Un juge de la cour de chancellerie du comté de Davidson a rejeté une pétition visant à amender la charte métropolitaine de Nashville pour supprimer les courses automobiles du Nashville Fairgrounds Speedway. Cette décision, rendue par la chancelière Patricia Head Moskal, porte un coup dur aux opposants de l’activité, qui cherchaient à la remplacer par du logement abordable et de la main-d’œuvre. L’affaire, intentée par l’ancien pilote Neil Chaffin contre Mike Kopp et Saul Solomon, repose sur des erreurs techniques dans la formulation de la pétition.[1][2]
La charte protège les activités traditionnelles du site depuis 2011, suite à un vote des résidents. Les promoteurs des courses voient dans ce revers une victoire temporaire pour préserver l’héritage du circuit. Speedway Motorsports continue de négocier un bail à long terme pour moderniser l’infrastructure et ramener des séries nationales NASCAR.

L’historique de la charte protectrice de 2011
La charte métropolitaine de Nashville, amendée en 2011 par référendum, garantit la poursuite des activités menées au Tennessee State Fairgrounds au 31 décembre 2010. Cela inclut la foire d’État du Tennessee, les événements du centre Expo, les marchés aux puces et les courses automobiles. Aucune démolition n’est possible sans l’approbation de 27 voix au conseil métropolitain ou une modification de la charte.[3]
Ce texte vise à préserver un site historique où les courses ont lieu depuis 1904. Le Nashville Fairgrounds Speedway a accueilli la série NASCAR Cup de 1958 à 1984. Aujourd’hui, il propose des programmes hebdomadaires locaux et régionaux, ainsi que des événements de séries touring comme ASA.
Les promoteurs actuels, Track Enterprises sous la direction de Bob Sargent, respectent des restrictions sur le bruit et les horaires. Le circuit nécessite des investissements urgents pour son infrastructure. Speedway Motorsports (SMI) propose un partenariat avec la ville pour revitaliser le site.
La controverse récente s’inscrit dans un débat plus large sur l’usage du terrain public. Les opposants arguent que les courses génèrent du bruit et polluent, tandis que les défenseurs soulignent l’héritage culturel et économique.
Un sondage récent montre un soutien des électeurs pour la rénovation du circuit plutôt que sa fermeture.
La proposition d’amendement controversée
Le comité de révision de la charte a validé une pétition pour le bulletin de novembre 2026, supprimant les courses automobiles. Le nouveau texte propose : « Continuer les activités autres que les courses automobiles, incluant la foire d’État du Tennessee, les événements Expo, les marchés aux puces et le logement abordable/main-d’œuvre tel que défini dans le code des ordonnances 2026. » Il ajoute l’interdiction des courses dans un rayon de 1 000 pieds de Brown’s Creek.[3]
Le titre de la pétition, « Mise à jour des fonctions et devoirs du Metropolitan Board of Fair Commissioners », est jugé trompeur. Il ne mentionne pas explicitement la suppression des courses ni l’ajout de logements.
Les termes « logement abordable » et « main-d’œuvre » ne sont pas définis dans la pétition, risquant de confondre les électeurs. La référence à la « foire d’État du Tennessee » est périmée, car elle se tient désormais à Lebanon, dans le comté de Wilson, depuis 2019.
La coalition Restore Our Fairgrounds, menée par Mike Kopp et Saul Solomon, a recueilli plus de 50 000 signatures. Elle vise à prioriser le logement face à la crise immobilière de Nashville.
Cette initiative s’oppose aux plans de SMI pour un retour des courses NASCAR nationales.
Le procès de Neil Chaffin contre les pétitionnaires
Neil Chaffin, ancien pilote et membre du Speedway Hall of Fame, a déposé une plainte le 20 février 2026. Il accuse Kopp et Solomon d’erreurs rédactives trompeuses. Les arguments portent sur la confusion autour de la foire et les définitions manquantes.[1]
Chaffin argue que la pétition masque une volonté de détruire un site historique. « Les courses sont une partie chérie des fairgrounds depuis plus d’un siècle », déclare-t-il.
L’audience finale a eu lieu récemment, avec une décision rapide attendue. La cour a rejeté l’argument sur la foire périmée, estimant que les pétitionnaires ne doivent pas corriger la charte existante.
Seth Cline, avocat de Chaffin, a insisté sur la clarté requise pour les référendums. Les défendeurs ont minimisé les erreurs comme techniques.
Cette affaire prolonge un conflit récurrent sur le bruit et l’usage du site.
La décision de la chancelière Moskal et ses motifs
La chancelière Patricia Head Moskal a invalidé la pétition pour titre trompeur et absence de définitions. « Le titre ne exprime pas clairement le sujet : supprimer une activité permise et en ajouter une nouvelle », écrit-elle dans l’ordonnance.[1]
Elle note que l’amendement modifie substantiellement la charte sans le refléter. Un titre comme « Référendum pour supprimer les courses et ajouter du logement abordable » aurait été plus clair.
La cour rejette la responsabilité des pétitionnaires pour le langage obsolète de la charte. Aucune autre erreur n’est retenue contre eux.
Mike Kopp réagit : « C’est un revers technique temporaire. Nous reformulerons et redéposerons rapidement. »[2]
Chaffin célèbre : « J’espère que le maire et le conseil agiront pour restaurer le speedway. »
Conséquences pour le référendum de novembre 2026
La pétition doit repartir de zéro : nouveau dépôt auprès du comité de révision, puis 50 000 signatures d’ici le 5 juillet pour le bulletin de novembre. Un nouveau défi légal est probable.
Restore Our Fairgrounds reste déterminée, voyant la décision comme un obstacle mineur. Ils visent à résoudre les points techniques.
Les défenseurs des courses gagnent du temps pour les négociations SMI-ville. Le circuit accueille bientôt la CARS Tour en avril.
- Avantages pour les pro-courses : Délai pour mobiliser l’opinion, sondages favorables à la rénovation.
- Risques : Nouvelle pétition plus solide pourrait passer.
- Échéances clés : Redépôt imminent, signatures juillet, vote novembre.
- Enjeux économiques : Logement vs héritage racing et tourisme.
SMI pousse pour un bail long terme incluant modernisations.
Pour en savoir plus sur les plans de protection du circuit, consultez cet article de Motorsport.com. Les détails de la décision sont disponibles sur The Tennessean.
Cette décision reporte le référendum Nashville 2026 sur courses auto, mais le débat sur l’avenir du Fairgrounds Speedway reste vif. Les amateurs de NASCAR espèrent un partenariat salvateur avec SMI pour préserver ce joyau historique. Nashville doit équilibrer tradition et besoins modernes, sous peine de perdre une partie de son identité racing. L’issue influencera potentiellement le retour de grandes séries au cœur de Music City.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.