Yazeed al-Rajhi, vainqueur surprise du Dakar 2025, a vécu un coup d’arrêt brutal ce mercredi lors de la quatrième étape du Dakar 2026. Le pilote saoudien, au volant d’une Toyota, a été forcé d’abandonner à cause de problèmes mécaniques au kilomètre 234 d’une spéciale de 452 kilomètres. Déjà distancé au général en 19e position, il ne pourra pas viser un doublé historique sur ses terres.
Cette nouvelle marque la fin prématurée d’une défense de titre qui s’annonçait difficile dès les premiers jours. Al-Rajhi, héros national après son triomphe l’an dernier, laisse derrière lui une course marquée par des péripéties qui l’avaient relégué à plus d’une demi-heure des leaders.

La victoire inoubliable de 2025
Yazeed al-Rajhi avait créé la surprise en remportant le Dakar 2025 en catégorie autos, sa première victoire dans l’épreuve mythique. Parti outsider, le Saoudien avait su profiter des abandons et erreurs de ses rivaux pour s’imposer avec une Toyota parfaitement préparée. Cette performance avait propulsé le pilote au rang de star locale, renforçant l’engouement pour le rallye-raid en Arabie saoudite.
Son succès n’était pas le fruit du hasard. Al-Rajhi, expérimenté avec plusieurs podiums au compteur, avait démontré une navigation exemplaire et une gestion mécanique irréprochable tout au long des 12 étapes. L’Équipe avait salué cette victoire comme un tournant pour les pilotes du Moyen-Orient.
La Toyota de l’équipe Overdrive avait été un atout majeur, prouvant la fiabilité du constructeur japonais dans les dunes impitoyables du désert saoudien. Al-Rajhi avait dédié son triomphe à son pays hôte, promettant de défendre son titre avec la même détermination.
Ce doublé espéré s’est cependant envolé rapidement en 2026, transformant un rêve en déception.
Un prologue difficile pour le tenant du titre
Dès la première étape du Dakar 2026, Yazeed al-Rajhi a trébuché. Une erreur de navigation lui a fait manquer un point de passage, doublée d’un léger excès de vitesse qui lui a valu une pénalité de 16 minutes. Au total, une demi-heure de retard sur les leaders, un écart insurmontable dans une course aussi impitoyable.
Selon Motorsport.com, cette mésaventure a marqué un départ en fanfare raté pour le champion en titre. Al-Rajhi, habitué aux specials techniques, n’a pas pu rattraper son handicap lors des étapes suivantes, se contentant d’une progression laborieuse.
Malgré tout, il avait su limiter les dégâts pour pointer en 19e place au général après la troisième étape, toujours à 30 minutes du commandement. Les posts sur X confirmaient une frustration palpable dans le paddock, avec des observateurs regrettant la malchance du Saoudien.
Cette position intermédiaire laissait encore une marge de manœuvre, mais le sort en a décidé autrement avec l’étape marathon du jour.
L’abandon en pleine spéciale marathon
La quatrième étape, une épreuve marathon sans assistance à la fin de la journée, s’est avérée fatale. Au km 234 sur 452, les soucis mécaniques ont eu raison de la Toyota d’Al-Rajhi. Sans possibilité d’intervention extérieure immédiate, l’équipe a préféré jeté l’éponge pour éviter d’aggraver les dégâts.
Ce format exigeant, typique du Dakar, met les pilotes à rude épreuve, forçant une gestion minutieuse des ressources. Al-Rajhi, déjà sous pression, n’a pas pu poursuivre, confirmant les rumeurs d’abandon relayées par l’organisation ASO.
- Kilométrage critique : 234 km sur 452, en plein cœur des dunes.
- Cause principale : Problèmes mécaniques non précisés, potentiellement liés à l’absence d’assistance.
- Position avant abandon : 19e au général, à 30 minutes des leaders.
- Conséquence : Fin définitive pour le pilote Toyota.
Des observateurs sur X, comme Jesús Muñoz, ont exprimé leur déception : “Mala suerte pour le gagnant de l’année passée.”
Conséquences pour Toyota et le général
L’abandon d’Al-Rajhi prive Toyota d’un de ses atouts majeurs dans la bagarre pour le podium. L’équipe japonaise, dominante ces dernières années, devra compter sur d’autres pilotes pour contrer les menaces de Prodrive ou d’autres constructeurs.
Au général, cela ouvre la voie aux poursuivants. Les leaders, épargnés jusqu’ici, pourraient consolider leur avance dans les étapes à venir, avec des specials plus techniques prévues.
Historiquement, les abandons en début de Dakar reshufflent souvent les cartes, comme en 2024 avec les sorties précoces de favoris. Pour 2026, cela renforce l’incertitude autour du titre.
Toyota perd un leader charismatique, mais l’expérience acquise pourrait profiter aux coéquipiers dans la seconde moitié du rallye.
Yazeed al-Rajhi quitte le Dakar 2026 la tête haute, après une victoire mémorable en 2025 qui restera gravée dans les annales. Son abandon souligne la dureté impitoyable de l’épreuve, où la mécanique et la chance jouent un rôle primordial. Reste à voir si Toyota saura rebondir et quels pilotes sauront saisir cette opportunité pour viser la victoire finale.
Ce revers n’entame pas le statut de légende naissante d’Al-Rajhi auprès des fans saoudiens, impatients de le revoir sur les pistes l’an prochain. Le Dakar 2026 continue de livrer son lot d’émotions, rappelant que rien n’est acquis dans le désert.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.