Pacific Life demande le rejet de la plainte de Kyle Busch pour 8,5 millions de dollars

Kyle Busch, double champion de la NASCAR Cup Series, et son épouse Samantha ont intenté une action en justice contre Pacific Life Insurance et un agent indépendant. Ils réclament 8,5 millions de dollars, alléguant des pertes de 8,58 millions sur une structure de primes de 10,4 millions de dollars. La plainte, déposée le 14 octobre devant un tribunal supérieur avant d’être transférée au tribunal fédéral de l’Ouest de la Caroline du Nord, accuse l’assureur d’avoir présenté une police d’assurance vie universelle indexée (IUL) comme un « plan de retraite sans impôts » autofinancé.

1 2

Cette police offre un bénéfice en cas de décès et une composante de valeur en espèces liée à un indice boursier, avec des protections contre les baisses de marché. Les Busch affirment avoir été victimes d’illustrations trompeuses, de coûts non divulgués et de mensonges sur les rendements attendus.

indexed-universal-life-insurance-lawsuit_2.webp

Le contexte de l’affaire remontant à 2018

L’affaire trouve ses origines en 2017, lorsque l’agent Rodney A. Smith a approché Kyle Busch. Le trust a été signé le 3 avril 2018. Smith se présentait comme un spécialiste en gestion de patrimoine, assurances et planification de retraite.

Les Busch déclarent avoir été informés qu’en payant un million de dollars par an pendant cinq ans, ils pourraient retirer 800 000 dollars annuels dès l’âge de 52 ans. À la réception d’un sixième avis de prime, ils ont réalisé que la majeure partie de leur argent avait disparu.

Pacific Life argue que les Busch ont acheté la police avec l’aide de leurs propres conseillers juridiques. L’assureur souligne que les plaignants n’ont pas géré correctement les polices malgré des disclosures claires et répétées indiquant que les valeurs illustrées n’étaient pas garanties.

1

Les polices offraient jusqu’à 90 millions de dollars de couverture d’assurance sur la vie de Kyle Busch, un pilote engagé dans une activité ultra-dangereuse, ainsi que sur celle de Samantha. Pacific Life conteste toute base légale pour rembourser les primes en totalité.

Le dépôt de la motion de rejet a eu lieu un jeudi matin devant le juge Matthew E. Orso. Il met en avant des similarités avec une affaire précédente, Stegelin v. Pacific Life, rejetée en première instance et confirmée en appel par la Cour du quatrième circuit.

Les allégations des Busch contre l’assureur

Selon la plainte, les illustrations étaient trompeuses et ne révélaient pas les coûts réels. Les Busch affirment ne pas avoir compris le fonctionnement réel des polices malgré les disclosures sur les charges sur primes sur 10 ans et la valeur en espèces annuelle.

L’avocat des Busch, Robert Rikard, avait déjà porté une affaire similaire contre Pacific Life. Dans Stegelin, un plaignant alléguait une vente comme stratégie pour un revenu de retraite sans impôts basé sur des performances futures hypothétiques.

Pacific Life réfute ces claims, notant que les illustrations incluaient des disclaimers conspicues répétant que les éléments non garantis n’étaient pas prédictifs. La cour dans Stegelin a jugé toute reliance injustifiable en droit.

Les Busch ont signé des applications reconnaissant que la police répondait à leurs besoins basés sur leur âge, revenus, patrimoine, etc. Ils ont aussi admis que seul le producteur (agent) était responsable de s’assurer que cela correspondait à leurs objectifs.

Les arguments de Pacific Life pour le rejet

Pacific Life qualifie la plainte d’« inflammatoire et de rhétorique fallacieuse » sans preuve de conduite fautive. La motion liste cinq motifs principaux pour le rejet.

  • Premier motif : Toutes les claims sauf une sous la loi UDTPA de Caroline du Nord sont prescrites par les délais de prescription (quatre ans pour UDTPA, trois ans pour les autres). La police liée à avril 2022 est la seule potentiellement valide.

  • Deuxième motif : Les claims de fraude UDTPA et de fausse représentation négligente ne sont pas plaidées avec particularité requise par la règle 9(b).

  • Troisième motif : Aucune violation de devoir légal pour négligence ou breach de fiduciary duty.

  • Quatrième motif : Aucune allégation de fausse déclaration sur un fait passé ou existant par Pacific Life.

  • Cinquième motif : Pas de reliance justifiable en droit, vu les disclosures répétées.

3

L’assureur souligne que les Busch ont signé des documents indiquant une détention prévue sur 30 ans jusqu’à 70 ans et plus, avec paiement des primes planifiées. Au lieu de cela, ils n’ont pas payé à temps, mal géré les allocations et laissé laps ou surrender les polices.

Chaque police incluait une lettre d’accompagnement en majuscules grasses : « LISEZ VOTRE POLICE ATTENTIVEMENT » et une fenêtre de remboursement de 20 jours non utilisée.

Similarités avec des cas antérieurs et implications

L’affaire Stegelin impliquait la même police PDX achetée en 2018 par les Busch. La cour a rejeté les claims de misrepresentation, affirmant que les disclaimers réfutaient toute théorie de reliance.

Pacific Life argue que les Busch ne peuvent ignorer les faits observables pour étendre indéfiniment leurs droits. Citation : « Un homme ne devrait pas fermer les yeux aux faits observables par une attention ordinaire, et maintenir pour son avantage la position d’ignorance. »

Malgré l’accès à des conseillers professionnels, les plaignants blâment le produit IUL pour leurs décisions. Pacific Life demande un rejet avec préjudice pour éviter un windfall massif.

Pour plus de détails sur la carrière de Kyle Busch, consultez son profil sur Motorsport.com. La motion complète est disponible ici.

4

Cette affaire met en lumière les risques des produits IUL complexes, souvent vendus comme solutions retraite sans impôts. Elle souligne l’importance de lire les disclosures et de diversifier les conseils financiers, surtout pour des personnalités publiques comme Busch.

Le juge Orso devra statuer sur le rejet. Si accordé, cela pourrait clore l’affaire pour la plupart des claims ; sinon, elle pourrait révéler plus sur les pratiques de vente d’assurances vie indexées. Pour les pilotes NASCAR, cela rappelle les défis de la gestion patrimoniale hors piste.

Questions fréquemment posées

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.