Qualifications du Qatar Grand Prix 2025 : Ferrari dans le chaos total avec Leclerc et Hamilton impuissants

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Qualifications du Qatar Grand Prix 2025 : Ferrari dans le chaos total avec Leclerc et Hamilton impuissants

Les qualifications du Qatar Grand Prix 2025 ont plongé Ferrari dans une crise sans précédent. Alors que la saison touche à sa fin, la Scuderia a livré une performance désastreuse à Losail, avec Charles Leclerc en 10e position et Lewis Hamilton éliminé dès la Q1 en 18e place. Les deux pilotes ont utilisé des termes sans appel : “zéro performance”, “cauchemar”, et “voiture impossible à piloter”. Un nouvel échec qui soulève de sérieuses questions sur les capacités de la SF-25 sur certains circuits et sur la préparation de la saison 2026.

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Qualifications du Qatar Grand Prix 2025 : un désastre total pour Ferrari

Le samedi soir à Losail restera comme l’une des pages les plus sombres de la saison 2025 pour Ferrari. Alors que McLaren, Mercedes et Red Bull se disputaient la pole position à moins d’une dixième de seconde, les deux Ferrari roulait dans un autre championnat. Oscar Piastri a décroché la pole devant Lando Norris et George Russell, mais le fossé avec la Scuderia était abyssal.

Leclerc 10e : “zéro performance dans cette voiture”

Charles Leclerc a réussi à atteindre la Q3, mais c’était un petit miracle. Son 10e temps, à plus d’une seconde du poleman, masque une réalité beaucoup plus sombre. “C’est un cauchemar depuis les essais libres”, a-t-il confessé à chaud sur Canal+. Le Monégasque, pourtant habitué aux performances exceptionnelles en qualification, a décrit une monoplace imprévisible et dangereusement difficile à maintenir en piste.

Lors de son premier tour en Q3, Leclerc a tenté d’extraire le maximum de sa SF-25. “J’ai pris une quantité stupide de risques, comme je l’ai fait à chaque virage en Q3 pour tenter de décrocher une huitième ou une neuvième place, mais c’était un peu trop”, a-t-il expliqué. Le résultat : un spectaculaire tête-à-queue à la sortie du virage 15, heureusement sans gravité mais symptomatique des limites insondables de la voiture.

La conclusion de Leclerc était sans appel : “Il n’y a pas moyen de s’en sortir”. L’équipe a tenté différentes configurations, différentes approches, mais rien n’a fonctionné. La voiture n’était tout simplement pas assez rapide sur ce circuit. Un constat d’autant plus alarmant qu’il ne s’agit pas d’un problème d’équilibre isolé, mais d’un manque de performance brute.

Hamilton 18e : l’humiliation en Q1

Pour Lewis Hamilton, le week-end qatari a franchi un nouveau palier d’horreur. Éliminé en Q1 pour la deuxième fois consécutive après Las Vegas, le septuple champion du monde a terminé 18e, à plus de deux secondes de la pole. C’est officiellement la pire année de sa carrière, sans aucun podium au compteur après 22 Grands Prix.

Pourtant, les sensations étaient meilleures. “Globalement, je me sentais bien, on a fait des changements. La voiture était meilleure, c’est juste qu’elle n’était pas rapide”, a-t-il déclaré sur F1TV. Un paradoxe cruel qui illustre le gouffre entre le ressenti au volant et la réalité des chronos.

Lorsqu’on lui a demandé un message pour les fans Ferrari, Hamilton a eu du mal à contenir son émotion. Après un long silence, les larmes aux yeux : “Je suis désolé mais je suis incroyablement reconnaissant pour le soutien que j’ai reçu toute l’année. Je n’aurais pas pu m’en sortir sans eux”. Une déclaration émouvante qui révèle l’immense pression sur les épaules du pilote de 40 ans.

Un week-end cauchemardesque depuis les essais libres

Les signaux d’alarme étaient pourtant clairs dès les premières sessions. Les essais libres du vendredi avaient déjà révélé une Ferrari incontrôlable, perdue sur les courbes rapides de Losail. “J’ai pas mal changé [les réglages] depuis le sprint et rien ne fonctionne”, a souligné Leclerc. Le Monégasque avait déjà échoué en 9e position lors des qualifications sprint, avant de finir 13e lors de la course courte.

