Elfyn Evans a saisi la tête du Rallye Suède WRC 2026 à l’issue de la boucle matinale du vendredi, à mi-parcours de la première journée complète. Le Gallois mène un triplé Toyota devant Takamoto Katsuta (+14,5 s) et Sami Pajari (+23,3 s), tandis qu’Esapekka Lappi complète le top 4 à +34,9 s. Oliver Solberg, leader après la super spéciale de jeudi soir, a connu une matinée agitée et pointe désormais 5e à +36,3 s.[1][2]
Après trois épreuves enneigées, Evans a brillé avec deux scratches, profitant des mésaventures de ses rivaux. Les conditions hivernales ont testé les équipages, avec de la poudreuse et des bancs de neige piégeant plusieurs pilotes. Quatre épreuves supplémentaires attendent les concurrents cet après-midi pour clore la journée.

La domination implacable de Toyota
Toyota Gazoo Racing domine outrageusement les débats avec ses trois GR Yaris Rally1 en tête. Evans a remporté l’ES2 et l’ES3, creusant l’écart sur Katsuta de 11,5 s avant de l’étendre à 14,5 s dans l’ES4 Bäck (11,53 km). Le Japonais, bénéficiant d’une bonne position sur la route, vise la seconde boucle : « La prochaine boucle sera la nôtre », a-t-il déclaré.
Sami Pajari suit en troisième position, mais le Finlandais regrette une approche trop conservatrice le matin. « J’ai l’impression de bien piloter, mais nous avons perdu plus de temps que prévu », confie-t-il après l’ES4.[1] Malgré cela, sa position devrait l’avantager l’après-midi face à la dégradation des surfaces.
Le team principal Toyota peut se féliciter de cette matinée parfaite, sans incident majeur pour ses leaders. Evans, second au Monte-Carlo où Solberg avait créé la sensation en tête, confirme sa forme hivernale.
Cette suprématie Toyota met la pression sur les concurrents, avec un écart déjà significatif au service de midi.
L’échappée chanceuse de Solberg
Oliver Solberg, championnat leader après sa victoire à Monte-Carlo malgré les conditions hivernales, a commencé fort avec la super spéciale jeudi. Mais un calage en ES2 l’a relégué à 5,6 s d’Evans.
Pire encore en ES3 Andersvattnet : une sortie dans un banc de neige, un pneu avant gauche crevé et un autre dérapage ont coûté 31,9 s au Suédois. « Je suis sorti de la route. Il y avait tellement de neige un peu partout. Je suis vraiment très chanceux, ce n’est pas bon », a-t-il expliqué.[3]
Solberg s’est repris en remportant l’ES4 de 1,2 s devant Evans (6:40,7 contre 6:41,9), grimpant en 5e à 0,1 s d’Adrien Fourmaux. « Ça allait, mais c’était vraiment glissant avec de la poudreuse partout », note-t-il.[1]
Malgré ces péripéties, sa vitesse pure reste impressionnante, et sa position sur la route l’avait handicapé en ouvreur.
Les déboires chez Hyundai et M-Sport
Chez Hyundai, Esapekka Lappi mène la charge en 4e, premier retour depuis le Chili 2024. Mais le Finlandais manque de grip : « La voiture gère bien, mais on n’avance pas où on veut. Voyons au service. »[3]
Adrien Fourmaux suit en 6e, frustré : « Les sensations ne sont pas optimales et je fais de mon mieux avec ce que j’ai. » Thierry Neuville, champion 2024, a touché un banc de neige en ES3, embuant son pare-brise (perte de 1 min 20 s), et pointe 7e à 1 min 37,4 s. « Je lutte encore pour l’équilibre, c’est perturbant », avoue-t-il.[1]
M-Sport Ford a vécu un cauchemar avec des erreurs de pressions de pneus. Jon Armstrong 8e, Josh McErlean 9e après double crevaison arrière, Martins Sesks pénalisé de 7 min par doubles crevaisons. « On a peut-être fait une erreur sur les pneus, ça nous coûte cher », admet Richard Millener.
Lorenzo Bertelli a aussi perdu du temps avec une délamination de pneu endommageant son frein.
Perspectives pour la seconde boucle
L’après-midi reprendra les mêmes épreuves, avec des conditions potentiellement plus sales pour les leaders. Katsuta et Pajari, en bonne position routière, pourraient progresser.
Solberg, motivé à domicile, cherchera à remonter sans risquer. Evans, serein, vise à consolider : « C’était une bonne spéciale, même si pas notre meilleur. »[1]
Les enjeux sont élevés en ce début de saison hivernale. Consultez les chronos détaillés sur Rallye-Sport.
Cette matinée a redistribué les cartes, Toyota en force mais les surprises toujours possibles sur la neige suédoise. Evans porte le n°33 en leader provisoire, mais le championnat reste ouvert après Monte-Carlo. L’après-midi dictera les tendances avant samedi et dimanche. Une performance solide ici propulserait Evans au sommet du classement pilotes.
Questions fréquemment posées
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.