Daniel Ricciardo, huit fois vainqueur en Formule 1, s’est exprimé récemment sur le podcast Speed Street de Conor Daly, pilote IndyCar. À l’approche de la 110e édition des 500 Miles d’Indianapolis, prévue le 24 mai 2026, l’Australien a balayé d’un revers de main l’idée selon laquelle les pilotes de F1 regarderaient de haut leurs homologues d’IndyCar. Retraité de la compétition depuis septembre 2025 et ambassadeur Ford Racing, Ricciardo se rendra pour la première fois à l’Indy 500 en tant que spectateur.[1]
Il a insisté sur le respect mutuel qui existe dans le paddock, loin des hiérarchies imposées par les fans sur les réseaux sociaux. Cette intervention intervient alors que des voix comme celle de Conor Daly réclamaient plus de considération de la part du monde de la F1.

Le respect partagé entre F1 et IndyCar
Ricciardo a été catégorique : « Oui, il y a définitivement du respect pour ça. Il n’y a jamais eu de discussion du genre ‘nous sommes les meilleurs, la F1 c’est ça, nous sommes au sommet’ – non. » Enfant, il idolâtrait Ayrton Senna et visait la F1, mais il n’a jamais considéré les autres séries comme inférieures.[1]
À un niveau professionnel, les pilotes comprennent les exigences de chaque discipline. « Quand on atteint ce niveau, on sait ce que la course implique », a-t-il ajouté. Les fans en ligne créent des rivalités artificielles, mais dans le paddock, c’est différent.
« Il n’y a pas de ‘nous sommes plus cool que vous’ – rien de tel. Et au moins, je n’ai jamais vécu ça », poursuit Ricciardo. Tous partagent une passion pour la course, que ce soit sur circuits sinueux avec une forte charge aérodynamique ou sur ovale.
Cette déclaration renforce l’idée d’une communauté motorsport unie. Ricciardo cite son admiration pour le NASCAR, surprenant certains fans F1. Son passage chez Red Bull et McLaren l’a ouvert à d’autres formes de pilotage.
Enfin, sa collaboration avec Conor Daly via sa marque Enchanté, avec du merchandising pour l’occasion, symbolise ce pont entre séries.[2]
La peur persistante des ovale
Les ovale effraient toujours Ricciardo, comme en 2022 où il lâchait un franc « F*** that, les ovale me font peur ». Rien n’a changé : « Ouais, je pense que tu as dit que Max [Verstappen] l’a dit. Je le dis depuis des années. Ça me fout la trouille. »
Cette appréhension est commune chez les pilotes F1 habitués aux circuits routiers. L’Indy 500, avec ses vitesses folles – jusqu’à 228 mph en essais récents – et ses banking, impose un style unique.[3]
Pourtant, Ricciardo respecte cette discipline. Après avoir visité Daytona fin 2025, il a été bluffé : « Mec, certaines choses, il faut les voir en vrai. » L’Indy 500 promet le même choc.
Il ne pilotera pas, mais observera de près. « Je serai content de ne pas avoir de combinaison ou de casque ! », plaisante-t-il. Cette honnêteté humanise les stars de la F1.
Son podcast avec Daly, disponible ici, détaille ces craintes et son enthousiasme.
Excitation pour la 110e édition des 500 Miles
Ricciardo est « plus excité qu’enfant pour une course ». À 36 ans, cette visite marque un retour au paddock après deux ans d’absence. « Ce que tu m’as dit sur l’Indy et les 500 – je n’ai jamais été aussi excité depuis gamin pour aller à une course en simple fan. »
Conor Daly, ayant couru en Europe, a vendu l’événement. « Ça va vraiment me toucher fort », confie Ricciardo. La taille de l’infield, le bruit des moteurs, l’intensité : tout l’intrigue.
Le 24 mai 2026, la course coïncide avec le Grand Prix du Canada de F1. Parmi les engagés, consultez la liste officielle. Arrow McLaren dévoile des livrées spéciales alléchantes.
Ford, son partenaire, sera présent. Ricciardo compare l’agenda IndyCar au rythme F1 : curieux de cette « normalité » retrouvée.
Les essais battent leur plein, avec Conor Daly en tête à 228 mph. L’Australien vivra l’ambiance unique des 500 Miles.
Cette expérience pourrait ouvrir de nouvelles portes, sans viser un retour en piste. Ricciardo incarne le passionné pur.
En conclusion, les mots de Ricciardo apaisent les tensions perçues entre F1 et IndyCar. Sa présence aux 500 Miles le 24 mai renforcera les liens. Pour l’IndyCar, attirer une icône comme lui booste la visibilité. Reste à voir si cette visite le convertira définitivement aux ovale – de loin ! [4]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.