Ryan Hunter-Reay n’a pas oublié la déception cuisante de l’Indy 500 2025. Pilote floridien de 45 ans, il menait la course avec l’écurie Dreyer & Reinbold Racing au volant de la #23 Chevrolet, après avoir bouclé 48 tours en tête lors d’une apparition unique. Mais un arrêt au stand raté à 31 tours de l’arrivée a tout fait basculer : à court de carburant, son moteur s’est éteint à l’entrée des stands, l’empêchant de redémarrer et le reléguant à une frustrante 21e place finale.
« Ça fait plus mal que tout ce que j’ai connu dans ma carrière », confie Hunter-Reay aujourd’hui, encore marqué par cet épisode. Alors qu’Alex Palou (Chip Ganassi Racing) s’adjugait la victoire, le Floridien revivait en boucle ce qui aurait pu être une histoire légendaire, comparable au Derby du Kentucky cette année-là.

Retour sur le calvaire des Indy 500 2025
L’aventure 2025 de Ryan Hunter-Reay avec Dreyer & Reinbold avait débuté sous les meilleurs auspices. Pour sa participation unique, la #23 Chevrolet traversait pour la première fois le virage 1 à pleine vitesse en conditions de course, sans jamais avoir été poussée dans ses retranchements auparavant.
Hunter-Reay s’est vite imposé dans le peloton de tête, menant 48 tours et se battant pour la victoire. L’équipe a opté pour une stratégie agressive en prolongeant son relais avant le dernier arrêt, mais cela s’est avéré une erreur de jugement. « Nous avons été un peu trop gourmands sur le carburant. Nous avons fait une boucle de trop », admet-il.
À l’approche des stands avec 31 tours restants, après un hoquet à la sortie du virage 4, le moteur a toussé et s’est coupé. Incapable de redémarrer malgré un faible régime au ralenti, la journée était terminée pour Hunter-Reay. Il aurait ressorti devant Palou, avec deux tours d’écart, une position idéale pour gérer avec son expérience.
Cette défaillance n’était pas isolée : la voiture principale avait pris feu lors du Carb Day, forçant l’utilisation de la voiture de secours. Malgré cela, Hunter-Reay avait failli créer l’exploit.
- Tours en tête : 48
- Position finale : 21e
- Problème clé : Manque de carburant au dernier pit stop (tour 169)
- Vainqueur : Alex Palou
Cette mésaventure hante encore l’ancien vainqueur de 2014.
Les nuits blanches et l’émotion brute
La défaite a profondément affecté Hunter-Reay. « Je n’ai pas dormi », avoue-t-il. Pendant quatre nuits, il n’a enchaîné que deux heures de sommeil par nuit, ressassant ce qui aurait pu être.
Il imaginait sa famille en cercle de la victoire, les émotions déferlantes avant même le départ. « Tout le monde était dévasté avant la course », se souvient-il, soulignant l’intensité collective.
Cette douleur surpasse même ses pires moments en carrière. « Tout ce que je dis est au conditionnel : ‘j’aurais’ », regrette-t-il, conscient des aléas du sport auto.
Pourtant, cette épreuve renforce sa détermination. À 45 ans, il refuse de s’apitoyer.
Un nouveau départ avec Arrow McLaren en 2026
Aujourd’hui, Hunter-Reay tente d’oublier 2025 avec une nouvelle opportunité : un one-off au volant de la #31 Chevrolet chez Arrow McLaren. Il rejoint les titulaires Pato O’Ward, Christian Lundgaard et Nolan Siegel pour les 500 Miles d’Indianapolis.
« C’est une grande opportunité », déclare-t-il. Malgré les défis inhérents aux apparitions uniques – assemblage d’équipe ponctuel, voiture inédite en course –, il reste optimiste.
Les essais ont commencé en fanfare compliquée : des soucis électriques les deux premiers jours ont limité les tours à une vingtaine le premier jour. « Nous sommes un jour en retard », note-t-il, habitué aux pannes de croissance des one-off.
Les ressources d’Arrow McLaren inspirent confiance. « Ils me donnent la meilleure chance possible de gagner », assure Hunter-Reay. Prizepicks s’associe à Arrow McLaren pour l’entrée de Ryan Hunter-Reay aux Indy 500, avec une livrée spéciale dévoilée récemment.
- Équipiers : Pato O’Ward, Christian Lundgaard, Nolan Siegel
- Sponsor principal : PrizePicks
- Préparation : Retard dû à problèmes électriques
- Objectif : Effacer 2025 et viser un second sacre
Son expérience, y compris sa victoire de 2014, fait de lui un atout précieux pour l’écurie, comme le soulignent ses coéquipiers sur le site officiel d’IndyCar.
Ryan Hunter-Reay aborde les Indy 500 2026 avec une motivation intacte, déterminé à transformer la douleur de 2025 en triomphe. Les ressources d’Arrow McLaren et son vécu en font un outsider sérieux dans un peloton ultra-compétitif. La course, prévue fin mai, promet déjà des étincelles : saura-t-il saisir sa revanche ? Les fans attendent de voir si « Captain America » réécrira l’histoire à Indianapolis.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.