Andrea Stella, le patron de McLaren, a mis en lumière plusieurs préoccupations majeures liées aux nouveaux règlements des groupes propulseurs pour la saison 2026 de Formule 1. Lors des essais de pré-saison à Bahreïn et Barcelone, ces inquiétudes ont émergé, touchant à la fois la sécurité et le spectacle. La suppression du MGU-H et l’accent mis sur l’énergie électrique, représentant près de 50 % de la puissance totale, transforment radicalement la dynamique des courses.[1][2]
Un quatrième point, le mode droit, est venu s’ajouter aux débats lors de la récente réunion de la Commission F1. Ce mode aérodynamique actif, qui réduit l’angle d’attaque des ailes avant et arrière pour minimiser la traînée sur les lignes droites désignées, pose question au départ des courses.

Les nouveaux groupes propulseurs : une révolution électrique
Les règlements 2026 marquent un virage vers des power units plus dépendants de l’énergie électrique, avec une répartition 50/50 entre thermique et électrique. Sans MGU-H, les pilotes doivent désormais faire tourner le moteur V6 pendant au moins 10 secondes pour spooler le turbo, compliquant les procédures de départ. Cela risque de provoquer des anti-stalls ou des démarrages lents, surtout pour les pilotes en fond de grille qui manquent de temps.[1]
Andrea Stella insiste : « Nous devons nous assurer que tous les monoplaces aient leur power unit prêt à partir, car la grille n’est pas l’endroit où l’on veut voir des voitures lentes à s’élancer ». La FIA a réagi en testant des procédures de départ simulées lors des essais, avec des ajustements progressifs.
Pour en savoir plus sur ces règlements techniques de la F1 2026 décryptés, consultez notre analyse détaillée.
Les circuits comme Djeddah ou Melbourne, avec leurs longues lignes droites mais peu de zones de freinage, accentuent les défis de récolte d’énergie. Bahreïn et Barcelone, plus favorables au harvesting, masquent partiellement les problèmes lors des essais.
Malgré ces avancées, des disparités persistent dans les performances au départ, comme l’a noté Stella.
Le lift-and-coast : un risque pour la sécurité
L’une des principales inquiétudes concerne la nécessité de lever le pied et de rouler au ralenti en fin de ligne droite pour récolter de l’énergie. Max Verstappen a qualifié cela de « Formule E sous stéroïdes ». Cette manœuvre imprévisible augmente les vitesses de fermeture, rappelant des incidents passés comme celui de Mark Webber à Valence en 2010.[1]
Stella avertit : « Bahreïn ne met pas en évidence le besoin de lift-and-coast, car c’est un circuit riche en harvesting. Mais sur d’autres pistes, cela peut surprendre la voiture qui suit ».
Une solution testée vendredi consiste à augmenter le « superclip » de 250 à 350 kW. Ce mode permet de récolter de l’énergie à fond d’accélérateur, sans lever le pied. « Nous l’avons testé avec succès et discuté avec la FIA », ajoute Stella.
Cette mesure, si adoptée, simplifierait la gestion énergétique et améliorerait la sécurité.
Les équipes attendent une décision de la FIA, qui pourrait être implémentée rapidement.
La famine énergétique et les dépassements
Les monoplaces 2026, affamés d’énergie, risquent de vider leurs batteries prématurément. Sans système DRS équivalent pour booster la vitesse en poursuite, les dépassements deviennent arduis, surtout sur des circuits à longues droites.
Stella explique : « L’énergie supplémentaire en mode boost, quand on est à un seconde, est difficile à exploiter. Il faut des mesures pour garantir la faisabilité des dépassements ».
Des propositions incluent une réduction de la puissance électrique max de 350 kW pour prolonger l’autonomie.
La Commission F1 a débattu de ces points, avec un œil sur les premières courses pour évaluer.
Le mode droit au départ : la nouvelle controverse
Le mode droit, activable en zones spécifiques pour réduire la traînée, soulève un problème au départ. Les grilles étant souvent au milieu de ces zones, son utilisation de la grille au premier virage pourrait créer du chaos.
Stella révèle : « Il y avait un quatrième point : l’usage du mode droit du départ à la première courbe. Il y a un accord général dans le paddock pour ne pas l’utiliser, en attente de ratification par la FIA ».[2]
Pour une vue d’ensemble sur l’impact du règlement F1 2026 sur les écuries](https://pitstopinsight.com/blog/reglement-f1-2026-impact-ecuries/), notre article explore les stratégies adaptées.
Cet accord vise à prioriser la sécurité, évitant des écarts imprévus au peloton.
Bien que des solutions pour les dépassements soient envisagées, elles pourraient attendre les premières manches.
Perspectives et actions de la FIA
La FIA mène des tests actifs, comme les départs simulés et le superclip augmenté. Stella se montre optimiste : « Ces items ont été bien reçus et discutés ».
Les équipes, dont McLaren, poussent pour des ajustements simples avant l’ouverture de la saison. L’article complet sur Autosport détaille ces débats.
Ces changements pourraient transformer les courses 2026 en un spectacle plus sûr et excitant.
En conclusion, les préoccupations de McLaren mettent en lumière les défis des nouveaux règlements. Avec l’accord sur le mode droit au départ et les tests prometteurs, la F1 avance vers une saison équilibrée. L’avenir dira si ces tweaks préserveront l’essence du sport : des départs fluides et des batailles intenses.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.