Pacific Life Insurance a déposé une requête jeudi matin auprès du juge Kenneth D. Bell, du tribunal de district ouest de Caroline du Nord, pour faire rejeter la plainte de 8,5 millions de dollars déposée par le double champion NASCAR Kyle Busch et sa femme Samantha. Le couple accuse l’assureur et un agent indépendant d’avoir présenté une police d’assurance vie universelle indexée (IUL) comme un « plan de retraite sans impôts » autofinancé. Selon les Busch, des illustrations trompeuses et des coûts non divulgués ont entraîné une perte de 8,58 millions de dollars sur un total de primes de 10,4 millions.
Pacific Life rejette fermement ces accusations, affirmant que la plainte est remplie de « rhétorique inflammatoire et malhonnête » sans preuve de faute. L’assureur soutient que les Busch ont acheté les polices avec l’aide de leurs propres conseillers légaux et n’ont pas géré correctement les contrats. Cette affaire, transférée récemment au tribunal fédéral, soulève des questions sur la transparence des produits IUL complexes.

Le contexte du litige
Kyle Busch et sa femme ont signé cinq polices IUL entre 2018 et 2022, pour un total de plus de 90 millions de dollars de couverture décès. Ces produits combinent une protection décès avec une composante de valeur en espèces liée à un indice boursier, avec des protections contre les baisses de marché. Les Busch affirment avoir été informés qu’en payant 1 million de dollars par an pendant cinq ans, ils pourraient retirer 800 000 dollars annuels dès 52 ans.
La découverte d’une sixième notice de prime a révélé que la majeure partie de leurs fonds avait disparu, alloués à des frais et charges non anticipés. Le procès, initialement déposé le 14 octobre en cour supérieure avant transfert fédéral, vise aussi l’agent Rodney A. Smith, présenté comme un spécialiste en gestion de patrimoine.
Pacific Life souligne que les Busch ont bénéficié d’une couverture substantielle pendant que Kyle pratiquait un sport « ultra-dangereux ». L’assureur argue que refuser le remboursement total des primes reviendrait à un « gain massif injustifié » pour les plaignants. Pour plus de détails sur le dépôt initial, voir l’article de Motorsport.com.
Les documents signés par le couple incluent des acknowledgments explicites : « Les valeurs illustrées ne sont pas garanties » et « Les polices ne seront pas ‘payées’ après cinq primes annuelles ». Pacific Life insiste sur le fait que les Busch avaient accès à des conseillers professionnels.
Les arguments de Pacific Life pour le rejet
Pacific Life liste cinq raisons principales pour rejeter la plainte :
- Prescription : Tous les claims sauf un sont prescrits, avec des délais de trois ou quatre ans. Le trust date du 3 avril 2018, après contact en 2017.
- Manque de particularité : Les allégations de fraude et de fausse représentation négligente ne respectent pas la règle 9(b).
- Absence de devoir légal : Pas de violation pour négligence ou breach of fiduciary duty.
- Aucune fausse déclaration : La plainte n’identifie aucune affirmation fausse de Pacific Life sur un fait passé ou existant.
- Pas de reliance justifiable : Les disclosures répétées rendent toute reliance impossible en droit.
L’assureur cite un cas similaire, Stegelin v. Pacific Life, rejeté en appel par la Cour d’appel du Quatrième Circuit. Ce précédent, avec le même avocat Robert Rikard, impliquait la même police PDX vendue en 2018 comme « stratégie pour revenu de retraite sans impôts ». ESPN rapporte les détails récents du motion.
Pacific Life affirme que les illustrations divulguent pleinement les charges sur 10 ans et la valeur en espèces annuelle. Les Busch ont signé des applications reconnaissant que seul l’agent est responsable de l’adéquation de la police.
Les reproches adressés aux Busch
Pacific Life accuse les Busch d’avoir échoué à payer les primes prévues, à monitorer les allocations entre comptes indexés et fixes, et d’avoir surrender ou laissé laps les polices prématurément. Au lieu de tenir 30 ans jusqu’à 70 ans, comme indiqué, ils ont abandonné trop tôt.
« Plutôt que d’accepter la responsabilité de leurs décisions, les plaignants tentent de blâmer le produit IUL pour leur résultat négatif », écrit l’assureur. Chaque police incluait une lettre en majuscules grasses : « LISEZ VOTRE POLICE ATTENTIVEMENT », avec un délai de 20 jours pour remboursement.
Les Busch certifiaient avoir reçu et compris les polices. Pacific Life conclut : « Un plaignant ne peut éviter la prescription en restant willfully blind ». Après sept ans, ils ne peuvent prétendre à l’ignorance.
Perspectives et implications
Cette affaire met en lumière les risques des IUL, souvent critiqués pour leurs frais élevés et performances imprévisibles. Pour les pilotes NASCAR à haut risque comme Busch, la couverture est précieuse, mais la gestion à long terme est clé.
Le juge Bell, qui a récemment traité l’affaire antitrust de Michael Jordan contre NASCAR, statuera bientôt. Si rejeté, les Busch pourraient faire appel, mais les précédents penchent pour Pacific Life.
Kyle Busch, toujours actif en NASCAR, utilise cette expérience pour alerter sur les pièges financiers. L’issue pourrait influencer la vente de produits IUL aux athlètes professionnels, soulignant l’importance de disclosures claires et de conseils indépendants.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.