Mohammed Ben Sulayem a promis l’annonce du nouveau détenteur des droits WRC dans un délai maximum de trois semaines lors de la table ronde du Mans.

Un processus de vente accéléré
La FIA a lancé l’appel d’offres en août 2025 pour remplacer WRC Promoter, détenu par Red Bull et KW25. Le contrat restant de sept ans et demi limitait l’attractivité du produit, ce qui a poussé la fédération à reprendre la main pour injecter du temps et des fonds directement dans le championnat.
Cosmobilis, dirigé par Eric Boullier, émerge comme candidat principal selon les rapports de marché. Cette société française automobile bénéficie d’une expérience directe en F1 via les anciennes directions de Lotus et McLaren, un atout pour structurer la promotion du WRC.
Ben Sulayem a précisé que le nouveau contrat sera entièrement rédigé entre la FIA et le promoteur, avec une durée possible de 25 ans. Les recettes de la vente seront intégralement réinvesties dans le sport, contrairement au modèle précédent.
Le calendrier serré vise à éviter tout retard supplémentaire sur les règlements sportifs 2027, actuellement bloqués en attendant la vision du nouveau promoteur.
Impact sur les constructeurs et le règlement 2027
Le nouveau détenteur devra rendre la discipline accessible avec des budgets réduits à 25-30 millions d’euros pour trois voitures, contre plus de 70 millions auparavant. Cette baisse découle directement des coûts ramenés à 350 000 euros par Rally1 2027, plus légères et alimentées par un carburant durable.
Toyota reste le seul constructeur officiellement engagé pour 2027. Les préparateurs Project RallyOne et RMC Motorsport ont déjà annoncé la construction de châssis conformes au nouveau règlement, anticipant l’arrivée d’au moins cinq marques au total.
Ben Sulayem a fixé cet objectif minimal de cinq constructeurs comme condition idéale pour la viabilité du championnat. L’attente actuelle retarde les décisions d’engagement, chaque marque évaluant la feuille de route commerciale du futur promoteur.
Le passage à un modèle plus abordable et la perspective d’un contrat long terme visent à élargir la base de participants au-delà des équipes privées actuelles.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.