DS N°7 : comment la Formule E a façonné sa gestion énergétique

Le DS N°7 récupère jusqu’à 45 % de son énergie via la régénération, un savoir-faire issu des monoplaces de Formule E capables de brasser 600 kW lors des décélérations.

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La récupération d’énergie, priorité absolue depuis 2015

DS Automobiles a rejoint la Formule E en 2015 et y a disputé onze saisons complètes. L’objectif principal n’a jamais été la puissance brute mais l’optimisation des flux énergétiques pendant les phases de freinage.

Dans une monoplace de Formule E, plus de 45 % de l’énergie consommée provient de la régénération, sans laquelle les voitures ne termineraient pas la course. Ce chiffre provient directement des relevés enregistrés sur les trois générations de monoplaces DS.

Les ingénieurs de DS Performance ont mis au point des algorithmes temps réel qui arbitrent entre freinage mécanique et régénératif tout en maintenant la stabilité et la température des cellules.

Ces mêmes algorithmes ont été portés sur le logiciel de gestion énergétique du DS N°7. Le système adapte en continu le niveau de récupération selon le profil de route et l’état de charge.

Le résultat se traduit par une récupération douce et progressive, évitant les à-coups ressentis sur les premiers modèles électriques du marché.

Des milliers de paramètres analysés en temps réel

Sur la piste, plusieurs milliers de paramètres sont scrutés à chaque tour : température des cellules, flux énergétiques, rendement de l’onduleur et efficacité du moteur. Cette collecte massive de données a permis de sélectionner la stratégie la plus efficiente sans intervention du pilote.

Le DS N°7 hérite de cette logique. Son électronique choisit automatiquement le mode de récupération le plus adapté, que ce soit en ville ou sur route de montagne, et limite le couple instantané au démarrage pour préserver le confort des passagers.

La marque revendique quatre titres mondiaux en Formule E, mais considère le transfert technologique vers ses modèles de série comme l’un de ses succès les plus concrets.

Aérodynamique et détails qui comptent

La Formule E a également enseigné aux ingénieurs que chaque élément esthétique pouvait réduire la traînée et donc la consommation. Sur le DS N°7, poignées affleurantes, soubassement caréné et travail sur les flux autour des roues ont été inspirés par ces essais.

Chaque détail aérodynamique se traduit par plusieurs kilomètres d’autonomie supplémentaire. Le principe physique reste identique entre la piste et la route, même si les vitesses diffèrent.

Le DS N°7 en version FWD Long Range annonce ainsi jusqu’à 740 km d’autonomie, un chiffre rendu possible par la combinaison de la régénération avancée et de ces optimisations aérodynamiques issues de la compétition.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.