Christian Lundgaard a créé la sensation en remportant le Sonsio grand prix sur le circuit routier de l’Indianapolis Motor Speedway. Le pilote danois de 24 ans, au volant de la Arrow McLaren, a réalisé une passe extérieure audacieuse sur David Malukas dans le virage 4 à 18 tours de l’arrivée. Cette victoire, obtenue avec 4,6713 secondes d’avance sur un circuit de 2,439 miles comportant 14 virages, marque son deuxième succès en IndyCar Series et le premier avec son équipe actuelle.[1]
Ce triomphe intervient sur le même tracé où Lundgaard avait fait ses débuts en IndyCar en 2021. Il s’agit du 28e succès de McLaren en IndyCar et du 10e depuis son retour à temps plein en 2020. Malukas, chez Team Penske, signe son meilleur résultat depuis son arrivée dans l’équipe.

Un départ marqué par le chaos
Alex Palou, parti de la pole sur pneus primaires durs, a mené le peloton au drapeau vert. Mais un départ lent a provoqué des contacts à l’arrière, endommageant l’aileron de Rinus VeeKay. Dans le virage 1, une collision multiple a impliqué Pato O’Ward, heurté par Felix Rosenqvist, ainsi que Caio Collet et Scott Dixon, causant des dommages importants.
La nouvelle hiérarchie après l’incident plaçait Palou en tête, suivi de Malukas, Graham Rahal, Kyle Kirkwood et Romain Grosjean. Rosenqvist et VeeKay ont écopé de pénalités pour avoir pit-stop en pitlane fermée, avec un drive-thru pour Rosenqvist, jugé responsable.[2]
Les stands ont ouvert au tour 4, avec Collet, Dixon, O’Ward et Rosenqvist parmi les premiers à s’arrêter. Le restart au tour 5 s’est passé sans incident majeur, Palou conservant la tête.
Kirkwood a brillé en passant Malukas à l’intérieur du virage 1 au tour 7 pour grimper en seconde position. Scott McLaughlin a reçu une pénalité pour blocage, perdant trois places.
Palou menait Kirkwood de 2,2034 secondes après 10 tours. La course promettait d’être animée par ces incidents précoces.
Stratégies aux stands et neutralisations multiples
Dixon a adopté une stratégie off-sequence en pit-stop au tour 16, suivi de McLaughlin au tour 17 pour changer son aileron avant. O’Ward, Siegel, Hauger et Newgarden ont arrêté au tour 19.
Une neutralisation locale au tour 21 suite à l’arrêt d’Alexander Rossi sur la ligne droite a viré à pleine course jaune. Palou et Kirkwood ont pit-stop au tour 25, cédant la tête à Will Power, avec Malukas second.
Le restart au tour 27 a vu Power retenir Malukas, tandis que Lundgaard doublait Rahal. Un gros crash au tour 28 au virage 13 a impliqué Robb, un Arrow McLaren, Simpson et Rosenqvist, ce dernier abandonnant après avoir pris l’air.
Power a pit-stop au tour 31, passant la tête à Malukas. Rasmussen a tenté un retour au tour 32, sans succès.
Malukas a creusé l’écart à 1,1 seconde sur Lundgaard au tour 39. Les arrêts ont continué, Rahal et Newgarden optant pour des pneus alternatifs usagés au tour 47.
Le duel final et la passe décisive
Malukas a pit-stop au tour 48 avec un souci moteur présumé, mais a repris avec des alternatifs usagés. Lundgaard a suivi au tour 49. Power a repris la tête temporairement.
Au tour 59, Power pit-stop et écope d’une pénalité pour sortie de stands incorrecte. Palou et Foster ont arrêté peu après.
Avec 20 tours restants, Malukas pit-stop pour des pneus neufs, ressortant devant Lundgaard de 1,3 seconde. Mais Lundgaard a fermé le gap au virage 14 et attaqué à l’extérieur dans le virage 2.
Ils ont roulé côte à côte jusqu’au virage 4, où Lundgaard a pris la tête avec 18 tours à faire. Son avance a grandi à 2,5 secondes avec 13 tours, puis 3,4 à six tours de l’arrivée.[2]
Un incident avec Mick Schumacher et Santino Ferrucci à trois tours a donné un drive-thru à Schumacher. Lundgaard a filé vers une victoire confortable.
Cette passe reste un moment iconique, rappelant la vitesse de Lundgaard sur ce circuit.
Résultats finaux du top 10
Voici le classement final du Sonsio grand prix :
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- Christian Lundgaard (Arrow McLaren)
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- David Malukas (Team Penske)
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- Graham Rahal (Rahal Letterman Lanigan Racing)
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- Josef Newgarden (Team Penske)
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- Alex Palou (Chip Ganassi Racing)
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- Scott Dixon (Chip Ganassi Racing)
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- Louis Foster (Rahal Letterman Lanigan Racing)
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- Dennis Hauger (Dale Coyne Racing)
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- Kyle Kirkwood (Andretti Global)
Cette hiérarchie reflète les stratégies gagnantes et la résilience face au chaos. Pour les résultats complets, consultez le site officiel d’IndyCar.
Rahal signe un podium solide pour Honda. Les rookies comme Hauger impressionnent.
Réactions et contexte pour Lundgaard
« Très heureux. Je ne m’attendais vraiment pas à ça aujourd’hui. J’espérais, c’était une longue attente pour cette victoire, surtout ici. J’ai toujours été rapide sur ce circuit, mais déception après déception. Maintenant on y est ! » a déclaré Lundgaard.[1][4]
David Malukas : « Nous étions très forts dans les stints du milieu, mais peut-être un mauvais choix sur les réglages d’aileron à la fin. C’est un super résultat malgré tout. »
Après sa déception à Barber où une erreur tardive aux stands l’a privé de la victoire, et la pause qui a uni l’équipe, cette victoire libère Lundgaard. Pour plus de détails chaotiques, voir ce récit complet.
Ce succès arrive au bon moment avant les 500 Miles. Il booste McLaren dans le championnat.
Lundgaard met fin à une disette de 47 courses. Malukas confirme son potentiel chez Penske.
Cette course chaotique souligne l’importance des stratégies et de la chance à Indy. Avec les essais des 500 Miles dès mardi, le Mois de mai s’annonce intense pour les pilotes. Lundgaard, désormais libéré, pourrait viser plus haut dans le championnat NTT IndyCar Series. Pour Rahal et les autres, ces points sont cruciaux dans la course au titre.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.