Isack Hadjar, le nouveau pilote Red Bull, a connu un incident majeur lors du shakedown F1 à Barcelone. Mardi, dans des conditions humides, il a perdu le contrôle de la RB22 au dernier virage, provoquant d’importants dommages à l’arrière de la monoplace. Cet accident est survenu en pleine semaine d’essais confidentiels sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, dédiée aux nouvelles réglementations.[1]
Malgré cet imprévu, l’équipe a pu reprendre les essais vendredi grâce à un travail colossal des mécaniciens. Max Verstappen a bouclé 118 tours, portant le total à 303 pour Red Bull. Cet événement met en lumière les défis des premiers tours de roue avec la nouvelle unité de puissance Red Bull Powertrains, soutenue par Ford.

Les circonstances de l’accident
L’incident s’est produit tard mardi, lors de la deuxième journée d’essais pour Red Bull. La piste était détrempée par la pluie, rendant les conditions extrêmement piégeuses. Hadjar venait de passer des pneus pluie complets (wets) aux intermédiaires (inters), une transition qui a joué un rôle clé dans la perte de contrôle.[1]
Au virage 14, le dernier du circuit, la RB22 a glissé et percuté les barrières. Les dommages à l’arrière étaient sévères, obligeant l’équipe à importer des pièces de rechange. Heureusement, le pilote français est sorti indemne du cockpit.[2]
Ce shakedown, tenu sous haute confidentialité, visait à valider les nouvelles monoplaces de génération 2026. Les équipes ont trois jours maximum d’essais, et Red Bull en avait déjà complété deux. La météo capricieuse a transformé cette session en véritable test de robustesse.
La décision de rouler sous la pluie était intentionnelle, selon Laurent Mekies. L’équipe voulait collecter des données humides précieuses avec les nouvelles autos, plus prévisibles mais moins chargées aérodynamiquement.
Malgré le crash, Hadjar avait accumulé 158 tours avant l’incident, un bilan positif pour un premier contact approfondi.
Le témoignage d’Isack Hadjar
Isack Hadjar a rapidement expliqué les raisons de son erreur. « Malheureusement, mardi, juste après avoir passé des wets aux inters, j’ai perdu le contrôle de la voiture au dernier virage, et je sais que les conséquences n’étaient pas idéales pour l’équipe », a-t-il déclaré.[1]
Le pilote, promu chez Red Bull au détriment de Yuki Tsunoda après une saison en F1, s’est montré philosophe. Il a noté la productivité de lundi, avec plus de tours que prévu malgré un premier jour avec la nouvelle PU maison.
« Ces voitures sont différentes, très différentes. Il y a définitivement moins de charge en général, et elles sont un peu plus prévisibles par rapport à la génération précédente », a ajouté Hadjar. Il apprécie la simplicité des nouvelles autos et les options offertes par la PU.
Promu rapidement, le Français de 21 ans voit dans ce shakedown une préparation idéale. « Je n’aurais pas pu mieux me préparer pour cette saison, et j’espère entrer dans l’année fort », conclut-il.
Ses 158 tours démontrent une adaptation rapide, malgré l’accident.
La réaction de l’équipe Red Bull
Laurent Mekies, team principal, a soutenu son pilote sans réserve. « C’était malheureux, mais ces choses arrivent, et cela venait après une journée très positive lundi pour lui », a-t-il affirmé. Le dirigeant insiste sur les leçons tirées et les données humides collectées.[1]
Les mécaniciens ont réalisé un travail « incroyable » pour réparer la RB22 en temps record. Des nuits blanches ont permis de boucler la troisième journée vendredi. Mekies loue aussi les ingénieurs pour cette première PU Red Bull Powertrains.
Ford était présent sur place, soulignant l’importance de ce partenariat. « Nous sommes fiers de tous ceux à la base qui nous ont livré cette PU », ajoute Mekies.
L’équipe n’était pas pressée pour une troisième journée immédiate, mais a choisi de maximiser les données avec Verstappen.
Ce crash n’entame pas la confiance en Hadjar, vu comme un talent prometteur.
Le retour en piste et les avancées techniques
Vendredi, Max Verstappen a pris le volant pour une session complète. Ses 118 tours ont fourni des retours précieux sur la voiture et la PU. Le total de 303 tours pour l’équipe est un bon début.
Les nouvelles monoplaces offrent moins de downforce, mais plus de prévisibilité. La PU Red Bull-Ford montre un potentiel, malgré du travail à venir.
- Lundi : 145 tours (Hadjar/Max), premiers tours avec PU maison.
- Mardi : Tours limités par pluie, crash Hadjar.
- Vendredi : 118 tours (Verstappen), focus développement.
Ces essais préparent le GP de Bahreïn. Pour plus de détails, consultez l’article complet sur Motorsport.com.[1]
En France, Le Mag Sport Auto rapporte les conséquences.[3]
Cet incident souligne les risques des shakedowns, mais renforce la cohésion chez Red Bull.
Perspectives pour la saison 2026
Red Bull entre dans une nouvelle ère avec sa PU maison et Hadjar aux côtés de Verstappen. L’accident, bien que coûteux, n’est qu’un accroc dans une préparation solide.
Mekies insiste : « Rien n’est parfait, mais nous apprenons déjà. » Les données de Barcelone façonneront les évolutions pour Bahreïn.
Hadjar, après une ascension fulgurante, prouve sa résilience. Ces essais humides étaient un bonus inattendu.
L’équipe avance pas à pas, confiante dans son projet ambitieux.
Cet épisode rappelle que la F1 reste impitoyable, même en essais. Pour Red Bull, le positif l’emporte : une voiture roulante, une PU prometteuse et un duo pilotage affûté. La saison 2026 s’annonce passionnante, avec Hadjar prêt à briller malgré ce baptême du feu.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.