Aston Martin a déployé 16 mises à jour sur l’AMR26 pour le Grand Prix de Hongrie 2026, dont un nez plus long et plus fin, un plancher entièrement nouveau et des modifications aux entrées de pontons.

Un package évolutif après un retard initial
L’AMR26 conserve le même châssis, la même architecture et la même suspension avant que les monoplaces utilisées lors des dix premières courses de la saison. Cette continuité mécanique limite le périmètre des changements à l’aérodynamique uniquement, comme l’a précisé Adrian Newey lors de la conférence de presse FIA du vendredi.
L’équipe a choisi de retarder de deux semaines l’utilisation du tunnel 2026 pour attendre la mise en service de son propre outil plutôt que de commencer brièvement à Brackley. Ce choix a privé Aston Martin de temps de recherche avant le lancement à Barcelone en février et a placé l’ensemble du programme en position de rattrapage.
Newey a qualifié les premiers résultats de « prometteurs » tout en soulignant que ce package hongrois n’était que la première partie d’un plan plus large incluant des étapes à Zandvoort puis Monza/Baku.
Les documents officiels de la FIA confirment seize modifications distinctes, dont un nez plus élancé, un plancher refondu, des entrées de pontons revues et plusieurs évolutions arrière. Ces éléments visent à restaurer de la performance après un début de saison décrit comme « cauchemardesque » et « désastreux » par le designer britannique.
Mike Krack a fixé l’objectif immédiat : permettre à nouveau aux pilotes de « se battre en course », objectif que ni Fernando Alonso ni Lance Stroll n’ont pu atteindre ces derniers mois.
Objectifs limités et fiabilité sous surveillance
Newey refuse d’assigner des cibles chiffrées précises à cette première salve de développements. Il reconnaît que l’AMR26 ne deviendra pas la voiture la plus rapide du plateau mais estime qu’elle représente « un bon pas en avant » par rapport à la situation précédente.
La fiabilité est devenue une priorité immédiate après la défaillance de la suspension arrière gauche de Lance Stroll en FP1. La zone concernée n’a pas été modifiée par le package et l’équipe manque de pièces de rechange en raison des changements de carénage.
Des vibrations ont également réapparu ; Newey a renvoyé leur analyse à Honda, responsable de la motorisation. Alonso a reçu pour consigne d’éviter les vibreurs pendant les runs de données aérodynamiques afin d’éviter toute perturbation des relevés.
Le principal objectif affiché reste de « retrouver un minimum de respectabilité » dans le paddock avant d’envisager une progression plus ambitieuse.
Perspectives après la pause estivale
Les prochaines évolutions prévues à Zandvoort et Monza/Baku doivent compléter le travail entamé en Hongrie. Newey a insisté sur le caractère progressif de la remontée : l’équipe est « clairement dans un grand jeu de rattrapage ».
Si les gains se confirment lors des trois prochaines courses, Aston Martin espère sortir de la zone des dernières places et viser des points réguliers dès la fin de l’été 2026. Le retard accumulé en tunnel reste le principal frein structurel à une récupération plus rapide.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.