Christian Horner a été photographié aux côtés de Stella Li au Festival de Cannes en mai 2026, dix mois après son départ de Red Bull, relançant les spéculations sur un retour du Britannique via une nouvelle équipe BYD.

Les trois voies possibles et leur hiérarchie
BYD dispose de ressources suffisantes pour absorber une anti-dilution fee supérieure à celle payée par Cadillac-GM pour la 11e place. Stella Li, vice-présidente exécutive et CEO pour les Amériques, l’Europe et le Moyen-Orient, a rencontré des dirigeants de la F1 lors du Grand Prix de Chine en mars 2026 et prévoit de poursuivre les discussions à Monaco. Les trois chemins identifiés restent le sponsoring titre, le rachat d’une équipe existante et la création d’une 12e équipe. Le sponsoring titre, à l’image de Gucci qui a obtenu les droits de co-naming sur Alpine dès 2027, est le plus accessible mais n’offre pas le contrôle ultime recherché par le constructeur chinois.
Le rachat d’une équipe existante se heurte à un refus systématique. Plusieurs fonds d’investissement et un grand groupe automobile ont proposé plus de deux milliards de dollars ces derniers mois sans succès. Les valorisations ont déjà grimpé bien au-delà des niveaux de 2022-2023 et le consensus du paddock de Montréal est que personne ne veut vendre avant le moment stratégique idéal.
La création d’une 12e équipe représente le chemin le plus complexe. La F1 n’a admis le projet Cadillac-GM qu’après un processus prolongé et n’a pas encore mesuré l’impact commercial et logistique complet de l’ajout d’une 11e écurie. Les paddocks exigus de Monaco ou Montréal ne peuvent pas s’agrandir du jour au lendemain.
Le rôle de Horner et les négociations en cours
Horner, qui a quitté Red Bull en juillet 2025, a rencontré Stella Li à Cannes dans ce qui ressemble à une opération de relations publiques. Il fait également partie d’un consortium qui tente d’acquérir les 24 % détenus par Otro Capital dans Alpine, en concurrence avec Mercedes. Les sources indiquent que les discussions avec BYD portent sur une possible 12e équipe dont Horner pourrait prendre la direction. Ces échanges restent à un stade exploratoire, bien loin d’une décision finale, comme le confirment les informations recueillies à Montréal.
L’intérêt chinois pour la F1 est réel. Stefano Domenicali et Mohammed Ben Sulayem souhaitent tous deux développer le marché asiatique. Cependant, aucun élément concret ne permet d’affirmer que BYD passera du stade des spéculations à une candidature sérieuse avant 2027.
Les conséquences à moyen terme
Si BYD opte pour le sponsoring titre, l’impact sur le classement des constructeurs restera marginal. En revanche, une 12e équipe exigerait un accord sur des frais d’anti-dilution encore plus élevés que ceux négociés pour Cadillac. Les équipes en place refusent systématiquement les offres supérieures à deux milliards de dollars, ce qui rend tout rachat improbable à court terme. La gouvernance de la F1 permet théoriquement d’aller jusqu’à 12 équipes, mais le timing logistique et commercial n’est pas jugé opportun par les insiders du paddock.
Les spéculations autour de Horner et BYD génèrent déjà une publicité significative pour toutes les parties. Elles renforcent l’idée que la F1 évolue sur un marché de vendeurs où les valorisations continuent de progresser. Toute entrée chinoise sérieuse passera probablement par un partenariat technique avec un constructeur existant, mais les obstacles structurels demeurent élevés.
Si aucun accord de 12e équipe n’est conclu avant la fin 2027, l’intérêt chinois pour la F1 se limitera à des partenariats de sponsoring comme celui de Gucci avec Alpine.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.