
Le contexte du shakedown F1 2026 à Barcelone
Le shakedown de Barcelone marque le début des activités pour les monoplaces 2026, avec des restrictions à trois jours maximum par équipe. Red Bull a entamé sa participation lundi, une journée qualifiée de « très productive » par Hadjar, qui a bouclé 158 tours malgré quelques soucis mineurs. C’était la première sortie avec leur propre unité de puissance Red Bull Powertrains, soutenue par Ford.
La pluie a compliqué les choses mardi matin. Verstappen n’a réalisé qu’un seul relais long en pneus slicks avant l’averse. L’équipe a jugé intéressant de tester en conditions humides pour recueillir des données précieuses sur la nouvelle génération de voitures. Comme l’explique Laurent Mekies, team principal : « Nous pensions que ce serait une bonne expérience d’apprentissage et intéressant de rouler sous la pluie avec cette nouvelle génération de monoplaces. »
Ces essais confidentiels permettent aux équipes de valider les bases réglementaires avant les tests officiels. Red Bull, avec son nouveau moteur maison, visait à accumuler du mileage pour identifier les axes d’amélioration. Le crash d’Hadjar a interrompu cette progression, mais n’a pas stoppé le programme.
La piste détrempée a rendu les conditions très piégeuses, particulièrement l’après-midi où Hadjar a pris le relais. Pour plus de détails sur cet accident, consultez notre analyse complète.
Les circonstances précises du crash
Hadjar a perdu le contrôle de la RB22 juste après avoir changé de pneus pluie complets vers des intermédiaires. « Malheureusement, mardi, juste après avoir passé des wets aux inters, j’ai perdu le contrôle de la voiture au dernier virage », a-t-il déclaré. La monoplace a percuté les barrières à l’extérieur du virage 14, endommageant sévèrement l’arrière.[1]
Ce changement de pneus est courant en conditions mixtes, mais la piste encore gorgée d’eau a rendu la voiture imprévisible. Hadjar, habitué aux F2 et IndyCar, découvrait les nouvelles sensations des F1 2026, décrites comme plus prévisibles mais avec moins d’appui aérodynamique.
L’équipe a immédiatement priorisé l’évaluation des dommages. Mekies a qualifié l’incident de « très malheureux », notant les conditions « très délicates » et le fait que cela suivait une journée positive lundi. Red Bull a hésité sur sa troisième journée d’essais, mais a finalement opté pour la prudence.
Malgré le setback, aucun pilote n’a été blessé, et les données wet collectées avant le crash se sont avérées utiles.
La réaction d’Isack Hadjar
Malgré l’incident, Hadjar reste optimiste. « C’était agréable d’avoir une bonne journée lundi. Tout s’est passé très bien, nous avons fait beaucoup plus de tours que prévu », a-t-il souligné, impressionné par le premier roulage avec le nouveau PU. Il admet que les suites n’étaient « pas idéales pour l’équipe ».
Le pilote français met en avant ses premiers apprentissages : « Le positif, c’est que j’ai déjà commencé à comprendre et travailler sur des choses dans la voiture. Il y a encore beaucoup à ajuster, mais ça a été stable jusqu’ici. » Il note que ces F1 sont « très différentes », plus prévisibles, avec moins de charge et plus d’options pour le pilote sur le moteur.
Hadjar, 21 ans, se sent bien préparé pour 2026 : « Je n’aurais pas pu mieux me préparer pour cette saison, et j’espère entrer dans l’année fort, mais nous n’avons pas fini le travail. J’apprends tous les jours. »
Son attitude démontre une maturité bienvenue pour un rookie face à Verstappen.
Le soutien de l’équipe et la reprise des essais
Laurent Mekies apporte un soutien total à son pilote. « Nous avons plus de cent tours lundi avec Isack, une journée positive, puis mardi a été plus difficile. Il est sorti en fin de journée, dans des conditions très piégeuses avec encore beaucoup à régler sur la voiture », explique-t-il. Il insiste : « Ces choses arrivent, et le nombre de tours d’Isack et les apprentissages ne doivent pas être sous-estimés. »
Les mécaniciens ont réalisé un « travail incroyable » pour réparer la RB22 en quelques jours, avec des nuits blanches à Milton Keynes. Vendredi, Verstappen a fourni des retours précieux, aidant à façonner les préparatifs pour Bahreïn.
Mekies loue l’unité avec Ford : « Nous sommes fiers de tous ceux à la base qui nous ont livré ce PU. C’est tôt, rien n’est parfait, mais nous apprenons déjà en tant qu’une équipe. »
Leçons et perspectives pour Red Bull en 2026
Ce shakedown a permis à Red Bull de valider son package moteur-voiture malgré le crash. Les 303 tours cumulés offrent une base solide, avec des insights sur le comportement en humide et les réglages de base.
- Lundi : 158 tours Hadjar, productif.
- Mardi : Données wet, crash.
- Vendredi : 118 tours Verstappen.
Pour la suite, l’équipe se concentre sur les affinages step by step. Lisez l’explication complète d’Hadjar sur Motorsport.com. Autosport détaille l’indécision initiale de Red Bull.
Cet épisode, bien que regrettable, renforce la résilience de Red Bull et l’adaptation rapide d’Hadjar. Pour la saison 2026, ces leçons en conditions variées pourraient s’avérer cruciales, positionnant l’équipe pour un championnat compétitif dès Bahreïn. L’avenir s’annonce prometteur malgré ce premier couac.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.