Le parcours tumultueux de Christian Horner après Red Bull
Christian Horner a dirigé Red Bull pendant plus de 20 ans, remportant sept titres constructeurs et six pilotes, dont plusieurs doublés avec Max Verstappen. Son limogeage en juillet 2025 a marqué la fin d’une ère, suite à des enquêtes internes sur des allégations de comportement inapproprié, qu’il a toujours niées. L’équipe a ensuite rebondi sous Laurent Mekies, frôlant le titre pilotes en 2025.
Comme nous l’expliquions dans notre article sur le licenciement de Christian Horner chez Red Bull, ce départ a provoqué un séisme au sein de l’écurie autrichienne, avec des départs comme celui d’Adrian Newey vers Aston Martin. Horner, connu pour son charisme et sa stratégie, n’a pas perdu de temps pour explorer de nouvelles opportunités.
Les rumeurs l’ont successivement lié à Haas et Aston Martin. Chez Haas, les pourparlers ont avancé mais se sont arrêtés net. Lawrence Stroll a personnellement mis fin aux spéculations chez Aston Martin lors d’un discours en usine, comme détaillé dans notre analyse sur pourquoi Horner ne rejoindra pas Aston Martin.
Son objectif clair : acquérir des actions pour avoir un contrôle significatif, évitant ainsi un rôle subalterne. Cette approche a refroidi les autres équipes, mais colle parfaitement au modèle d’Alpine.
Red Bull a stabilisé sa situation en 2025, mais les défis pour 2026 persistent avec les nouvelles réglementations. Horner, en contact régulier avec Verstappen, pourrait bien influencer le marché des pilotes.
Les déclarations cash de Flavio Briatore
Lors de la présentation de la livrée A526, Briatore n’a pas éludé la question. « Otro veut vendre sa participation dans Alpine. Il y a plusieurs groupes intéressés pour acheter les 24 % d’Otro. On ne sait pas encore », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Le moment où quelqu’un achète 24 % d’Otro, on garde encore 74-75 % et on discute. Mais pour le moment, c’est la situation. »[1]
L’Italien, patron de facto d’Alpine malgré le titre officiel de Steve Nielsen comme directeur général, connaît Horner depuis longtemps. « Je connais Christian depuis de nombreuses années, je lui parle quand même, mais ça n’a rien à voir avec moi », a-t-il précisé. Il a insisté sur le processus : d’abord racheter à Otro, puis obtenir l’approbation de Renault.
Briatore s’est distancié : « Il négocie avec Otro, pas avec nous. » Cette position neutre reflète sa prudence, alors qu’Alpine restructure après une saison 2025 catastrophique, finissant dernière au championnat avec seulement 22 points.
Ses mots confirment l’intérêt sans l’endosser, laissant la porte ouverte à d’autres acheteurs. Plusieurs groupes sont en lice, Horner en faisant partie potentiellement via un consortium.
Alpine a ensuite publié un communiqué : ce n’est « un secret pour personne » qu’Otro explore une vente, avec des discussions menées directement avec les actionnaires, pas l’équipe.[2]
La structure actionnariale d’Alpine et l’attrait de la part Otro
Renault détient environ 76 % d’Alpine, tandis qu’Otro Capital et ses investisseurs célèbres – Ryan Reynolds, Michael B. Jordan – possèdent 24 %, acquis pour 200 millions d’euros en 2023. Cette valorisation a depuis explosé avec la croissance de la F1.
- Investisseurs Otro : Groupe mené par Otro Capital, incluant des stars hollywoodiennes pour booster la visibilité.
- Valeur actuelle : Les équipes F1 valent des milliards ; Alpine est estimée à 2,45 milliards de dollars par Forbes.
- Processus de vente : Otro en pourparlers préliminaires ; acheteur doit être approuvé par Renault.
Pour plus de détails sur cette acquisition, consultez l’article original de Motorsport.com.
Cette part minoritaire attire car elle permet un pied dans la porte sans menacer le contrôle Renault. Horner vise précisément cela, proche de son Oxfordshire natal.
Alpine bénéficie de moteurs Mercedes pour 2026, après rupture avec Renault. Cette transition, pilotée par Briatore, vise la compétitivité.
Pourquoi Alpine séduit Horner et les implications pour 2026
Horner veut des parts pour influencer stratégiquement, contrairement aux rôles salariés refusés ailleurs. Alpine, en pleine restructuration, offre cette opportunité sans céder la majorité.
La proximité géographique – Enstone près d’Oxford – est un plus. La BBC confirme cet intérêt au sein d’un consortium.[2]
Pour 2026, nouvelles règles : moteurs V6 hybrides 50/50, aéro active potentielle. Alpine dévoile sa livrée A526, masquant des détails techniques après le fiasco 2025.
- Objectifs : Grimper au classement avec Gasly et un coéquipier à confirmer (Tsunoda ?).
- Restructuration : Briatore en patron, Nielsen officiel ; focus Mercedes.
- Risques : Approbation Renault ; concurrence d’autres investisseurs.
Si Horner entre, cela pourrait booster Alpine, mais dépend de Renault. Sky Sports note des talks avancés.[3]
Cette affaire illustre la flambée des valorisations F1, attirant investisseurs. Red Bull suit de près, vu les liens Horner-Verstappen.
L’arrivée potentielle de Horner dynamiserait Enstone, mais reste conditionnelle. Renault tranchera après achat Otro.
En conclusion, l’intérêt de Horner pour Alpine marque un tournant possible pour l’ex-patron Red Bull. Alors qu’Alpine prépare 2026 avec ambition, cette opération pourrait redessiner le paysage managérial F1. Reste à voir si Renault validera, promettant un hiver animé avant les tests. Qu’en pensez-vous pour la grille 2026 ?
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.