La 68e édition du Daytona 500, qui se déroule ce dimanche 15 février 2026 sur le Daytona International Speedway, a été marquée par un impressionnant accident massif au tour 124, juste avant la fin de la deuxième étape. Justin Allgaier, au volant de la Chevrolet n°40 de JR Motorsports – une équipe détenue par Dale Earnhardt Jr. et Kelley Earnhardt Miller –, menait la course en sortant du virage 4. Denny Hamlin, triple vainqueur des 500 Miles de Daytona, a tenté une manœuvre agressive à l’extérieur, mais Allgaier ne l’a pas vu et s’est décalé vers le centre de l’ovale, provoquant une réaction en chaîne qui a impliqué environ 20 voitures du peloton de tête.[1][2]
Ce « Big One », comme on l’appelle en NASCAR, est survenu dans le tri-oval, zone critique où les vitesses dépassent les 300 km/h. Plusieurs pilotes n’ont eu aucune chance d’éviter la mêlée, tandis que d’autres ont frôlé le désastre. La course, dont le départ a été avancé à 13h30 heure locale en raison d’orages imminents (détails ici), a été neutralisée sous régime de voiture de sécurité, avec Bubba Wallace en tête.[3]

Le déroulement de l’accident
Allgaier sortait en leader du virage 4, profitant d’une belle stratégie après avoir été intégré à cette édition spéciale par JR Motorsports, qui visait un retour en force dans la grande course américaine. Hamlin, connu pour son agressivité à Daytona, a glissé à l’extérieur pour le doubler. Ne sentant pas la présence de son rival, Allgaier s’est rabattu, touchant Hamlin et initiant la cascade d’impacts.
Les voitures derrière, roulant en paquet serré typique des superovales, n’ont pas pu réagir. Le peloton s’est compressé, entraînant une série de contacts violents. Des vidéos embarquées, comme celles de Joey Logano et Ross Chastain qui avaient une vue imprenable, montrent le chaos se déployant en quelques secondes.
Ce type d’incident rappelle les « Big One » historiques du Daytona 500, comme celui de 2015 impliquant 23 voitures ou celui de 2020 avec 15 bolides. À Daytona, la draft et les vitesses élevées rendent ces crashes inévitables en fin d’étape.
La NASCAR a immédiatement déployé la voiture de sécurité, gelant la deuxième étape. Bubba Wallace, qui avait pris les commandes avant l’accident, hérite de la victoire d’étape sous drapeau jaune.
Les pilotes impliqués
Une vingtaine de pilotes ont été touchés, certains avec des dégâts mineurs, d’autres contraints à l’abandon. Voici la liste principale :
- Ross Chastain
- Austin Cindric
- Kyle Larson
- Kyle Busch (poleman)
- Ryan Blaney
- Denny Hamlin
- Joey Logano
- William Byron
- Todd Gilliland
- Riley Herbst
- Zane Smith
- Cole Custer
- Justin Allgaier
- John-Hunter Nemechek
- Erik Jones
- Alex Bowman
- Ty Gibbs
- Corey Heim
- Michael McDowell
- Shane van Gisbergen (SVG)
D’autres ont effleuré sans dommages notables. Cette liste inclut des favoris comme Larson, Busch et Hamlin, soulignant l’ampleur du choc.[2]
Parmi les plus exposés, des rookies comme Herbst ou Smith côtoyaient des vétérans. SVG, champion Supercars, et Cindric, vainqueur 2022, ont été piégés dans le trafic.
Dommages et abandons provisoires
Les dégâts varient : certains ont continué avec des réparations rapides aux stands. Kyle Busch n’a eu besoin que d’un ruban adhésif sur l’aile avant droite, tandis que Kyle Larson a perdu toute l’aile avant droite sur sa Chevrolet.
Les plus touchés – SVG, Cindric, Allgaier, Gilliland et Bowman – ont perdu plusieurs tours et risquent l’abandon. McDowell a également souffert gravement. Allgaier, dont la participation était un événement (vidéo NASCAR), a vu sa course compromise dès sa première apparition majeure en Cup.
Les équipes comme Hendrick (Larson, Byron, Bowman) et Joe Gibbs Racing (Hamlin) ont mobilisé leurs mécaniciens. Busch, avec sa pole, a minimisé les pertes.
Impact sur la course et le championnat
La deuxième étape s’est terminée sous caution, avec Bubba Wallace leader devant Ryan Blaney probablement. La course reprend pour les 80 derniers tours, où de nouveaux alliances se formeront.
Ce crash précoce secoue les classements : les survivants comme Wallace (23XI) ou Blaney (Penske) en profitent. Pour le championnat, perdre des points d’étape coûte cher à Hamlin ou Larson, candidats au titre.
Historiquement, les Daytona 500 post-« Big One » précoces mènent souvent à des fins imprévisibles, comme la victoire surprise de Trevor Bayne en 2011. La météo, avec les orages évités, reste un facteur.
Les stratégies de draft changeront : les équipes intactes domineront le final. Analyse complète sur Motorsport.com.
Ce « Big One » précoce rappelle la férocité de Daytona, où la chance prime autant que le talent. Avec la course loin d’être terminée, les survivants visent la gloire, tandis que les victimes lorgnent une revanche en playoffs. L’édition 2026 promet déjà d’être mémorable pour ses rebondissements.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.