GP d'Abou Dhabi 2025: Norris domine les FP1 et FP2

F1

GP d’Abou Dhabi 2025 : La domination de Norris dès la FP1

La première séance d’essais libres a immédiatement révélé la forme exceptionnelle de Lando Norris. Dès les premiers tours chronométrés, le Britannique a pris les commandes, devançant le champion du monde en titre Max Verstappen de 0,026 seulement en premières instances, avant de creuser l’écart à 0,008s sur son deuxième tour rapide. Ce chrono d”1:23.083, réalisé en pneus tendres, a immédiatement marqué le ton du week-end.

La particularité de cette FP1 résidait dans l’obligation pour les équipes de laisser courir leurs pilotes rookies, créant un contexte particulier. Neuf pilotes titulaires étaient absents, dont Oscar Piastri chez McLaren, ce qui privait Norris de son coéquipier pour comparer directement ses données. Cependant, cela n”a en rien entamé la performance du leader du championnat.

Pato O’Ward, le pilote d’essais de McLaren, prenait les commandes de la seconde monoplace pour cette séance. Malgré une expérience limitée sur ce tracé, le Mexicain a montré de belles choses, complétant le top cinq en fin de séance et confirmant le potentiel évident de la MCL39 sur le circuit éclairé de Yas Marina.

Les autres prétendants à la traîne

Pendant ce temps, Max Verstappen s’est plaint dès les premiers tours d’un comportement inhabituel de sa Red Bull RB21. Le Néerlandais a estimé que “quelque chose s’est cassé sur sa monoplace”, une déclaration qui n’a pas manqué de faire réagir son équipe. Malgré tout, il parvenait à signer le deuxième temps, mais l’écart de 0,008s avec Norris était déjà un signal d’alerte.

Chez Ferrari, Charles Leclerc a complété le podium de cette FP1, à quelques millièmes seulement du duo de tête. Le Monégasque, qui court après une victoire depuis plusieurs Grands Prix, semblait plus à l’aise que lors des dernières courses. Sa performance a d’ailleurs rassuré la Scuderia, qui espère jouer les trouble-fête dans cette finale.

George Russell, avec sa Mercedes, a été le quatrième homme à la mi-séance avant de terminer finalement sixième, devancé par les rookies Kimi Antonelli et Isack Hadjar – ce dernier confirmant son talent avant son officialisation chez Red Bull Racing pour la saison prochaine.

GP d’Abou Dhabi 2025 : Norris accentue son avantage en FP2

La deuxième séance d’essais libres a confirmé et même amplifié la domination de Lando Norris. Avec un temps de 1:23.083, le Britannique a creusé un écart impressionnant de 0,363 secondes sur Max Verstappen, une marge considérable en Formule 1. Cette performance a immédiatement été qualifiée de “phénoménale” par les observateurs du paddock.

L’écart de plus de trois dixièmes sur son principal rival pour le titre illustre la confiance et la performance extrêmes de Norris sur ce circuit. En 11 courses remportées cette saison, le pilote McLaren a montré une régularité impressionnante, mais c’est sur le tracé d’Abou Dhabi qu’il semble avoir trouvé un nouveau niveau.

Un avantage technique évident

L’analyse des secteurs révèle que Norris a été le plus rapide dans chacun d’entre eux, une performance complète qui démontre l’excellence de la MCL39 dans toutes les configurations de la piste. Son coéquipier Oscar Piastri, de retour au volant pour la FP2, a signé le onzième temps, soulignant la difficulté de retrouver immédiatement le rythme après avoir manqué la première séance.

Chez Mercedes, George Russell a réalisé le troisième temps à 0,379s du rythme de Norris, tandis qu’Andrea Kimi Antonelli complétait le top dix. Lewis Hamilton, pour sa dernière course avec la marque à l’étoile, a terminé en dehors des dix premières positions, soulevant des interrogations sur la stratégie de l’équipe pour le reste du week-end.

Les outsiders surprise

Oliver Bearman a créé la surprise en prenant la quatrième place avec sa Haas, une performance qui n’a pas manqué d’attirer l’attention sur le jeune Britannique. Nico Hulkenberg (Sauber) et Gabriel Bortoleto (Sauber) ont respectivement occupé la cinquième et sixième place, confirmant la progression de l’écurie suisse sur la fin de saison.

