Christian Horner, ancien patron de Red Bull Racing, s’est exprimé pour la première fois publiquement depuis son départ l’été dernier. Lors du European Motor Show à Dublin, le Britannique de 52 ans a confié avoir « des affaires inachevées » en Formule 1. Il ne envisage un retour que pour un projet compétitif, capable de remporter des titres.[1][2]
Ses propos interviennent alors que les rumeurs l’associent fortement à Alpine, où il pourrait acquérir une participation minoritaire. Libre de s’engager chez un rival de Red Bull à partir du printemps 2026, Horner explore activement les opportunités. Cette annonce relance le suspense pour la grille F1 avant la nouvelle ère réglementaire.

Le parcours triomphal de Christian Horner chez Red Bull
Christian Horner a rejoint Red Bull en 2005, à seulement 31 ans, marquant le début d’une ère dorée. Sous sa direction, l’équipe a conquis deux périodes de domination absolue en Formule 1.
Les succès sont impressionnants : huit titres pilotes, dont quatre pour Sebastian Vettel et quatre pour Max Verstappen, ainsi que six championnats constructeurs. Ces victoires ont été obtenues grâce à une gestion audacieuse, des recrutements stratégiques et une culture de la performance.[1]
Horner a bâti une équipe solide, collaborant avec des pilotes légendaires et des ingénieurs de talent. Parmi les moments forts, citons les doublés constructeurs-pilotes en 2010-2013 avec Vettel, puis la renaissance en 2021-2023 sous Verstappen.
Son leadership a aussi attiré des partenaires majeurs, comme Honda puis Ford pour les moteurs. Après 21 ans, Red Bull représentait plus qu’une équipe : un empire qu’il a façonné.
Le départ tumultueux de Red Bull
En juillet 2025, Horner a été écarté suite à une chute de performance et des luttes internes. La direction autrichienne de Red Bull a opté pour Laurent Mekies, ex-patron de Racing Bulls, dans un contexte politique tendu.
Ce limogeage a surpris, après tant de succès. Horner a perçu la fin comme abrupte, loin de ses attentes. La saison 2025 avait été difficile pour Red Bull, avec des rivaux comme McLaren et Ferrari plus affûtés.
Malgré cela, son bilan reste exceptionnel. Le départ a ouvert la porte à des spéculations immédiates sur son avenir. Comme nous l’évoquions dans notre analyse de la crise chez Red Bull, cette décision marque la fin d’une ère.
Conditions d’un retour en F1
Horner est clair : il ne reviendra pas pour n’importe quoi. « Je ne reviendrai que pour quelque chose qui peut gagner », a-t-il déclaré. Il refuse un rôle de simple employé, préférant un partenariat avec equity.[1]
Il avoue manquer du sport, des gens et de l’équipe qu’il a construite. « J’ai eu 21 années incroyables en F1, gagné beaucoup de courses et de championnats », ajoute-t-il. Pas pressé, il attend la bonne opportunité.
Depuis son départ le 8 juillet, il a visité toutes les équipes, du fond à la tête de grille. Les rumeurs avec Alpine, Aston Martin ou Ferrari le flattent, mais rien n’est acté avant le printemps.
Son approche est pragmatique : travailler avec des gens motivés par la victoire. Cela exclut les projets instables.
Alpine, la destination privilégiée
Alpine émerge comme la meilleure option. Otro Capital, actionnaire minoritaire à 24 %, cherche à vendre sa part et a contacté Horner. Flavio Briatore a confirmé cet intérêt dans cette déclaration.
Alpine a même publié un communiqué clarifiant que Horner fait partie d’un groupe d’investisseurs intéressés. L’équipe d’Enstone traverse des difficultés, rendant une injection de capitaux bienvenue avant 2026.[3]
Comme détaillé dans notre article dédié, Horner viserait cette participation pour influencer la stratégie. Avec son expérience, il pourrait relancer Alpine, enlisée en milieu de grille.
Les négociations avancent, potentiellement rapides. Un retour en 2026 via Alpine boosterait l’équipe française.
Rumeurs sur d’autres équipes
Les liens avec Aston Martin ont été démentis par Lawrence Stroll lui-même. Ferrari et d’autres ont été évoqués, mais rien de concret. Horner a sillonné la paddock, testant l’appétit pour son retour.
Pour Aston Martin, notre couverture des rumeurs de recrutement soulignait les enjeux. Mais Stroll a fermé la porte.
Horner reste ouvert, priorisant la compétitivité. Le marché des directeurs d’équipe est agité avant 2026.
Perspectives pour la saison 2026
La nouvelle réglementation 2026, avec moteurs hybrides durables, redessinera la F1. Horner, libre dès le printemps, pourrait atterrir chez Alpine pour influencer le développement.
Son retour injecterait de l’expérience et des fonds. Red Bull, sans lui, poursuit avec Mekies et Ford. Verstappen reste fidèle, mais l’équilibre des forces évolue.
Alpine, avec Doohan, Gasly et Colapinto, a besoin d’un leader fort. Un Horner impliqué changerait la donne.
En conclusion, Christian Horner n’a pas dit son dernier mot en F1. Son come-back, probablement via Alpine, promet du spectacle pour 2026. Les fans attendent de voir si ce projet victorieux se concrétisera, ravivant la rivalité avec ses anciens protégés. La grille s’annonce plus excitante que jamais.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.