Bezzecchi a infligé deux gifles au marshal qui tentait de récupérer sa moto dans le gravier après sa chute à deux tours de la fin du sprint à Brno.

Un geste qui contraste avec l’accord historique
Le week-end de Brno devait marquer l’annonce d’un accord de Concorde historique entre les constructeurs et le promoteur. Au lieu de cela, deux gifles ont éclipsé cet événement. Bezzecchi, leader du championnat, a réagi après que le marshal ait accidentellement actionné la manette des gaz de sa Aprilia.
Le panel des stewards de la FIM a disqualifié le numéro 72 dès samedi soir pour agression physique. Trois heures plus tard, le comité d’appel de la FIM a rejeté l’appel déposé par Aprilia en raison de la gravité des faits.
Bezzecchi a ensuite présenté des excuses publiques sur les réseaux sociaux et rendu visite au marshal pour un échange de gants et une accolade. Les caméras du circuit ont capté ce moment de réconciliation, tandis que les images des gifles diffusées par les chaînes de télévision restent absentes des plateformes officielles.
Les justifications d’Aprilia et les comparaisons avec d’autres sports
Massimo Rivola, directeur d’Aprilia Racing, a condamné le comportement tout en expliquant l’appel : il jugeait la pénalité disproportionnée par rapport à des cas passés. Il a comparé sa propre réaction à une correction envers son fils, minimisant ainsi la portée de l’acte.
Dans le football, une agression similaire entraîne souvent une suspension d’une saison entière. En Formule 1, Max Verstappen a écopé de travaux d’intérêt général après avoir poussé Esteban Ocon et pour des propos inappropriés en conférence de presse. Rivola a reconnu que de tels gestes ne doivent pas se produire.
L’incident survient deux semaines après la collision provoquée par Jorge Martin à Balaton Park, pour laquelle Rivola avait critiqué la double pénalité long-lap infligée au pilote comme trop clémente. Aprilia a maintenu son soutien sportif à Bezzecchi, leader avec quatre sprints consécutifs sans points avant Brno.
Les enjeux pour l’expansion de MotoGP
MotoGP mise sur le spectacle pur des pilotes pour conquérir de nouveaux marchés. Les gifles de Brno risquent de nuire à cette stratégie plus que tout incident sur piste. Ni Aprilia ni le championnat ne peuvent se permettre ce type d’atteinte à leur image de marque.
Les sanctions doivent rester cohérentes pour éviter que de tels comportements ne se reproduisent lors des futures manches du calendrier.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.