Alex Palou condamné à payer plus de 12 millions de dollars à McLaren

La Haute Cour de Londres a rendu son verdict vendredi 23 janvier 2026 dans l’affaire opposant McLaren Racing à Alex Palou. Le pilote espagnol, quadruple champion IndyCar, a été condamné à verser plus de 12 millions de dollars à l’équipe britannique pour rupture de contrat. Cette décision met un terme à un litige qui durait depuis plusieurs années, marqué par un procès de cinq semaines l’année dernière.[1][2]

McLaren réclamait initialement 30 millions de dollars pour des pertes en sponsoring, salaires de pilotes et revenus de performance. Le montant a été réduit à 20,7 millions avant le jugement final, qui s’est concentré exclusivement sur les dommages subis par l’équipe IndyCar Arrow McLaren.

palou-mclaren-legal-dispute_1.jpg

Le contexte du litige

Alex Palou avait signé avec McLaren en 2022 pour rejoindre son équipe IndyCar en 2023, avec une option pour la Formule 1. Chip Ganassi Racing a exercé une clause pour le retenir cette année-là, menant à une médiation où McLaren a couvert les frais légaux de Palou. Il a servi de pilote réserve et essayeur en F1 pour McLaren en 2023.

Palou a ensuite renoncé à rejoindre Arrow McLaren en 2024, préférant rester chez Ganassi après la signature d’Oscar Piastri en F1 chez McLaren, qui a fermé la porte à un baquet pour lui. McLaren a accusé Palou de breach de deux accords distincts, entraînant des pertes commerciales significatives.

L’équipe a dû engager quatre pilotes différents en 2024, dont Marcus Ericsson n’était pas disponible en raison d’un engagement avec Andretti Global. Cela a impacté les revenus de sponsors comme NTT Data et General Motors, selon McLaren.

Le procès a révélé des tensions, avec l’accusation de Palou selon laquelle les contrats étaient « basés sur des mensonges » et des allégations de destruction de preuves par le CEO Zak Brown, qui aurait supprimé des messages WhatsApp.

Détails de la décision judiciaire

La cour a rejeté intégralement les réclamations liées à la Formule 1, estimées à près de 15 millions de dollars, les jugeant sans valeur. Seuls les dommages IndyCar ont été retenus, totalisant plus de 12 millions de dollars (équivalent à environ 9 millions de livres sterling).[3]

Voici un aperçu du breakdown des dommages, selon les détails fournis dans les sources :

  • Perte sur l’accord NTT Data : 5,3 millions de dollars (base 2024-2026 : 5,38 millions, plus 2027).
  • Autres revenus sponsoring IndyCar : 2 à 2,5 millions de dollars.
  • Revenus basés sur performance : environ 2 millions de dollars.
  • Salaire pilote : 1,31 million de dollars.
  • Autres : 0,5 million pour uplift GM.

McLaren cherchera également les intérêts et le remboursement des frais légaux lors d’une audience ultérieure, qui pourraient doubler le montant pour Palou.

La juge a validé la méthodologie de McLaren pour les pertes sponsoring, à l’exception d’un point sur le « rate card » 2024 de Palou.

Réactions des parties impliquées

Alex Palou s’est exprimé dans un communiqué : « La cour a rejeté intégralement les réclamations Formula One de McLaren contre moi, qui s’élevaient à presque 15 millions. J’aimerais remercier Otmar Szafnauer pour son expertise. La décision montre que les réclamations étaient complètement exagérées. C’est décevant qu’autant de temps et d’argent aient été dépensés pour des claims sans valeur, juste parce que j’ai choisi de ne pas piloter pour McLaren après avoir appris qu’ils ne pouvaient pas me donner un baquet F1. Je suis déçu qu’aucun dommages n’aient été accordés à McLaren. Ils n’ont subi aucune perte grâce au pilote qui m’a remplacé. J’étudie mes options avec mes conseillers. J’attends avec impatience la saison à venir avec Chip Ganassi Racing. »[1]

Chip Ganassi, propriétaire de l’équipe, a apporté son soutien total : « Alex a notre soutien complet, maintenant et toujours. Nous connaissons le caractère de notre pilote et la force de notre équipe. Rien ne change cela. Nous respectons le processus légal, mais notre focus est sur les courses, les victoires. Nous visons un autre titre IndyCar et la défense de notre victoire aux 500 miles d’Indianapolis 2025. »

Zak Brown, CEO de McLaren, a salué le verdict : « C’est un résultat entièrement approprié. Nous avons démontré que nous avons rempli toutes nos obligations contractuelles et honoré ce qui avait été convenu. Merci à la cour de reconnaître l’impact commercial significatif. »

Conséquences pour l’IndyCar et les carrières

Cette affaire souligne les risques des contrats multi-années en sport auto, surtout avec des clauses F1. Palou, dominateur en IndyCar avec trois titres consécutifs depuis mi-2022 et vainqueur des Indy 500 2025, reste focalisé sur Ganassi. Pour plus de détails, consultez l’article complet sur Motorsport.com.[4]

Arrow McLaren a récupéré partiellement ses pertes, mais a dû reconstruire son lineup IndyCar. L’équipe a connu du succès en F1 récemment, avec des titres constructeurs et pilotes pour Lando Norris.

Ganassi mise sur Palou pour un nouveau championnat, malgré l’appel potentiel. Les frais légaux élevés rappellent le coût des disputes en motorsport.

Cette décision pourrait dissuader les pilotes de signer des accords hybrides IndyCar-F1 sans garanties fermes.

Palou envisage un recours, mais son avenir immédiat est sur la piste. McLaren, satisfaite, tourne la page.

En définitive, le verdict recentre l’attention sur les performances. Palou reste un champion incontesté en IndyCar, et 2026 promet une saison intense avec Ganassi visant la passe de cinq. Les équipes apprendront de cette saga pour sécuriser leurs contrats futurs. ESPN détaille le breakdown financier.[2]

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.