Hamilton a retiré de la charge à l’avant avant le départ, générant un sous-virage massif qui l’a fait perdre du temps dès les premiers tours à Silverstone.

Le choix de réglage pré-course
Ferrari estimait un déficit de 0,6 seconde sur les lignes droites face à Mercedes avant le week-end. Hamilton a décroché la pole du sprint le vendredi, une surprise même pour l’équipe. Antonelli a remporté le sprint tandis qu’Hamilton terminait deuxième. Le dimanche, Leclerc a gagné devant Hamilton troisième.
Leclerc a augmenté la charge avant par rapport à la qualification. Hamilton a fait le choix inverse pour stabiliser l’arrière, retirant de la charge à l’avant. Ce basculement a créé un sous-virage prononcé dès le départ de la course.
Le pilote a reconnu sa responsabilité et celle des ingénieurs sur ce choix trop bas de charge avant. Le déséquilibre s’est manifesté immédiatement dans les virages lents comme Village et The Loop, mais aussi dans les sections rapides telles que Stowe et Copse.
L’impact sur le premier relais
Le temps perdu à Copse a entraîné un déficit de vitesse sur la séquence Maggots-Becketts-Chapel. Hamilton a accumulé du stress sur les pneus avant, au point de craindre l’apparition de graining. Pirelli avait déjà signalé ce risque après les essais du vendredi.
Dario Maraffuschi a expliqué que le sous-virage ne génère pas de température optimale mais augmente l’usure. Hamilton a tenté des ajustements au volant sur le différentiel et le frein moteur pour retrouver de la rotation.
Le retard sur Leclerc a atteint dix secondes avant le premier arrêt. L’arrêt a duré cinq secondes, creusant encore l’écart. Les modifications ont permis une amélioration progressive mais trop tardive pour rattraper le rythme.
Les ajustements en course et leurs limites
Hamilton a travaillé avec les ingénieurs sur les paramètres disponibles pendant le relais. Les modifications du différentiel ont amélioré le comportement à mi-relais. Malgré ces corrections, le retard initial n’a pas pu être comblé.
Le package Ferrari souffrait déjà d’un équilibre fragile entre survirage en qualification et sous-virage en course. La décision opposée à celle de Leclerc a amplifié l’écart entre les deux monoplaces.
Le cas Hamilton illustre comment un réglage pré-course peut compromettre toute la stratégie de course lorsque les conditions évoluent.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.