Robert Shwartzman, le pilote israélo-russe, savoure encore les quatre tours magiques qui lui ont valu la pole position de l’Indy 500 2025. À 25 ans, ce rookie de Prema Racing avait créé la sensation en signant une moyenne de 232,790 mph, devançant le double vainqueur Takuma Sato. Premier novice à décrocher la pole depuis Teo Fabi en 1983, il avait illuminé les qualifications de la 109e édition.[1][2]
À la veille des qualifications 2026, Shwartzman confie sa déception de suivre l’événement depuis les tribunes. Prema Racing, nouveau venu en IndyCar l’an dernier, a disparu de la grille pour des raisons financières, laissant le pilote sans baquet cette saison. Pourtant, son rêve américain reste intact.

La pole historique pour un rookie chez Prema Racing
Shwartzman arrivait à Indianapolis avec seulement cinq départs en IndyCar à son actif. Prema, écurie italienne réputée en monoplaces juniors, faisait ses débuts dans la série. Lors des qualifications, le pilote n°83 a surpris tout le paddock en accédant au Fast 12 malgré des essais limités.
Sa performance culminait avec une moyenne sur quatre tours impressionnante, à 232,790 mph. Il battait Takuma Sato, vétéran aguerri, et marquait l’histoire comme le premier rookie pole-sitter depuis 42 ans. Cette pole était d’autant plus remarquable que les ovale semblaient « effrayants » à Shwartzman auparavant.[3]
Le contexte ajoutait à la magie : Prema alignait aussi Callum Ilott et Jacob Abel, mais seul Shwartzman brillait. Les observateurs soulignaient la vitesse en ligne droite de la Chevrolet n°83. Cet article d’Auto Hebdo détaille la sensation créée à Indianapolis.[4]
Pour illustrer l’exploit :
- Premier rookie en pole depuis Teo Fabi (1983).
- Moyenne record pour un novice.
- Écurie Prema victorieuse dès sa première Indy 500.
Shwartzman, champion FIA Formula 3, apportait son expérience européenne à un circuit mythique. Sa qualification propulsait Prema sous les feux des projecteurs.
Cette pole n’était pas un coup de chance : des tests limités sur ovale, comme à World Wide Technology Raceway, avaient posé les bases.
La course 2025 : des sommets aux bas-fonds
Le 25 mai 2025, Shwartzman menait le peloton au drapeau vert, un moment inoubliable. Il prit la tête pendant huit tours, défendant vaillamment sa position. L’adrénaline était à son comble pour ce rookie.
Mais le rêve s’est brisé au 87e tour. Lors d’un arrêt aux stands, une erreur a provoqué un choc violent : Shwartzman heurte plusieurs mécaniciens de Prema et le mur. L’incident, effrayant, met fin à sa course prématurément.[5]
Malgré tout, il termine 24e au championnat et remporte le titre de Rookie of the Year. Une saison encourageante pour Prema, malgré les défis logistiques d’un nouveau team.
- Tours en tête : 8.
- Position finale au championnat : 24e.
- Récompense : Rookie de l’année Indy 500.
L’accident a soulevé des questions sur la sécurité pit lane, mais Shwartzman s’est repris. Prema écopait aussi d’une disqualification post-course pour infractions techniques, avec Andretti Global.[6]
Cette épreuve n’a pas entamé sa détermination, loin de là.
L’absence de Prema et Shwartzman en 2026
Prema Racing, après un an prometteur, a dû se retirer pour 2026 en raison de problèmes financiers graves. Pas d’entrée à l’Indy 500, ni aux essais preseason comme Sebring. Les pilotes Shwartzman et Ilott sont laissés sur le carreau.[7]
Shwartzman devient le premier pole-sitter défendant à ne pas tenter l’édition suivante depuis Bruno Junqueira (pole 2002, absent 2003). Une statistique rare qui souligne la précarité.
L’écurie italienne espère un retour partiel plus tard dans la saison, mais rien n’est confirmé. Shwartzman réfute les rumeurs « offensantes » sur sa carrière, affirmant sa passion pour l’IndyCar.
- Premiers manqués : Indy 500 2026, ouverture à St. Petersburg.
- Raisons : finances, absence de tests.
- Statut : incertain pour la saison complète.
Cette absence marque la fin brutale d’une aventure naissante.
Les mots de Shwartzman et perspectives d’avenir
« Ces quatre tours en qualifications… honnêtement, rien d’autre ne s’en approche. Cet endroit est différent, il n’y a nulle part ailleurs comme ça, aussi pour tout ce qu’il exige de nous pilotes. Regarder depuis les tribunes cette année est dur, et je mentirais si je disais que je ne souhaitais pas être de retour dans la voiture. »
Shwartzman n’abandonne pas son rêve IndyCar. À 26 ans, son talent pourrait attirer d’autres teams.
Historiquement, des pilotes comme Teo Fabi ont rebondi après Indianapolis. Shwartzman, avec son pedigree Ferrari junior passé, a les cartes en main.
Il suivra les qualifications 2026 de près, espérant un retour rapide.
Son parcours rappelle que l’IndyCar récompense les audacieux. Prema pourrait ressurgir, mais pour l’heure, c’est l’attente.
Shwartzman incarne l’esprit de l’Indy 500 : résilience et vitesse pure. Son retour serait une belle histoire pour la série. Les fans attendent de le revoir sur l’ovale Brickyard, peut-être bientôt. Plus d’infos sur sa pole via IndyCar.com.[8]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.