Alex Palou et Chip Ganassi honorés avec leurs Baby Borg

Après une longue attente, Alex Palou, vainqueur de la 109e édition des 500 miles d’Indianapolis en mai dernier, et son écurie Chip Ganassi Racing ont enfin reçu leurs trophées « Baby Borg » lors d’une cérémonie émouvante organisée mardi soir au Phoenix Raceway. Ces miniatures de 20 pouces du mythique trophée Borg-Warner, personnalisées avec le nom du pilote, celui de l’équipe, la vitesse moyenne et une likeness en argent sterling sculptée, marquent l’apogée d’une saison historique pour l’Espagnol.[1]

Palou, pilote de la Honda n°10 de Chip Ganassi Racing, a déjà connu de nombreuses célébrations depuis sa victoire, y compris un voyage du grand trophée en Espagne. Mais recevoir ce Baby Borg personnel rend la réalité de son exploit encore plus tangible. Découvrez plus sur les performances mémorables de Palou en 2025, dont cette victoire historique.

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La cérémonie au Phoenix Raceway, un lieu chargé d’histoire

Le choix du Phoenix Raceway pour cette remise n’est pas anodin. C’est sur ce circuit que Chip Ganassi a fait ses débuts en IndyCar en 1982, partant 11e mais abandonnant après 147 tours sur problème mécanique. Recevoir son septième Baby Borg ici, plus de 40 ans plus tard, évoque pour lui des souvenirs intenses. « C’était le premier endroit où j’ai piloté une IndyCar », a-t-il déclaré, se remémorant la peur face à 750 chevaux et des légendes comme Gordon Johncock ou A.J. Foyt.[1]

Ganassi a insisté sur l’effort collectif derrière ces trophées. Des ingénieurs aux comptables, en passant par les stratèges et les monteurs de pneus, tous ont leur empreinte. « C’est un témoignage des gens de l’équipe et des pilotes que nous avons rassemblés », a-t-il ajouté. Cette septième distinction le place comme le deuxième propriétaire le plus titré en IndyCar, derrière Roger Penske (20).[2]

La cérémonie s’est déroulée en marge du test Unser IndyCar Open, ajoutant une note festive à la préparation de la saison 2026. Palou et Ganassi ont posé avec leurs trophées, symboles d’une domination partagée. Ce moment renforce les liens au sein de l’équipe Ganassi, toujours au sommet.

Pour Ganassi, ce retour sur le lieu de ses débuts pilote boucle une boucle personnelle. Parti effrayé à 170 mph dans le virage 1, il récolte aujourd’hui les fruits d’une carrière de propriétaire prolifique. L’article complet sur Motorsport.com détaille cette émotion.

L’événement a aussi rappelé la tradition du Baby Borg, remis traditionnellement des mois après la course pour permettre la sculpture. Chez BorgWarner, cette remise est un rituel sacré.[3]

Les réactions d’Alex Palou : un Indy 500 qui change tout

Pour Palou, 28 ans, c’est le premier Baby Borg, après quatre titres IndyCar en cinq ans (dont les trois derniers). « C’est un de ces moments qui vous font réaliser que vous avez gagné les 500 miles », a-t-il confié à Motorsport.com. Contrairement aux championnats, où la pression monte progressivement, l’Indy 500 est un switch instantané : zéro émotion pendant la course, explosion après.[1]

Il compare : « Vous vous réveillez ce jour-là sans savoir si vous finirez 33e ou 1er. Même au dernier tour, vous êtes concentré sur l’arrière. Soudain, tout bascule. » Avoir ce trophée chez lui, visible quotidiennement, contrairement à l’anneau ou la grande coupe, rend l’exploit permanent.

Palou a déjà vu sa likeness sur le grand trophée en novembre 2025, un autre moment fort. Mais le Baby Borg est personnel, à garder. Quadruple champion, il souligne la différence : les titres se construisent, l’Indy 500 frappe comme la foudre.

Cette victoire, premier ovale majeur pour lui, s’ajoute à une saison dominante. Comme souligné dans notre rétrospective sur sa saison historique, Palou incarne la perfection en IndyCar.

La cérémonie renforce sa motivation pour 2026, où il défendra son titre face à une concurrence revigorée.

Chip Ganassi : sept Baby Borg et une legacy inégalée

Chip Ganassi collectionne son septième Baby Borg, après Emerson Fittipaldi (1989), Juan Pablo Montoya (2000), Scott Dixon (2008), Dario Franchitti (2010, 2012), Marcus Ericsson (2022) et maintenant Palou (2025). Seul Penske le dépasse.

« Quand je regarde en arrière, c’est surréaliste », dit-il. Il rend hommage à l’équipe entière : « Des ingénieurs aux assurances, tous contribuent. » Cette victoire 2025 avec Palou s’inscrit dans une dynastie Ganassi.

Ses pilotes ont marqué l’histoire, de Montoya’s comeback à Franchitti’s back-to-back. Palou, premier Espagnol sur le trophée, perpétue cela.

Voici la liste des vainqueurs Ganassi aux Indy 500 :

  • 1989 : Emerson Fittipaldi
  • 2000 : Juan Pablo Montoya
  • 2008 : Scott Dixon
  • 2010 : Dario Franchitti
  • 2012 : Dario Franchitti
  • 2022 : Marcus Ericsson
  • 2025 : Alex Palou

Ganassi, passé pilote à propriétaire, symbolise la longévité. RACER.com rapporte plus sur la remise.[2]

Le Baby Borg : symbole ultime de l’Indy 500

Le Baby Borg, miniature du Borg-Warner Trophy depuis 1936, est remis au pilote et propriétaire victorieux. Sculpté par William Behrends, il inclut tous les détails du grand modèle.

Pour Palou, dévoilé en novembre, c’est immortel. Traditionnellement remis tôt l’année suivante, il attend les tests 2026.

Cette distinction sépare l’Indy 500 : unique, imprévisible. BorgWarner en fait un événement spécial, comme à Phoenix cette année.[3]

Avec Palou et Ganassi, 2025 entre dans la légende.

Cette remise marque la fin des célébrations 2025, mais ouvre la saison 2026. Palou, champion en titre, vise la passe de quatre aux Indy 500 ? Ganassi reste favori. Les tests à Phoenix et Sebring montrent une équipe affûtée. L’IndyCar s’annonce passionnante, avec Palou en roue motrice. Qu’attendre de cette dynastie Ganassi face à Penske et Andretti ?

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.