F1 dispose d’une fenêtre unique d’une semaine entre l’Azerbaïdjan et Singapour en septembre pour tenter de réintégrer Bahreïn au calendrier 2026.

Logistique et fenêtre étroite
Le calendrier 2026 initial prévoyait 24 courses avec Bahreïn le 12 avril et l’Arabie Saoudite le 19 avril. Ces deux épreuves ont été annulées le 14 mars en raison du conflit avec l’Iran, réduisant la saison à 22 Grands Prix.
Domenicali a fixé la date butoir à la mi-août pour toute décision de récupération. Le seul créneau logistique identifié se situe entre le Grand Prix d’Azerbaïdjan et celui de Singapour, soit une seule semaine disponible.
L’ajout d’une course à Bahreïn exigerait la mobilisation immédiate des équipes de logistique et des promoteurs, opérations qui ne peuvent être déclenchées après le début des vacances estivales.
Le circuit de Sakhir, permanent, présente un avantage opérationnel par rapport à Djeddah dont l’installation semi-urbaine requiert davantage de préparation. Cette différence explique pourquoi Bahreïn est privilégié dans les discussions internes.
Contraintes du calendrier et alternatives
La saison 2026 compte déjà deux triple-headers en fin d’année, ce qui limite toute insertion supplémentaire sans décaler des épreuves existantes. Toute modification après la mi-août compromettrait les contrats de diffusion et de sponsoring déjà signés.
En cas d’impossibilité de revenir au Moyen-Orient, F1 a préparé le circuit de Portimão comme solution de repli pour les manches finales de Qatar et d’Abu Dhabi, avec une décision reportée à la mi-septembre.
Le coût financier de la perte des deux courses du Golfe dépasse les 100 millions de dollars pour la Formule 1 selon des sources proches de la direction commerciale.
Les équipes, elles, ont déjà ajusté leurs budgets et leurs plannings d’essais autour d’un calendrier à 22 courses, rendant tout changement de dernière minute particulièrement coûteux.
Perspectives et décisions imminentes
Domenicali a déclaré le 4 juillet à Sky Sports qu’il espérait encore annoncer le retour d’une course si les conditions de sécurité étaient réunies. Aucune confirmation officielle n’a toutefois été publiée à ce jour.
L’absence d’annonce avant le 15 août scellerait définitivement le calendrier à 22 épreuves, un minimum historique depuis la saison écourtée de 2020.
Les négociations avec les promoteurs de Bahreïn se poursuivent activement, mais le temps presse et les marges de manœuvre se réduisent chaque semaine.
Si Ferrari ne corrige pas sa fenêtre d’undercut avant le GP d’Autriche du 29 juin, l’écart constructeurs avec McLaren franchira la barre des 80 points.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.