Colton Herta, le pilote californien de 26 ans, a écarté l’idée de disputer l’Indy 500 et la manche de Formule 2 à Montréal le même jour. Actuellement en pleine saison rookie en F2 avec Hitech, il est aussi pilote d’essai pour l’équipe Cadillac en Formule 1. Les rumeurs le voyaient revenir aux 500 Miles d’Indianapolis avec Andretti Global, son ancienne écurie en IndyCar de 2020 à 2025, mais le calendrier révisé de la F2 a changé la donne.[1]
Malgré la proximité géographique – moins de 500 miles et deux heures d’avion entre le Circuit Gilles-Villeneuve et l’Indianapolis Motor Speedway –, Herta a choisi de prioriser sa campagne en F2. Le conflit au Moyen-Orient a annulé les épreuves de Bahreïn et d’Arabie Saoudite, remplacées par des rounds à Miami et Montréal en soutien au calendrier F1.

Le calendrier révisé de la F2 en 2026 bouleverse les plans
La FIA Formula 2 a annoncé l’ajout de trois nouvelles manches à son calendrier 2026 : Miami, Montréal et Madrid. Les rounds 2 et 3, prévus les 1-3 mai à Miami et 22-24 mai à Montréal, remplacent les courses annulées au Moyen-Orient. Cela offre à Herta deux épreuves nord-américaines inattendues en pleine saison rookie.[2]
Herta s’est dit surpris mais ravi de ces ajouts. « J’adore ça. Au début de l’année, je pensais que ma seule course en Amérique du Nord serait l’Indy 500, donc c’est cool d’avoir deux manches F2 sur des circuits qui ont l’air vraiment intéressants », a-t-il déclaré. Miami et Montréal promettent des défis uniques avec leurs layouts urbains et techniques.
Cette révision du calendrier pose toutefois des défis logistiques. Le round de Montréal coïncide directement avec l’Indy 500, rendant impossible un double programme sans compromettre les priorités. Herta avait envisagé un « same-day double », mais il a vite écarté l’idée.
Les fans de F2 se réjouissent de cette expansion nord-américaine, qui rapproche la catégorie des écuries IndyCar et F1. Pour Herta, cela signifie plus de visibilité à domicile, mais aussi des choix stratégiques cruciaux.
Voici un aperçu du calendrier F2 2026 clé :
- Round 1 : Melbourne (6-8 mars)
- Round 2 : Miami (1-3 mai)
- Round 3 : Montréal (22-24 mai)
- Round 4 : Monaco (4-7 juin)
- Round 5 : Barcelone (12-14 juin)
Cette structure renforce l’attractivité de la série, tout en intégrant des circuits iconiques.
Les débuts encourageants de Herta en F2 avec Hitech
Herta a marqué les esprits dès son week-end d’ouverture en Australie, terminant 7e pour sa première course en F2. Ce résultat en points démontre une adaptation rapide après ses années en IndyCar. Avec Hitech TGR, il affronte une grille compétitive incluant des talents comme Ritomo Miyata, son coéquipier.[2]
La pause forcée due aux annulations au Moyen-Orient n’a pas entamé sa motivation. Au contraire, elle lui a permis de se recentrer sans attendre deux mois pour remonter en piste. Herta apprécie les nouveaux défis techniques de la F2 par rapport à l’IndyCar.
Lors de la manche australienne, il a su gérer les pneus et les stratégies, éléments clés en F2. Ce P7 est prometteur pour la suite, surtout avec Miami en vue comme course « à domicile ».
Herta suit aussi l’IndyCar de loin, assistant même au Grand Prix inaugural d’Arlington. Cette connexion avec ses racines open-wheel le motive, sans pour autant le distraire.
Ses performances initiales positionnent Hitech comme outsider solide. Les observateurs attendent confirmation à Miami.
Le dilemme Indy 500 : un choix prioritaire pour la F2 et Cadillac
Herta a explicitement écarté l’Indy 500. « J’avais des visions en tête de pouvoir le faire, mais je savais que ce ne serait pas possible légitimement », confie-t-il. Manquer le Carb Day, jour crucial de préparation, rendrait l’exercice trop risqué.
La F2 et Cadillac F1 sont ses priorités absolues cette année. L’Indy 500 aurait été un « bonus » pendant son temps libre, mais pas au prix de ses engagements principaux. Cadillac prévoit même quatre sessions FP1 pour lui en 2026, un pas vers la F1.[3]
Avec neuf victoires en IndyCar, Herta reste attaché à la série. « Une partie de moi souffre de regarder un peu, car j’adore la course IndyCar. C’est une voiture si fun à piloter », avoue-t-il. Il suit toutes les sessions quand il n’a pas de week-end de course.
Ce choix renforce sa quête de superlicence F1. Prioriser Montréal évite tout risque de pénalité ou de fatigue excessive.
Les rumeurs d’un retour chez Andretti s’essoufflent ainsi. Herta mise sur la constance en F2 pour bâtir son avenir.
Les émotions de Herta face à son absence en IndyCar
Malgré sa détermination, Herta admet que l’absence en IndyCar « fait un peu mal ». Il aimerait bien disputer une course, mais réalistement, cela nuirait à ses objectifs F2 et F1. « Ça ne va probablement pas aider ce que je fais à temps plein », explique-t-il.
Il apprécie pourtant revoir l’IndyCar sous un angle nouveau après des années loin des écrans. Cette perspective extérieure lui apporte un plaisir inattendu.
Le Grand Prix d’Arlington, qu’il a visité pendant la pause, a ravivé ses souvenirs. Ces liens avec le monde IndyCar persistent, même en F2.
Pour l’avenir, Herta voit Miami et Montréal comme des opportunités excitantes. Ces circuits « très agréables » enrichissent son calendrier.
Son engagement avec Cadillac, confirmant des FP1, ouvre des portes. Une question récurrente : Colton Herta arrivera-t-il en Formule 1 ? Les prochaines manches F2 donneront des indices.
Herta reste optimiste, transformant ce « non » à l’Indy 500 en fuel pour sa saison.
En conclusion, Colton Herta démontre une maturité exemplaire en priorisant sa saison F2 2026, notamment à Montréal. Ce choix stratégique pourrait propulser sa carrière vers la F1 via Cadillac. Les fans attendent avec impatience ses performances à Miami, où il pourrait briller sur ses terres. Pour plus sur le calendrier F2, consultez le site officiel et l’article détaillé sur RACER.[2][1]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.