FEProchaine course : Berlin ePrix
--j--h--m

Kevin Harvick : « J'aurais licencié Jim Pohlman moi aussi »

Kevin Harvick n’a pas mâché ses mots concernant le récent changement de chef d’équipe chez Richard Childress Racing pour Kyle Busch. Après dix courses de la saison NASCAR Cup 2026, RCR a décidé de remplacer Jim Pohlman par Andy Street au volant de la Chevrolet n°8. Ce mouvement intervient juste après la dixième place de Busch à Talladega, premier top-10 de l’équipe cette année.[1][2]

Harvick, ancien pilote RCR et habitué des décisions fermes de Richard Childress, a approuvé cette mesure sur son podcast Happy Hour. Il a pointé du doigt les personnalités explosives des deux hommes, prédisant dès le début que leur association ne tiendrait pas. Cette affaire met en lumière les tensions internes qui minent les performances de Busch, actuellement 27e au championnat.

kyle-busch-crew-chief-change_0.webp

Les échanges radio explosifs à Bristol

Les problèmes entre Kyle Busch et Jim Pohlman ont éclaté au grand jour après la course de Bristol. Des transmissions radio rendues publiques ont révélé une frustration palpable. Busch s’exclamait : « Qu’est-ce que le putain de problème maintenant ? Est-ce que c’est de travers ou est-ce qu’il laboure ? À quoi ça ressemble, bordel ? » Pohlman répondait calmement : « Ça n’entre toujours pas dans le virage. »

La conversation a dégénéré rapidement. Busch insistait : « Pourquoi ? Je ne comprends pas ! On resserre et pourquoi ça n’entre pas dans le putain de virage ? » Pohlman répliquait : « Je sais que tu es frustré. Se hurler dessus pendant la course ne va pas aider. On est dans le même bateau. » Ces échanges ont marqué les esprits.

Harvick a analysé ces moments sur son émission. Il a décrit la dynamique comme « combative à l’extrême », soulignant que de tels propos sont inacceptables. Pour lui, un chef d’équipe ne doit pas s’adresser ainsi à son pilote, même en pleine colère.

Cette incident n’était pas isolé. Busch se plaignait : « C’est la même merde chaque semaine. » Les performances décevantes, malgré une pole à Daytona, ont accéléré la décision. RCR procède à un nouveau changement de chef d’équipe pour Kyle Busch, comme détaillé dans notre analyse récente.

Le profil d’Andy Street, le remplaçant attendu

Andy Street retrouve le rôle de chef d’équipe pour Busch, un poste qu’il avait occupé en intérim fin 2025. Ensemble, ils avaient signé deux top-10 en cinq courses, dont une 5e place. Street, vétéran de RCR depuis 20 ans, apporte une expérience solide en O’Reilly Series avec 11 victoires.

Richard Childress a justifié le choix : « Ce mouvement vise à placer nos talents dans les meilleures positions pour réussir. » Mike Verlander, président de RCR, a ajouté : « Nous croyons en nos gens, mais nous exigeons de meilleurs résultats. Andy et Kyle ont déjà travaillé ensemble. »[1]

Street est décrit comme « très calme et expérimenté » par Harvick. Contrairement à Pohlman, son tempérament posé pourrait apaiser les relations. Il a notamment aidé Austin Hill en Championship 4 en 2024.

Pohlman reste chez RCR dans un rôle de direction compétitive. Son arrivée en Cup provenait de JRM, où il avait brillé en O’Reilly. Jim Pohlman chef d’équipe Kyle Busch RCR 2026 avait suscité des espoirs, vite douchés.

L’analyse de Harvick sur les clashes de personnalités

Harvick connaît bien RCR pour y avoir passé la première moitié de sa carrière. Il a vu Childress « tirer sur la gâchette sans hésiter » pour changer les choses. « Pohlman est comme Busch : vocal, rugueux, explosif. Ça n’allait jamais marcher », a-t-il déclaré.

Il va plus loin : « Si j’avais un chef d’équipe qui me parlait comme ça, je le virerais vite fait. C’est inacceptable. » Harvick tolère la colère, mais pas ce ton sur la radio channel two après Bristol.

Cette philosophie reflète l’approche de Childress. Après Talladega, 11e course environ, le timing est idéal pour relancer la n°8 et la n°3. Harvick croit encore en Busch : « Richard pense que Kyle peut y arriver, il faut juste le bon scénario. »

Les exemples historiques abondent. Chez RCR, les changements rapides ont souvent payé. Harvick cite son propre parcours pour illustrer.

Perspectives pour Kyle Busch et RCR

Busch traverse une disette de 103 courses sans victoire en Cup. Sa pole à Daytona 2026 n’a pas suffi. Le top-10 à Talladega est un sursaut, mais 27e au classement reste décevant. Découvrez les détails du changement chez RCR.

Street doit stabiliser l’équipe. Ses succès en O’Reilly inspirent confiance. RCR mise sur la continuité interne pour progresser.

Harvick insiste : « Il faut mettre toute l’équipe en meilleure position. » Le Texas Motor Speedway sera le premier test.

Cette décision montre la fermeté de RCR. Pour Busch, double champion, c’est une chance de rebondir.

Le verdict des pistes dira si Street est la clé. RCR vise les playoffs ; Busch a le talent, mais le package doit suivre. Cette saison 2026 reste ouverte, et ce changement pourrait tout relancer.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.