Chez Racing Bulls, Isack Hadjar a terminé septième, tandis que Charles Leclerc ne parvenait qu’à la huitième position avec sa Ferrari, à plus de quatre dixièmes du chrono de Norris. Une performance décevante pour la Scuderia qui espérait jouer un rôle de premier plan dans cette finale.

Verstappen et Red Bull en difficulté : le rythme inquiétant

La principale anomalie de ces essais libres est l’absence de performance habituelle de Red Bull Racing. Les 0,363 secondes de retard en FP2 sur Norris représentent l’un des plus grands écarts de la saison pour l’équipe championne du monde. Cette perte de rythme interroge tout le paddock à moins de 48 heures de la course décisive.

Les problèmes techniques identifiés

Dès la FP1, Max Verstappen a signalé des sensations inhabituelles à son ingénieur de piste. “Il y a quelque chose qui cloche avec la voiture, je perds du temps dans les virages rapides”, a-t-il commenté au micro de la radio de son équipe. L’analyse des données a révélé une instabilité à l’arrière plus importante que d’habitude, forçant l’équipe à modifier les réglages entre les deux séances.

Malgré ces ajustements, la situation ne s’est pas améliorée en FP2. L’écart s’est même creusé, et Verstappen a dû se contenter de commenter sobrement : “Nous savons ce que nous devons travailler, mais le temps nous manque”. Cette phrase résume l’urgence de la situation pour l’équipe autrichienne.

Une inquiétude partagée par l’équipe

Christian Horner, le directeur de Red Bull Racing, n’a pas caché sa préoccupation lors de la conférence de presse de vendredi soir. “Les temps sont ce qu’ils sont, nous ne pouvons pas les nier. Mais nous avons une nuit entière pour travailler et trouver les bonnes solutions”, a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que “McLaren semble être dans une autre catégorie ce week-end”.

L’absence de Piastri en FP1 a privé McLaren de comparaisons directes, mais les ingénieurs de Red Bull savent qu’ils doivent trouver au moins trois à quatre dixièmes pour espérer rivaliser dans les qualifications et la course. Une mission rendue plus complexe par la pression du titre et le contexte de la finale.

Le contexte du championnat : un titre à portée de main

Avant ce week-end décisif, Lando Norris compte 12 points d’avance sur Max Verstappen et 16 points sur son coéquipier Oscar Piastri. Cette configuration signifie qu’une troisième place suffirait au Britannique pour décrocher son premier titre mondial, quel que soit le résultat de ses rivaux.

Les différents scénarios possibles

Le règlement stipule que le champion du monde est celui qui totalise le plus de points à l’issue de la dernière course. Avec 11 victoires contre 9 pour Verstappen, Norris dispose également d’un avantage au départage en cas d’égalité de points. Les calculs sont donc simples : s’il monte sur le podium, le titre est à lui.

Voici les principaux scénarios de titre :

  1. Norris 3ème ou mieux : Il est champion du monde, quel que soit le résultat des autres
  2. Norris 4ème avec Verstappen 1er : Le Néerlandais remonte au classement et peut décrocher le titre
  3. Norris abandonne, Verstappen gagne : Retournement de situation total au profit du champion en titre
  4. Piastri gagne avec Norris hors podium : Le coéquipier pourrait théoriquement décrocher le titre, mais l’écart de 16 points rend ce scénario très improbable

La pression du favori

Malgré son avantage au classement et sa domination sur la piste, Lando Norris refuse de s’emballer. Après la FP2, il a confié : “D’Après les temps, tout se passe bien pour l’instant, mais je veux encore un peu plus de la voiture. Je ne suis pas complètement satisfait ni totalement confiant”. Cette prudence illustre l’état d’esprit d’un pilote conscient que la moindre erreur pourrait tout faire basculer.

Le Britannique a ajouté : “Nous sommes un peu en train d’essayer différentes choses et d’essayer de comprendre certaines choses avec la voiture, donc j’espère que nous pourrons en tirer davantage pendant la nuit”. Cette quête constante de perfection caractérise son approche méthodique d’un week-end où tout est en jeu.

