Brad Keselowski évoque « plusieurs chemins » pour une troisième équipe chez RFK Racing en quête de charter

RFK Racing, copropriété du pilote Brad Keselowski, fait face à un casse-tête logistique pour la saison NASCAR Cup Series 2027. L’équipe aligne actuellement trois voitures avec Brad Keselowski au volant de la n°6, Chris Buescher en n°17 et Ryan Preece en n°60, mais ne détient que deux charters officiels. La troisième a été louée ces deux dernières saisons auprès de Rick Ware Racing, une solution qui arrive à expiration.[1][2]

Lors d’une rencontre avec la presse au Texas Motor Speedway, Keselowski a confirmé que RFK est activement à la recherche d’un troisième charter à acheter, sans succès pour l’instant. « Aujourd’hui, je ne suis au courant d’aucun charter en vente », a-t-il déclaré sur SiriusXM. L’équipe explore néanmoins des options alternatives pour honorer ses engagements envers pilotes et partenaires.

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La situation charter de RFK Racing

RFK Racing opère trois Ford Mustang Dark Horse à temps plein, mais le système de charters impose des contraintes strictes. Introduits en 2016 et rendus permanents suite au procès antitrust NASCAR, ces 36 actifs garantissent une place en Cup Series, des revenus et une protection économique. RFK possède les siens pour Keselowski et Buescher, mais la n°60 de Preece repose sur un bail de Rick Ware Racing.

En 2025, un premier charter Ware a été loué, puis échangé pour un second en 2026. Cependant, l’un d’eux a été vendu à Legacy Motor Club, qui passe à trois voitures en 2027. Les règles interdisent de relouer le même charter dans une période donnée, forçant RFK à trouver une solution permanente. Keselowski a insisté : « Si l’un était disponible, nous parlerions à tous les potentiels vendeurs, et ils connaissent notre intérêt ».[1]

L’équipe bénéficie d’un soutien suffisant pour trois voitures, avec des partenariats solides comme Kroger. Sans charter, courir une open car serait économiquement non viable dans l’ère actuelle. Pour plus de détails sur l’écurie RFK Racing, consultez notre profil dédié.

Malgré ces défis, Keselowski reste optimiste. « Il y a toujours un chemin », a-t-il dit à Motorsport.com. RFK prépare des plans de contingence sans rien annoncer publiquement, priorisant la stabilité.

Le marché des charters est tendu, avec des prix estimés entre 40 et 80 millions de dollars en raison de la rareté et de la valorisation post-procès. Aucune transaction récente n’a été signalée, rendant l’acquisition urgente mais incertaine.[2]

La quête d’un troisième charter sur le marché

Keselowski a multiplié les déclarations sur la chasse au charter. « Nous avons vraiment besoin d’un charter, et nous le savons », a-t-il admis, notant que février 2027 est la date butoir mais que le temps presse. L’équipe contacte discrètement les propriétaires potentiels, sans inventaire disponible à ce jour.

Pour 2027, RFK s’engage à rester une structure à trois voitures. « Nous sommes fiers des performances de Ryan [Preece], et notre intention est de continuer à le faire courir longtemps », selon Keselowski dans une interview récente. Location ou achat, toutes les pistes sont explorées.L’article de RACER détaille cette impasse.[2]

Historiquement, les charters ont stabilisé le milieu de peloton. Sans eux, RFK pourrait simplement aligner une troisième voiture, mais les coûts purs en feraient une opération déficitaire. Keselowski voit le système comme un filet de sécurité global.

  • Avantages des charters :
    • Garantie de 36 places en Cup.
    • Partage des revenus primaires.
    • Protection contre l’exclusion arbitraire.

Des équipes comme Legacy profitent déjà de transferts récents, accentuant la pression sur RFK. Découvrez le fonctionnement du système de charters NASCAR pour mieux comprendre les enjeux.

Keselowski tempère : « C’est encore mai. Nous n’avons pas besoin du charter avant février 2027. » Mais l’absence de nouveaux charters (pas d’émission supplémentaire sans consensus) limite les options.

Le rôle clé de Ryan Preece dans l’équation

Ryan Preece, au volant de la n°60 depuis son arrivée chez RFK, incarne l’instabilité potentielle. Son équipe a utilisé les charters loués, le plaçant en position vulnérable. « Ce n’est pas une situation normale que je veux », a confié Preece, soulignant son parcours atypique sans soutien massif en Trucks ou Xfinity.

Passé par des débuts nord-est, Preece a gravi les échelons via Tommy Baldwin et des départs partiels chez Joe Gibbs Racing. Il a quitté une place pleine temps en O’Reilly Series (top-15 max) pour viser plus haut, avec succès. Soutenu par Kroger et Tad Geschickter, il navigue les « vagues » de sa carrière.

Keselowski, souvent « odd man out » par le passé chez JTG Daugherty ou Stewart-Haas, empathise. Maintenir Preece est prioritaire, d’où la quête charter. Sans résolution, des ajustements pourraient survenir, mais RFK vise la continuité.

Preece domine des pratiques comme à Daytona, prouvant sa valeur. Son maintien renforcerait RFK face à des rivaux comme 23XI ou Hendrick.

Les vertus du système de charters selon Keselowski

Paradoxalement, Keselowski défend les charters malgré les contraintes. « Le système de charters est la seule chose qui maintient le milieu du sport uni », argue-t-il. Il renforce le peloton central, jugé par la force du milieu.

« Le milieu du sport est plus fort qu’il ne l’a jamais été grâce aux charters, et cela mérite du crédit », ajoute-t-il. Les tops n’évoluent pas, les échecs persistent, mais la stabilité moyenne profite à tous.

Exemples historiques : avant 2016, des équipes comme RFK (ex-Roush Fenway) pouvaient expander librement, mais à perte. Aujourd’hui, charters = viabilité économique.

Keselowski compare à la vie : succès mesuré par la solidité centrale. NASCAR gagne en compétitivité globale.

Critiques existent (antitrust récent), mais Keselowski y voit un net positif pour RFK et pairs.

Perspectives et engagements futurs

RFK Racing aborde 2026 avec élan, malgré l’ombre du charter. Keselowski vise victoires, Buescher constance, Preece progression. Plans B en préparation, sans détails.

L’équipe honore ses racines, comme l’hommage à Greg Biffle récemment. Suivez le profil de Brad Keselowski pour stats et news.

En conclusion, la saga charter teste RFK, mais Keselowski’s résilience suggère une issue positive. Un achat transformerait le trio en atout championship. Pour 2027, l’attente continue, avec « plusieurs chemins » possibles. Cela renforce-t-il le peloton ou crée-t-il des disparités ? L’avenir dira.[3]

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.