La récupération de sa blessure à l'épaule freine le contrat Ducati de Marc Márquez

MotoGP

Marc Márquez poursuit ses négociations avec Ducati pour un nouveau contrat en MotoGP, mais sa récupération physique constitue le principal obstacle. Après une saison 2025 couronnée de succès avec un titre de champion du monde, l’Espagnol a été stoppé net par une fracture à l’épaule droite lors du Grand Prix d’Indonésie. Ducati, impatient de le retenir, priorise sa signature avant de finaliser son deuxième siège d’usine, mais Márquez hésite à s’engager sur deux ans sans certitude sur son état.

Lors du test de Buriram, en Thaïlande, le pilote de 32 ans a ouvertement évoqué ses préoccupations. Bien que désireux de prolonger avec la marque de Borgo Panigale, il conditionne un accord pluriannuel à une amélioration tangible de sa condition physique. Cette prudence fait suite à une interruption forcée en fin de saison dernière, et les discussions traînent malgré l’urgence avant le début de la campagne 2026.

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Les enjeux stratégiques des négociations

Ducati vise un engagement de Marc Márquez jusqu’à la fin de 2028, un contrat de deux ans aligné sur ses projets à moyen terme. L’Italien a fait de l’Espagnol sa priorité absolue après ses 11 victoires en 2025, éclipsant même les décisions sur Pecco Bagnaia ou d’autres talents comme Pedro Acosta. Cette prolongation renforcerait la domination Ducati, déjà évidente lors des tests de pré-saison.

Márquez, de son côté, préfère initialement une saison unique pour évaluer sa forme et la compétitivité des motos sous les nouvelles règles à 850cc en 2027. Les rumeurs évoquent aussi des clauses spécifiques, comme une option de sortie si les performances Ducati faiblissent. Selon Davide Tardozzi, directeur d’équipe Ducati, « nous cherchons à renouveler le champion du monde », confirmant l’avancée positive mais laborieuse des pourparlers.

Le budget entre en jeu : Ducati ajuste ses allocations en faveur des pilotes les plus performants, Márquez en tête avec 15 podiums l’an dernier. Mauro Grassilli, directeur sportif, admet que « le renouvellement a été un peu plus difficile que le premier contrat », sous-estimant initialement certains aspects financiers. Ces négociations bloquent partiellement le marché des transferts MotoGP.

Malgré des annonces précoces en janvier sur un accord imminent[1][2], les tests de février montrent que rien n’est scellé. Márquez joue la carte de la stabilité sans risque excessif.

L’historique des blessures de Márquez

La fracture à l’épaule droite, causée par la collision avec Marco Bezzecchi (Aprilia) au départ du GP d’Indonésie, a écourté sa saison triomphale. Absent quatre mois, Márquez a repris la moto à Sepang début février, puis à Buriram ce week-end. Cette blessure s’ajoute à un palmarès chargé : quatre opérations à l’épaule droite entre 2018 et 2022, une diplopie en 2021 et des chutes récurrentes.

« Pour moi, ce n’est pas l’âge qui rend les choses plus dures. C’est les blessures, une après l’autre », confie-t-il. Son corps récupère plus lentement, avec un hiver prolongé pour la remise en forme. À Buriram, il note « un petit pas » entre la Malaisie et la Thaïlande, essentiel pour envisager deux ans.

Les exemples passés illustrent le toll : en 2019, une fracture d’humérus l’a écarté quatre courses ; en 2020, humerus et scaphoïde. Ces incidents cumulés rendent Márquez prudent, évitant les décisions hâtives sous l’emprise de la douleur.

Malgré deux chutes lors de la première journée à Buriram, où son frère Alex a dominé, Marc a signé le deuxième temps. Cette résilience physique reste le pivot des talks.

  • Blessures majeures récentes :
    1. Fracture épaule droite (octobre 2025, Indonésie).
    2. Quatre opérations épaule (2018-2022).
    3. Diplopie et multiples chutes (2021-2024).

Déclarations clés lors du test de Buriram

À Buriram, Márquez est clair : « Nous travaillons dessus avec Ducati. L’idéal pour eux est deux ans, sinon on est au milieu de nulle part. » Il accepte deux ans si sa shoulder progresse : « Si aujourd’hui je sens un petit pas et demain un autre, ce ne sera pas un problème. »

Sur l’hésitation initiale : « Oui, c’est ma plus grande limitation. Quand on est blessé, on ne peut pas prendre de décisions ni signer de contrats. » Il évalue sa nouvelle blessure, qui « récupère bien » après quatre mois d’arrêt. Ducati patiente, priorisant sa santé.

Ces mots résonnent après Sepang, où Ducati a brillé. Comme détaillé dans notre couverture du test de Sepang, Alex Márquez a devancé le peloton, Marc suivant de près malgré sa convalescence.

La transparence paie : « On travaille bien avec Ducati. » Après la course de Thaïlande, deux semaines de pause permettront d’avancer.

Perspectives pour la saison 2026

La saison 2026 démarre bientôt, avec Márquez en équipe officielle Ducati. Son intégration, après Gresini en 2024-2025, vise la reconquête collective. Ducati domine les tests, mais Márquez veut confirmer sa forme avant Kuala Lumpur.

Les règles 2027 (850cc) pèsent : il veut tester la compétitivité. Sur les prolongations potentielles, les observateurs tablent sur un accord rapide post-Buriram.

Son mental reste affûté : « Je me sens jeune mentalement, comme une fusée. » Avec Bagnaia ou Acosta comme coéquipier, Ducati vise la passe de trois.

La clé : évolution physique. Si positive, signature imminente ; sinon, un an suffira.

Les négociations illustrent la maturité de Márquez : prioriser la santé sur l’urgence. Ducati, confiant, attend le signal vert pour officialiser, stabilisant son line-up dominant. Cette saga pourrait se conclure avant le GP d’ouverture, boostant les ambitions 2026. Reste à suivre Buriram : une confirmation physique ouvrirait la voie à un bail long terme, promettant du spectacle en MotoGP.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.