Après plusieurs cycles d’arrêts, la stratégie à un seul arrêt supplémentaire s’est révélée payante pour Rosenqvist. Tandis que plusieurs leaders passaient aux stands avec une trentaine de tours à couvrir, le Suédois a conservé l’avantage et a creusé un écart de 1,2 seconde sur Pato O’Ward.
O’Ward a tenté de prolonger son relais mais a finalement dû s’arrêter, permettant à Rosenqvist de reprendre la tête. Malukas est revenu en force en fin de course, mais la dernière neutralisation après l’accident de Caio Collet a tout relancé.
La relance finale avec quatre tours à couvrir a vu Marcus Armstrong prendre brièvement les commandes avant que Malukas ne repasse devant. Rosenqvist, parti de la troisième position sur la grille de départ de ce sprint, a profité d’un duel côte à côte avec Armstrong pour surgir en fin de ligne droite et l’emporter au nez et à la barbe de Malukas.
- Classement des dix premiers à l’arrivée :
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- Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing)
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- David Malukas (Team Penske)
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- Scott McLaughlin (Team Penske)
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- Pato O’Ward (Arrow McLaren)
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- Marcus Armstrong (Meyer Shank Racing)
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- Rinus VeeKay (Juncos Hollinger Racing)
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- Alex Palou (Chip Ganassi Racing)
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- Santino Ferrucci (AJ Foyt Racing)
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- Romain Grosjean (Dale Coyne Racing)
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- Takuma Sato (Rahal Letterman Lanigan Racing)
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Les réactions après la course
Rosenqvist n’a pas caché son émotion au micro : « C’est incroyable. On a tout joué sur cette dernière relance et ça a payé. » Son coéquipier Armstrong a salué la performance collective de l’équipe Meyer Shank Racing.
David Malukas, deuxième, a souligné la chance du vainqueur : « On était côte à côte jusqu’au bout. Felix a trouvé la bonne trajectoire au bon moment. » Scott McLaughlin complète le podium pour Penske, confirmant la solidité des équipes américaines.
Ce que cette victoire signifie pour la saison
Ce succès place Rosenqvist en bonne position au classement général et renforce les espoirs de Meyer Shank Racing dans la course au titre. La saison 2026 s’annonce plus ouverte que jamais avec plusieurs prétendants sérieux.
La victoire du Suédois rappelle aussi que l’Indy 500 reste une course imprévisible où la stratégie et la gestion des incidents font souvent la différence. Les équipes vont désormais se tourner vers les prochaines manches avec de nouvelles données à analyser.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.