Réactions et stratégies pour le reste du week-end

Le paddock était divisé entre l’admiration pour la performance de Norris et l’inquiétude pour Red Bull. Carlos Sainz, ancien coéquipier du Britannique chez McLaren, a confirmé : “Ce tracé est fait pour le pilotage de Norris. Je ne l’ai jamais battu ici”. Une déclaration qui en dit long sur l’adaptation du leader du championnat à ce circuit.

Les paroles du principal intéressé

Lando Norris a terminé sa journée sur une note prudente mais positive : “Ce n’était pas une mauvaise journée, c’est certain. C’était une journée positive. Mais nous savons toujours que les choses se resserrent beaucoup à l’approche des qualifications, donc il n’y a pas encore de quoi se réjouir”. Cet équilibre entre satisfaction et exigence est la marque des grands champions.

Le pilote McLaren a insisté sur le travail à venir : “Le destin est entre mes mains, mais rien n’est garanti. Nous devons rester concentrés et extraire le maximum de ce package”. Avec 11 victoires cette saison, il sait que la cohérence sera la clé du sacre final.

Le point de vue de Red Bull

De son côté, Max Verstappen a adopté un ton plus défaitiste que d’habitude : “Notre rythme de course est catastrophique”, a-t-il lâché après la FP2. Cette franchise inhabituelle traduit la frustration d’un pilote habitué à dominer et qui se retrouve à jouer les trouble-fête face à une McLaren en roue libre.

L’équipe autrichienne a annoncé travailler dur dans la nuit pour trouver une solution, mais la fenêtre de réglage est étroite. Les ingénieurs doivent non seulement résoudre les problèmes d’équilibre, mais aussi comprendre pourquoi la voiture perd autant de temps dans les secteurs rapides. Une tâche herculéenne à moins de 24 heures des qualifications.

Implications pour le championnat et perspectives de course

La domination de Lando Norris lors des essais libres du GP d’Abou Dhabi 2025 a fait l’effet d’une déclaration d’intention. Avec plus de trois dixièmes d’avance sur son principal rival, le Britannique a pris une option psychologique importante en plus de son avantage au classement. Le chemin vers son premier titre mondial semble se dégager.

Les enjeux des qualifications

Samedi, les qualifications prendront une importance capitale. Si Norris parvient à décrocher la pole position, la mission de Verstappen deviendra quasi impossible. Le Néerlandais devra non seulement battre son adversaire sur la piste, mais aussi compter sur un pépin mécanique ou une erreur de son rival pour espérer un 33e succès en Grand Prix et un quatrième titre consécutif.

La météo pourrait aussi jouer un rôle. Aucune indication de pluie n’a été donnée, mais Abu Dhabi peut réserver des surprises. Un changement de conditions météo bouleverserait les stratégies et pourrait offrir à Red Bull une chance de revenir dans la course.

Le scénario du dimanche

La course de dimanche s’annonce historique. Avec 58 tours au programme sur une piste où les dépassements sont possibles mais difficiles, la position sur la grille sera décisive. Norris pourra gérer sa course depuis l’avant, tandis que Verstappen devra prendre des risques pour remonter.

Oscar Piastri, troisième du championnat, n’a pas dit son dernier mot. Le champion en titre de F2 pourrait jouer un rôle crucial, soit en aidant son coéquipier, soit en profitant d’un duel entre ses rivaux pour créer la surprise. Sa position de onzième lors des essais libres suggère toutefois qu’il aura du travail à faire.

Lando Norris a parfaitement lancé son week-end de GP d’Abou Dhabi 2025. Sa domination lors des essais libres, associée à son avantage au championnat, le place dans la position idéale pour décrocher son premier titre mondial. Cependant, la prudence restera de mise jusqu’au drapeau à damiers dimanche.

Max Verstappen et Red Bull, bien que plus lents que prévu, ont les moyens de réagir. La nuit sera longue pour les ingénieurs autrichiens qui doivent trouver des solutions radicales pour espérer inverser la tendance. Le champion en titre n’a jamais été aussi menacé depuis 2021.

La scène est donc plantée pour une finale mémorable. Tout reste possible, mais les dés semblent actuellement pipés en faveur de Lando Norris. La Formule 1 pourrait assister dimanche à la consécration d’un nouveau champion, à moins que Red Bull ne trouve la performance magique qui a fait sa gloire ces dernières années. Une chose est certaine : chaque seconde comptera dans cette ultime bataille pour la couronne mondiale.

Questions fréquemment posées

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.