Yamaha a connu un test de pré-saison difficile à Sepang avec son nouveau moteur V4 en MotoGP. L’équipe japonaise a terminé dernière des cinq constructeurs, avec plus d’une seconde de retard sur le meilleur temps absolu. Ce week-end malaisien a mis en lumière les faiblesses du nouveau prototype M1, malgré des essais wildcard encourageants fin 2025.[1]
Fabio Quartararo a aggravé les choses en se blessant au doigt dès la première journée, l’obligeant à rentrer en Europe. Yamaha a ensuite suspendu ses essais pour des raisons de sécurité liées au moteur. Massimo Meregalli, manager sportif, a toutefois nuancé : le châssis est compétitif, c’est la puissance qui manque.[2]

Un test de pré-saison compliqué pour Yamaha
Le test officiel de Sepang marquait les débuts en piste du nouveau M1 V4 pour la dernière année du règlement actuel. Yamaha avait déjà roulé en wildcard fin 2025, mais en mode sécurisé avec Augusto Fernandez. À Sepang, les limitations étaient encore présentes.
La première journée a été marquée par la chute de Quartararo, qui s’est fracturé un doigt et a dû abandonner. Toprak Razgatlioglu, rookie chez Pramac, a aussi rencontré des soucis moteur. L’équipe a bouclé son programme malgré tout, grâce aux kilomètres accumulés lors du shakedown précédent en tant que groupe D.
Malgré le retour en piste le dernier jour, Yamaha restait en retrait. Alex Marquez (Ducati) a signé le meilleur temps global en 1’56.402, tandis que les Yamaha accusaient un écart significatif.[3]
Le prototype V4 a atteint une vitesse maximale de 329,2 km/h, soit plus de 12 km/h de moins que la KTM la plus rapide. Cela confirme le déficit en ligne droite.[4]
Yamaha a complété la plupart de ses objectifs sur châssis, bras oscillant et aéro. Les réglages fins sont reportés à Buriram.
La blessure de Fabio Quartararo et ses conséquences
Dès l’ouverture des hostilités, Quartararo s’est crashé et fracturé un doigt, forçant son retrait. Il est rentré pour des examens médicaux en Espagne. Cela a limité les données pour l’équipe usine.
Razgatlioglu a poursuivi, mais a aussi subi une panne moteur. Ces incidents ont révélé des faiblesses précoces du V4. Pour plus de détails sur la chute et la fracture de Quartararo, lisez cet article dédié.
Malgré l’absence de son leader, Yamaha a collecté des infos utiles. Le pilote Pramac a roulé, aidant à valider le châssis.
Cette mésaventure rappelle les risques des nouveaux prototypes. Quartararo testera le V4 à Misano plus tard.
Suspension des essais pour motifs de sécurité
Le mercredi, Yamaha a garé ses motos toute la journée pour enquêter sur les soucis moteurs affectant les deux M1 V4. Une décision prudente pour éviter d’autres incidents.
Les ingénieurs ont identifié le problème overnight, permettant un retour timide le jeudi. Cela n’a pas suffi pour rattraper le retard.
Cette pause souligne la nouveauté du projet V4, switché après des années en inline-4. Yamaha travaille sur une évolution pour booster la vitesse de pointe.
Châssis performant, moteur en déficit
Massimo Meregalli est clair : « L領域 à améliorer en priorité est la puissance, car la moto est pilotable et l’équilibre est bon. La moto en soi ne performe pas mal. »[1]
Gino Borsoi, de Pramac, confirme : « D’un point de vue châssis, la moto est compétitive et fonctionne bien. Il manque clairement de vitesse de pointe, mais Yamaha y travaille déjà. »
- Points forts : équilibre, maniabilité, compétitivité châssis.
- Faiblesses : puissance moteur, top speed.
- Classement constructeurs : Yamaha dernière des 5, >1s d’écart.
Le V4 reste en retrait par rapport aux rivales comme Ducati ou Aprilia.
Contraintes logistiques et gestion des ressources
Avec tout de neuf, Yamaha manquait de pièces de rechange. « Nous savions que nous devions gérer Sepang et Buriram avec le même matériel », explique Meregalli.
Le kilométrage était calculé précisément pour les deux tests. Le shakedown a aidé à accumuler des données.
Malgré cela, le programme a été largement rempli. Les priorités étaient châssis et aéro.
Perspectives pour les prochains tests
Yamaha développe une spec moteur upgradée pour améliorer les performances en ligne droite. La date d’introduction reste incertaine.
Buriram sera clé pour affiner les réglages. Le team espère progresser avant le début de saison.
Pour une analyse des difficultés persistantes du V4, consultez ce billet approfondi.
Ce test pose des questions sur la compétitivité Yamaha en 2026. Mais avec un châssis solide et des travaux en cours, Iwata peut rebondir. L’enjeu est majeur pour retenir Quartararo et attirer les talents face à Ducati dominant. Source Autosport.[1]
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.