Lewis Hamilton avait même fait le choix désespéré de partir de la voie des stands pour modifier ses réglages avant le sprint. “On a fait ça pour comprendre des choses sur la voiture”, expliquait Pierre Gasly, son ancien rival devenu un observateur averti. Mais l’expérience n’a fait qu’empirer les choses. La réouverture du parc fermé a permis à l’équipe d’essayer une autre direction, sans succès.

Les pilotes ont multiplié les tentatives, mais chaque modification semblait créer de nouveaux problèmes. “A un moment donné, la voiture décroche à l’avant ou à l’arrière dès que tu la pousses à la limite”, a analysé Leclerc. Pour extraire la moindre performance, Ferrari devait aller trop loin dans les compromis, rendant la SF-25 très dangereuse à piloter.

Ferrari sans réponse technique face à Losail

Le circuit de Losail, avec ses longues lignes droites et ses courbes rapides, a mis en évidence les faiblesses structurelles de la SF-25. Les données aérodynamiques et mécaniques n’ont trouvé aucune solution viable. “Ça doit être le circuit, parce que nous avons essayé différentes configurations, différentes approches, et il n’y a pas moyen de s’en sortir”, a conclu Leclerc.

Cette analyse est particulièrement inquiétante pour la direction technique. Si les problèmes étaient liés à un mauvais réglage, une solution pourrait être trouvée. Mais lorsque le circuit lui-même expose des limites intrinsèques de la voiture, cela pointe vers des lacunes de conception plus profondes.

Le directeur technique de Ferrari, probablement de retour à Maranello, doit maintenant analyser pourquoi la SF-25 est si dépendante des caractéristiques des circuits. Les performances ont oscillé toute l’année entre le podium et l’abîme, sans cohérence apparente. Losail représente l’apogée de ces difficulté, avec une voiture qui perd plus de deux secondes au tour sur une configuration qui ne lui convient pas.

Perspectives sombres pour la course et la saison 2026

Avec une 10e place pour Leclerc et une 18e pour Hamilton, Ferrari s’apprête à courir dimanche pour éviter la catastrophe plutôt que pour briller. Les points seront difficiles à arracher sur un circuit où les dépassements sont déjà compliqués, encore plus depuis le fond de la grille.

Charles Leclerc, pourtant naturellement optimiste, a perdu son espoir habituel. “Je suis généralement une personne très optimiste, mais j’ai du mal à trouver de l’optimisme pour demain”, a-t-il reconnu. Son objectif réaliste : “Je vais essayer de viser le top 10, mais de manière réaliste, est-ce que j’y crois vraiment ? Honnêtement, je ne pense pas”.

Les seules chances de remonter au classement résident dans les aléas de la course : un safety car bien placé, des départs ratés des concurrents, ou des conditions météo changeantes. Mais comme l’a souligné Leclerc : “Il n’y a pas eu un seul tour ce week-end qui m’ait donné l’espoir que les choses puissent aller dans la bonne direction”.

Pour le championnat des constructeurs, cette qualification désastreuse met Ferrari en danger. La lutte pour la 4e place, vitale pour les primes de fin d’année, se complique sérieusement. Avec McLaren en pole, Red Bull et Mercedes en bonne position, les points seront rares.

Conclusion

Les qualifications du Qatar Grand Prix 2025 marquent un point bas historique pour Ferrari. Avec une voiture présentant “zéro performance” selon Leclerc et deux pilotes à bout de force, la Scuderia termine l’année sur une note d’échec cuisant. Lewis Hamilton connaît la pire saison de sa carrière, tandis que Charles Leclerc voit ses talents bridés par une monoplace imprévisible.

Les excuses techniques - changements de réglages, conditions de piste, approches différentes - n’ont rien changé. La réalité est simple : la SF-25 n’était tout simplement pas compétitive à Losail. Pour Ferrari, l’enjeu devient maintenant de comprendre pourquoi certaines configurations mettent à nu des faiblesses aussi criantes, et surtout, de garantir que la saison 2026 ne répètera pas ces erreurs de conception.

Les fans de la Scuderia, qui ont supporté toute l’année leur équipe, méritent des réponses. Comme l’a dit Hamilton, leur soutien a été essentiel. Mais le temps des excuses est révolu. Il faut maintenant passer aux actes et construire une voiture capable de tirer parti du talent de ses deux champions du monde, au lieu de les transformer en simples figurants d’un championnat qu’ils ne peuvent même pas espérer influencer.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.