Andrea Stella, le directeur d’équipe McLaren, a reconnu que Ferrari et Mercedes ont affiché un rythme supérieur lors des simulations de course aux essais pré-saison de Bahreïn pour la saison 2026 de Formule 1.[1][2] Ces premiers tests, tenus du 11 au 13 février au circuit international de Sakhir, ont levé une partie du voile sur la hiérarchie, avec un groupe de tête clair composé des quatre traditionnelles grandes équipes : Mercedes, Ferrari, Red Bull et McLaren.
Bien que McLaren ait accumulé un nombre impressionnant de tours, Stella tempère les enthousiasmes et place ses rivaux en pole position à ce stade précoce.

Les simulations de course mettent Ferrari et Mercedes en avant
Les longues relays disputées jeudi et vendredi ont révélé des tendances intéressantes. Charles Leclerc chez Ferrari et Lewis Hamilton chez Mercedes ont brillé lors de ces sessions critiques.
« En termes de rythme de course, je peux confirmer que le rythme de Ferrari semble très compétitif », a déclaré Stella. Il a noté que les simulations d’Antonelli et Hamilton étaient plus rapides que celles de McLaren, tandis que celle de Leclerc était au même niveau.[1]
Oscar Piastri a également participé à une simulation, mais McLaren reconnaît un léger écart. Ces observations proviennent d’analyses croisées dans le paddock, où les équipes comparent discrètement les données.
Ferrari a dépassé Mercedes en termes de distance parcourue après les soucis de fiabilité de ces derniers en seconde moitié de test. Cela renforce l’idée d’une Scuderia en forme.
Andrea Kimi Antonelli, le jeune pilote Mercedes, a mené un doublé impressionnant le dernier jour, comme détaillé dans notre article dédié.[3]
Red Bull bien armé malgré les nouveaux moteurs
Red Bull s’est distingué par son déploiement d’énergie impressionnant avec son premier moteur électrique plus puissant de 2026. En tant que nouveau fabricant de PU, cette performance est remarquable.
Stella estime que Red Bull est « très bien équipé » et qu’aucune des quatre grosses écuries n’a raté le coche. Le groupe de tête reste serré.
Mercedes a ouvert les hostilités avec sa fiabilité à l’épreuve de Barcelone, tandis que Ferrari a émergé comme sujet de discussion majeur. George Russell a parlé d’un « reality check » pour Mercedes, avec Red Bull en avance.[4]
Les données partielles des longues courses suggèrent un avantage pour Mercedes et Ferrari sur McLaren, mais c’est un instantané limité.[5]
Stella invite à la prudence : « Je recommande à tout le monde d’être prudent avec ce qu’on voit aux essais. » Les indications précoces placent néanmoins Ferrari et Mercedes au sommet.[1]
Les défis des nouvelles unités de puissance hybrides
Les moteurs 2026, avec un accent sur l’électrique, imposent des adaptations inhabituelles. Les pilotes doivent parfois lever le pied pour maximiser la récupération d’énergie.
« Parfois, il faut faire des choses contre-intuitives pour exploiter au mieux l’unité de puissance », explique Stella. En qualifications, un lift-and-coast avant le freinage ou une récolte en virages rapides deviennent stratégiques.
Malgré cela, les exigences châssis restent classiques : plus d’appui pour plus de vitesse en courbe. L’efficacité aérodynamique primerait toujours.
Stella, qui a poussé la FIA pour trois ajustements impératifs de sécurité, pense que le GP d’Australie sera remporté par la voiture la plus complète, pas seulement par la PU.[2]
- Portée ICE : Puissance du moteur thermique compétitive.
- Harvesting : Récupération d’énergie optimisée.
- Déploiement : Utilisation efficace de la batterie.
La Formule 1 reste complexe, mais les pilotes s’adapteront rapidement.
Perspectives avant la suite des essais et Melbourne
Une seconde session d’essais est prévue à Bahreïn du 18 au 20 février, pour affiner les hiérarchies. Les cinq jours de shakedown à Barcelone avaient déjà posé les bases.
McLaren a complété 422 tours, juste devant Ferrari. Aston Martin traîne encore, selon les stats.[6]
Pour en savoir plus sur les leçons de cette première semaine, consultez cet article de Motorsport.com.[1]
Les pilotes comme Leclerc doutent encore du vrai rythme de Mercedes. La saison s’ouvre à Melbourne fin mars, avec des enjeux énormes sous les nouvelles règles.
Ces essais confirment un championnat disputé entre les ténors. McLaren vise à combler l’écart d’ici là, mais Ferrari et Mercedes partent avec une avance psychologique.
La bataille pour le titre 2026 s’annonce passionnante, où l’équilibre entre châssis et PU définira les leaders. Restez attentifs à la seconde salve de tests pour les clarifications définitives.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.