Alonso, qui fêtera ses 45 ans le 29 juillet, a déjà indiqué que sa décision pour 2027 dépendra des règles 2027 et non des onze courses décevantes d’Aston Martin.

Les attentes initiales et la déception actuelle
Aston Martin avait placé des espoirs très élevés dans le règlement 2026 avec l’arrivée d’Adrian Newey, du soutien Honda et d’Enrico Cardile. Alonso a déclaré que ces attentes n’avaient pas été rencontrées après onze courses dans la même position au classement.
Le team a donc introduit une version B du châssis lors du Grand Prix de Hongrie, suivie d’un moteur Honda B-spec à Zandvoort pour retrouver le contact avec le peloton. Ces évolutions visent à transformer l’écurie en véritable équipe de course plutôt qu’en simple structure de test.
Alonso oppose sa vision à la réalité actuelle : les performances de 2026 ne reflètent pas le potentiel réel de l’équipe, jugé beaucoup plus élevé. Cette distinction est centrale dans sa réflexion personnelle.
Le pilote souligne que le plaisir de pilotage a disparu sur les circuits rapides comme Silverstone et Spa, où l’algorithme du moteur Honda dicte trop les performances.
Les règles 2027 comme pivot de la décision
Alonso a explicitement écarté les résultats 2026 comme critère de décision. Il estime que l’année a débuté du mauvais pied et que le vrai potentiel reste à venir.
Sa priorité porte sur l’équation énergétique hybride des futures monoplaces. Il a affirmé que conduire ces voitures sur des tracés comme Spa ou Silverstone ne correspond pas à ce qu’il imagine pour la suite de sa carrière.
L’ajustement réglementaire prévu pour 2027 pourrait modifier l’équilibre des puissances et redonner du sens au pilotage pur, loin des contraintes algorithmiques actuelles.
Aston Martin mise sur la nouvelle soufflerie et l’intégration de ses recrues pour être prêt quand la monoplace deviendra compétitive. Alonso attend que ce contexte soit réuni avant de s’engager.
Conséquences pour Aston Martin et la grille
Si Alonso reste, le team bénéficie d’une expérience unique et d’une stabilité rare dans un sport où les pilotes changent souvent. Son départ ouvrirait une place que plusieurs jeunes talents convoitent déjà.
Le double champion du monde a déjà prouvé sa capacité à rebondir après une année sabbatique, mais il n’acceptera plus un rôle de figurant dans la seconde moitié de grille.
La combinaison d’un meilleur châssis et des règles 2027 constitue donc le seul scénario viable pour une vingt-quatrième saison en Formule 1.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.