Une domination qui n’a pas suffi
Rosenqvist a affiché une vitesse moyenne de 232,599 mph sur quatre tours lors de la phase « all cars » de la qualification. Ce chrono est resté le plus rapide de toute la journée et lui a permis de passer aisément en Fast 12.
Dans cette manche suivante, il a encore amélioré son temps avec une moyenne de 232,065 mph. Il a ainsi rejoint le groupe des six pilotes en lutte pour la pole.
Malheureusement, les conditions plus fraîches de la piste ont joué contre lui dans le Fast Six. Sa moyenne est tombée à 231,375 mph, le plaçant finalement en quatrième position derrière Alex Palou, vainqueur de la pole.
Les explications de Rosenqvist
Le pilote de Meyer Shank Racing n’a pas caché sa déception. « Je ne sais pas, ça semblait être un run propre », a-t-il déclaré à Motorsport.com.
Son équipe avait légèrement réduit l’appui de la voiture avant le Fast Six, mais Rosenqvist estime que le setup restait dans la bonne zone. La température de piste avait pourtant baissé, ce qui aurait dû favoriser les performances.
« La température ambiante était très comparable à celle de la Q2. On pensait donc pouvoir aller un peu plus vite. Tout indiquait que les conditions étaient meilleures. Donc oui, je ne sais pas. Il va falloir regarder ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.
Un pneu qui a peut-être perturbé
Rosenqvist a aussi remarqué des cloques sur son pneu arrière droit. Il reste prudent sur l’impact réel de ce détail.
« On avait quelques cloques, mais je ne sais pas si ça change grand-chose. Ça ne m’a pas vraiment dérangé, donc je ne pense pas que ce soit ça. Oui, ça n’était tout simplement pas rapide. Mais je ne crois pas que ce soit la raison, car je sentais déjà lors du tour de chauffe que ce n’était pas pareil », a-t-il expliqué.
Un sentiment de déjà-vu
Ce n’est pas la première fois que Rosenqvist se retrouve dans cette situation frustrante. En 2023, il avait terminé troisième. L’année dernière, il avait pris la cinquième place. Cette année encore, il menait après le Fast 12 avant de décevoir dans le segment final.
« C’est un peu du déjà-vu, donc je suis clairement déçu. Mais dans l’ensemble, nous passons un mois de mai fantastique. Les choses se présentent bien, alors on va tourner la page et se concentrer sur la course », a-t-il confié.
Rosenqvist conserve tout de même l’optimisme. Il sait que sa voiture est compétitive pour la course du dimanche.
Vers la course avec confiance
Le Suédois reste motivé par l’idée de devenir le premier pilote suédois à décrocher la pole à Indianapolis. Il possède déjà sept poles en IndyCar, mais celle-ci aurait une saveur particulière.
« Ça serait cool. Je ne me suis pas autorisé à rêver de la pole, mais j’ai eu pas mal de poles en IndyCar et celle-ci signifierait probablement plus que toutes les autres réunies. C’est frustrant, mais c’est un bon problème à avoir », a-t-il conclu.
Pour plus de détails sur la grille de départ complète, consultez La grille de départ de la 110e édition des 500 miles d’Indianapolis.
Rosenqvist aborde la course avec sérénité. Sa voiture a montré un fort potentiel tout au long du mois de mai.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ses performances lors du Fast Friday, lisez Felix Rosenqvist fracasse la barrière des 233 mph alors que les vitesses de l’indy 500 s’envolent lors du fast friday.
Un enjeu majeur pour la saison
Terminer quatrième sur la grille reste une excellente performance pour Meyer Shank Racing. Rosenqvist et son équipe savent que la course offre de nombreuses opportunités pour remonter.
L’Indianapolis 500 reste l’épreuve reine de l’IndyCar. Une bonne stratégie et une voiture fiable pourraient permettre au pilote suédois de viser la victoire.
Ce résultat rappelle que les qualifications à Indianapolis sont imprévisibles. Rosenqvist l’a appris à ses dépens pour la troisième année consécutive.
La course du 24 mai 2026 promet d’être spectaculaire. Tous les regards seront tournés vers le n°60 de Meyer Shank Racing.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.