L’Automobile Club de l’Ouest (ACO) a dévoilé la liste provisoire d’engagement pour la 94e édition des 24 Heures du Mans, prévue les 13 et 14 juin 2026. Cette grille atteint la capacité maximale de 62 voitures, mais la classe reine Hypercar se réduit à 18 engagés, contre 21 en 2025. [1][2] Ce recul s’explique principalement par le départ de Porsche de la catégorie phare du WEC.
Malgré cette contraction, huit constructeurs seront représentés : Aston Martin, Toyota, Cadillac, BMW, Genesis, Ferrari, Alpine et Peugeot. L’arrivée de Genesis compense partiellement les absences, tandis que Ferrari aborde l’épreuve sur une série de trois victoires consécutives.[1]

La classe Hypercar : 18 voitures au départ
Le départ de Porsche, qui alignait quatre 963 en 2025 (trois en usine et une chez Proton), marque un tournant. La marque allemande, éligible via son titre IMSA GTP 2025, a choisi de se retirer du WEC à huit manches, renonçant à son invitation automatique.[1]
Action Express Racing manque également à l’appel, fidèle à La Sarthe depuis 2023 et les règles LMDh. Cadillac conserve trois V-Series.R : deux chez Jota (usine) et une chez Wayne Taylor Racing, avec la même triplette inchangée : Filipe Albuquerque, Ricky Taylor et Jordan Taylor.
Genesis, marque premium d’Hyundai, fait ses débuts avec deux GMR-001 LMDh sur châssis Oreca, engagées pour la saison complète WEC. Toyota dévoile son TR010 Hybrid révisé après une refonte hivernale majeure de son LMH.
Alpine dispute son dernier Le Mans avant retrait du WEC fin 2026. Ferrari, BMW, Peugeot et Aston Martin complètent le plateau stable.
Voici les 18 Hypercars confirmées :
- #007 Aston Martin Valkyrie (Aston Martin Thor Team) : Harry Tincknell, Tom Gamble, Ross Gunn
- #009 Aston Martin Valkyrie (Aston Martin Thor Team) : Alex Riberas, Marco Sorensen, Roman De Angelis
- #7 Toyota GR010 Hybrid (Toyota Racing) : Mike Conway, Kamui Kobayashi, Nyck de Vries
- #8 Toyota GR010 Hybrid (Toyota Racing) : Sebastien Buemi, Brendon Hartley, Ryo Hirakawa[2]
- #12 Cadillac V-Series.R (Cadillac Hertz Team JOTA) : Alex Lynn, Will Stevens, Norman Nato
- #15 BMW M Hybrid V8 (BMW M Team WRT) : Kevin Magnussen, Raffaele Marciello, Dries Vanthoor
- #17 Genesis GMR-001 (Genesis Magma Racing) : Andre Lotterer, Pipo Derani, Mathys Jaubert
- #19 Genesis GMR-001 (Genesis Magma Racing) : Mathieu Jaminet, Paul-Loup Chatin, Daniel Juncadella
- #20 BMW M Hybrid V8 (BMW M Team WRT) : Robin Frijns, Rene Rast, Sheldon van der Linde
- #35 Alpine A424 (Alpine Endurance Team) : Antonio Felix da Costa, Charles Milesi, Ferdinand Habsburg
- #36 Alpine A424 (Alpine Endurance Team) : Frederic Makowiecki, Jules Gounon, Victor Martins
- #38 Cadillac V-Series.R (Cadillac Hertz Team JOTA) : Sebastien Bourdais, Earl Bamber, Jack Aitken
- #50 Ferrari 499P (Ferrari AF Corse) : Antonio Fuoco, Nicklas Nielsen, Miguel Molina
- #51 Ferrari 499P (Ferrari AF Corse) : Alessandro Pier Guidi, James Calado, Antonio Giovinazzi
- #83 Ferrari 499P (AF Corse) : Yifei Ye, Robert Kubica, Phil Hanson
- #93 Peugeot 9X8 (Peugeot TotalEnergies) : Paul di Resta, Stoffel Vandoorne, Nick Cassidy
- #94 Peugeot 9X8 (Peugeot TotalEnergies) : Loic Duval, Malthe Jakobsen, Theo Pourchaire
- #101 Cadillac V-Series.R (Cadillac WTR) : Ricky Taylor, Jordan Taylor, Filipe Albuquerque[3]
Absences et défis pour les ténors
Porsche tourne une page en Hypercar WEC, comme détaillé dans cette analyse approfondie.[4] Les coûts et la réglementation ont pesé, malgré les succès récents.
Action Express Racing surprend par son retrait, laissant Cadillac à trois autos. Proton Competition, sans Porsche, se recentre sur LMP2.
Alpine prépare sa sortie, focalisée sur la F1. Toyota et Ferrari, favoris, innovent : TR010 Hybrid et évolutions de la 499P.
Ces changements introduisent un ballast de succès en 2026 pour équilibrer les forces. Les stratégies BoP seront cruciales à La Sarthe.
La grille reste compétitive, avec neuf pneus différents (Michelin, Goodyear). Les essais printaniers révéleront les hiérarchies.
LMP2 : une grille gonflée à 19 autos
La catégorie LMP2 passe à 19 Oreca 07-Gibson, dont 10 Pro-Am, contre 17 en 2025. Inter Europol défend son titre avec deux autos en P2 standard.
United Autosport et Proton Competition alignent deux châssis chacune. Nouveaux venus : DKR Engineering, CrowdStrike Racing by APR, Vector Sport, Duqueine Team, CLX Motorsport, RD Limited.
Doriane Pin chez Duqueine, Pietro Fittipaldi chez Vector, Tom Dillmann et Nick Yelloly chez Inter Europol. Mikkel Jensen (futur McLaren Hypercar) pilote la #22 United avec Gregoire Saucy et Rasmus Lindh.
Louis Deletraz et Dane Cameron chez AO by TF, Oliver Jarvis chez United. La classe promet du spectacle en soutien Hypercar.
Cinq LMP2 en réserve complètent le pool. La liste complète est disponible ici en PDF officiel.[3]
LMGT3 : record à 25 engagés
LMGT3 explose à 25 autos, avec Aston Martin et Corvette ajoutant une unité. Porsche reste championne invaincue depuis 2024, mais Iron Dames se retire.
Heart of Racing aligne deux Aston Martin Vantage GT3, plus une via Racing Spirit of Leman. Corvette passe à trois : TF Sport, Racing Team by Turkey, 13 Autosport.
Garage59 gère deux McLaren 720S pour le britannique. Kessel Racing double en Ferrari 296 GT3 Evo. Neuf constructeurs : Corvette, McLaren, Ferrari, Aston Martin, BMW, Mercedes, Ford, Lexus, Porsche.
BMW, Ford et Lexus limitent à deux autos WEC. Quatre LMGT3 en réserve. Pour une vue d’ensemble, consultez cette entrée détaillée.[5]
Perspectives pour 2026
Neuf autos en réserve (5 LMP2, 4 LMGT3) offrent de la flexibilité. Ferrari vise un quadruplé, Toyota son retour en force, Genesis impressionne en tests.
La réduction Hypercar resserre la lutte, favorisant l’imprévu sur 24 heures. Les pilotes français comme Nato, Bourdais, Duval ou Jaubert ajoutent du piment local.
La saison WEC culminera à Le Mans, avec implications pour 2027 (McLaren, Ford Hypercar). Une édition à suivre de près, alliant tradition et renouveau.[6]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.